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Idées de business 

 

Services à la personne : les clés de la réussite

Florence Brunel | LEntreprise.com | Mis en ligne le 02/07/2007
 
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Rendre le service visible est également un « petit plus » qui permet de se démarquer. Par exemple, l’Agence Aquitaine services envoie par mail à ses clients une photo de leur résidence secondaire une fois la prestation réalisée. Son gérant François Péret a transformé cette idée en argument commercial. « Cette pratique crée une relation de confiance entre les clients et nous. Cela nous permet aussi de développer nos prestations : si nous remarquons un arbre cassé ou d’autres dégâts, nous envoyons des photos aux clients et souvent ils nous demandent de nous en occuper. » Il existe d’autres manières de matérialiser le service : mettre le papier toilette en forme de V comme dans les hôtels pour montrer que le ménage a été fait, pointer les progrès scolaires de l’enfant par une grille d’évaluation.

Le réseau Family Sphere, spécialisé dans la garde d’enfant et le soutien scolaire, permet aux clients de choisir leur intervenant. « Nous présentons au minimum deux employés en entretien, afin que les parents puissent désigner la personne qui leur convient le mieux pour garder leurs enfants », précise son cofondateur Patrice Le Ray. Une manière de multiplier les chances de satisfaire son client.

10. Peaufiner son étude de marché

Il existe de grandes tendances démographiques à étudier de près. A savoir : les foyers modestes sont prêt à investir dans le soutien scolaire, mais pas dans les prestations de confort telles le ménage, le repassage, le jardinage… Par ailleurs, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur regorge de personnes âgées attirées par le soleil. Ou encore, les grandes villes comptent de nombreux cadres, dont la plupart possèdent des ordinateurs chez eux, d’où un besoin plus important qu’ailleurs en assistance informatique. Ces quelques exemples montrent l’importance d’étudier les cartes démographiques avant de fixer le secteur et la zone d’implantation.

Au delà des indicateurs statistiques, il est payant d’aller arpenter un quartier pour discuter avec les commerçants. En effet, les décisions de recourir aux services à la personne sont l’apanage des femmes et elles discutent beaucoup avec les coiffeurs ! Leur demander l’âge des clientes et leurs besoins constituent de précieux indices.

Patrice Le Ray, cofondateur du réseau Family Sphere, entreprise spécialisée dans la garde d’enfant et le soutien scolaire a mis huit mois pour réaliser son étude de marché. « J’ai distribué des sondages anonymes dans les crèches et les écoles pour étudier les modes de garde et la satisfaction des particuliers. J’ai défriché 500 questionnaires et analysé les tendances. Cette étude de terrain a apporté une vraie valeur ajoutée à mon business plan et m’a permis d’avoir plus de poids face aux différents partenaires, tels que les banquiers et les réseaux d’aide à la création. » Preuve de sa motivation, son étude de marché fondée sur une étude de terrain et non sur les seules données de l’Insee l’a aidé à décrocher un crédit bancaire de 40 000 euros comme il l’espérait et une aide de 5 000 euros de la part du réseau Entreprendre.

11. Tarifs : soyez réaliste

Avant de démarrer, il faut établir sa grille tarifaire en regardant ce qui se pratique au niveau local. « Vendre plus cher que la fourchette du marché relève de l’exploit », constate Alain Bosetti. Il précise aussi qu’il est primordial d’avoir les reins solides financièrement. Il faut pouvoir rester trois à six mois sans se verser de salaire.

Guillaume Richard, cofondateur de O2, est catégorique : « Le secteur des services à la personne n’est pas un eldorado. Les marges étant faibles, il est inutile d’arriver en voulant s’en mettre plein les poches. La rentabilité vient de la capacité à fidéliser les clients. » Dans sa société, il a mis en place plusieurs gammes de prix correspondant à des qualités de services différentes : classique, confort et prestige. « Nous expliquons au client que les tarifs augmentent car le salarié qui vient chez lui a gagné en productivité. Un employé motivé et formé peut repasser quinze chemises par heure, soit trois fois plus qu’à ses débuts. Ce gain d’efficacité a un coût : le salarié mérite un salaire supérieur et le client doit payer plus cher. S’il ne veut pas, on lui adresse un autre salarié moins expérimenté. Notre formule est un rapport gagnant-gagnant. »

 
 
VOS REACTIONS
14/04/2008 20:21:26 - HILBERT-LETENEUR

Bonjour, J'ai créée mon entreprise "L'eau vive du curiste" sur le site de la station thermale de Barbotan-les-Thermes(Gers),faite une demande d'Agrément Qualité pour prétendre au prêt remboursable EDEN,avec les qualifications et un CV en bonne et due forme.La personne en charge de mon dossier me dit que je n'y aurai sans doute pas droit,parceque je "fais du tourisme"!Est-ce faire du tourisme que d'aller chercher les Personnes à Mobilité Réduite sur le quai de la gare(la plus proche à 80km!),les emmener dans les thermes sur leur fauteuil roulant,faire leurs courses de la même manière,les promener autour du lac,tout ceci afin de ne pas les laisser isolés durant leur séjour thermal?Dans le cahier des charges des Services à la Personne,il est bien mentionné que nous pouvons promener l'animal domestique de la personne jouissant de l'aide:faut-il pour autant laisser la dite personne au fauteuil,alors que "médor" ou "minou"a le droit de se promener??De telles interprétations des "textes" me laissent perplexe!Il serait bon de revoir les copies!Je suis retraitée de la Fonction Publique Hospitalière depuis bientôt 5 ans,et je suis atterrée devant tant d'inepties.Il est tout à fait possible,à mon sens,de considérer le lieu de cure comme un domicile temporaire.Que puis-je faire pour ne pas exercer et faire exercer(car j'ai créé 2 emplois,dont un avec un "travailleur handicapé"),en toute légitimité? Merci de votre attention. Danielle HILBERT-LETENEUR

24/01/2008 10:14:38 - henot didier

l'entretien de jardins en cheque emploi service. bonjour. je suis paysagiste et j'ai créé mon job en 1990. j'ai plutot vivoté, jusqu'à ce que je vois ma petite clientèle s'en aller petit à petit, alors qu'il semblait ma prestation tout à fait satisfaisante;. c'estait sans compter avec l'apparition de plus en plus marquée des travailleurs payé en Cheque emploi.. des avantages pour les particuliers que les paysagistes assujettis aux taxes à 20% et sans possibilité pour les clients d'avoir un avantage fiscal.. on ne pouvaient lutter.. Alors, mon activité d'origine étant essentiellement tournée sur le Service, j'ai demandé et obtenu l'agrément CESU(cheque emploi), vous retrouverez tous les détails que je ne peux exprimer ici dans mes pages net à Jardinopale.com , notammment l'avantage pour les clients de retrouver la moitié des sommes versées en réduction d'impot, et une tva à 5.5%! l'agrément obtenu a vu mon activité se développer un peu, et pouvoir embaucher quelques mois mon ancien stagiaire. mais l'agrément à bien entendu une contrainte. le détenteur de l'grément pour les travaux de jardinage doit Exclusivement trvailler pour des particuliers, pas d'entreprise, et ne pas faire de créations ou aménagement de jardins.. Ce qui réduit fortement le champ d'activité.. c'est un choix, que j'ai fait. la saison va repartir , et nous verrons si le secteur des services à domicile va se développer, se maintenir. à bientôt DH

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