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Idées de business 

 

Services à la personne : les clés de la réussite

Florence Brunel | LEntreprise.com | Mis en ligne le 02/07/2007
 
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Selon Pierre Debons, « l’agrément simple ou qualité n’est pas difficile à obtenir. En revanche le conserver nécessite de suivre un cahier des charges lourd sur une cinquantaine de points (accueil du public, contrats de travail…) Il est possible de démarrer avec l’agrément simple puis d’évoluer vers l’agrément qualité… pour élargir son public ou développer ses prestations. Par exemple : l’agrément simple suffit pour proposer des services ménagers aux personnes âgées, puis l’agrément qualité vous permettrait de proposer des services d’assistance à ce même public. »

« Se faire agréer est très important, affirme Alain Bosetti, président du Salon des services à la personne, dont le premier aura lieu du 29 novembre au 1er décembre 2007. C’est un label qui sert à rassurer les clients. Il ne faut pas oublier qu’on est dans un marché de cow-boys, constitué de personnes compétentes et d’aventuriers qui flairent la bonne affaire pour s’y engouffrer. L’agrément permet de se distinguer de cette dernière catégorie ! »

4. Jouer la carte de la qualité

Le bouche à oreille est prépondérant pour les services à la personne. Une bonne réputation met du temps à se construire et peut voler en éclat très rapidement si les clients ne sont pas satisfaits. C’est bien connu, on parle plus longtemps de ce qui nous a déçu.

Quand un particulier passe par une entreprise, le taux d’exigence est maximum. La qualité doit être supérieure par rapport à un travailleur indépendant ou une association. D’autant plus que la relation affective ou personnelle est moins forte. Pour se lancer dans ce secteur, il faut donc aligner sa qualité sur celle des entreprises et non sur celle des indépendants. Autre raison d’afficher une qualité parfaite, selon Alain Bosetti : ce secteur ne sera pas toujours subventionné. Les particuliers devront donc être parfaitement satisfaits pour continuer à faire appel à une entreprise sans bénéficier de déductions fiscales.

« Il existe des référentiels qualités délivrés par des organismes de certification, précise Pierre Debons. Une norme de qualité constitue un argument commercial sérieux à apposer sur la plaquette publicitaire. »

5. Ne pas sortir de sa zone de chalandise

Quand on se lance, on peut être tenté d’accepter des clients qui habitent loin. Mais la perte de temps et les coûts engendrés par les déplacements rendront ces prestations non rentables. « Il est important de se fixer une zone de chalandise et de s’y astreindre, conseille Alain Bosetti. Le temps passé en déplacement doit s’évaluer en terme de temps et non de kilomètres (embouteillages). Cette méthode permet aussi de favoriser le bouche à oreille de voisinage. »

Il conseille aussi de monter son entreprise dans une région géographique que l’on connaît bien (lieu d’habitation ou région de cœur). Le réseau relationnel, précieuse aide pour démarrer, y est plus développé. Et la connaissance des trajets permet d’économiser du temps à chercher.

Christian Lher, directeur de Viadom, pense qu’une entreprise de service à la personne a plus de chance de réussir au niveau d’une ville. « C’est un avantage d’être du cru. Les groupes d’envergure nationale qui gagnent de l’argent se comptent sur les doigts d’une main et ils ont des années d’expérience derrière eux. »

6. Boutique : sachez où vous mettez les pieds

Avoir un lieux d’accueil pour les clients constitue une vitrine intéressante mais entraîne des frais fixes élevés. A chacun d’évaluer si le jeu en vaut la chandelle, selon sa zone d’implantation et sa stratégie de communication. Selon Pierre Debons, « à l’heure actuelle, il est important d’avoir pignon sur rue. A la condition évidente de posséder un bon emplacement. Cela permet de rassurer les clients et de fidéliser les intervenants. Les salariés ont ainsi un point de chute quand ils ne sont pas en intervention. Veuillez toutefois à bien séparer les différentes parties : l’accueil des clients, l’espace pour le personnel et le service administratif. »

 
 
VOS REACTIONS
14/04/2008 20:21:26 - HILBERT-LETENEUR

Bonjour, J'ai créée mon entreprise "L'eau vive du curiste" sur le site de la station thermale de Barbotan-les-Thermes(Gers),faite une demande d'Agrément Qualité pour prétendre au prêt remboursable EDEN,avec les qualifications et un CV en bonne et due forme.La personne en charge de mon dossier me dit que je n'y aurai sans doute pas droit,parceque je "fais du tourisme"!Est-ce faire du tourisme que d'aller chercher les Personnes à Mobilité Réduite sur le quai de la gare(la plus proche à 80km!),les emmener dans les thermes sur leur fauteuil roulant,faire leurs courses de la même manière,les promener autour du lac,tout ceci afin de ne pas les laisser isolés durant leur séjour thermal?Dans le cahier des charges des Services à la Personne,il est bien mentionné que nous pouvons promener l'animal domestique de la personne jouissant de l'aide:faut-il pour autant laisser la dite personne au fauteuil,alors que "médor" ou "minou"a le droit de se promener??De telles interprétations des "textes" me laissent perplexe!Il serait bon de revoir les copies!Je suis retraitée de la Fonction Publique Hospitalière depuis bientôt 5 ans,et je suis atterrée devant tant d'inepties.Il est tout à fait possible,à mon sens,de considérer le lieu de cure comme un domicile temporaire.Que puis-je faire pour ne pas exercer et faire exercer(car j'ai créé 2 emplois,dont un avec un "travailleur handicapé"),en toute légitimité? Merci de votre attention. Danielle HILBERT-LETENEUR

24/01/2008 10:14:38 - henot didier

l'entretien de jardins en cheque emploi service. bonjour. je suis paysagiste et j'ai créé mon job en 1990. j'ai plutot vivoté, jusqu'à ce que je vois ma petite clientèle s'en aller petit à petit, alors qu'il semblait ma prestation tout à fait satisfaisante;. c'estait sans compter avec l'apparition de plus en plus marquée des travailleurs payé en Cheque emploi.. des avantages pour les particuliers que les paysagistes assujettis aux taxes à 20% et sans possibilité pour les clients d'avoir un avantage fiscal.. on ne pouvaient lutter.. Alors, mon activité d'origine étant essentiellement tournée sur le Service, j'ai demandé et obtenu l'agrément CESU(cheque emploi), vous retrouverez tous les détails que je ne peux exprimer ici dans mes pages net à Jardinopale.com , notammment l'avantage pour les clients de retrouver la moitié des sommes versées en réduction d'impot, et une tva à 5.5%! l'agrément obtenu a vu mon activité se développer un peu, et pouvoir embaucher quelques mois mon ancien stagiaire. mais l'agrément à bien entendu une contrainte. le détenteur de l'grément pour les travaux de jardinage doit Exclusivement trvailler pour des particuliers, pas d'entreprise, et ne pas faire de créations ou aménagement de jardins.. Ce qui réduit fortement le champ d'activité.. c'est un choix, que j'ai fait. la saison va repartir , et nous verrons si le secteur des services à domicile va se développer, se maintenir. à bientôt DH

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