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Bons tuyaux de créateur 

Weekendesk booste le coffret cadeaux

Weekendesk s'impose comme le leader européen du coffret-cadeau. Les clefs de sa fulgurante ascension ? Une offre de loisirs originaux et une distribution massive.

Corine Moriou | LEntreprise.com | Mis en ligne le 23/01/2008
 
 
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Dormir dans une cabane haut perchée dans les arbres, c'est le rêve de votre jules ? Alors, procurez-vous vite la Smartbox «  Séjour pittoresque ». Il vous en coûtera 69,90 euros et, pour ce prix-là, vous pourrez même partager cette nuit inoubliable avec lui. Weekendesk, le spécialiste du pack week-end pour sortir de son desk, n'a pas fini de vous étonner. Il y en a pour tous les goûts : hébergement troglodyte, baptême en voiture amphibie, chocolathérapie... Plus de 3 000 loisirs sont détaillés dans des guides insérés dans une jolie boîte cartonnée de couleur baptisée Smartbox.

Le bénéficiaire du coffret-cadeau fait son choix, contacte le prestataire et présente son bon une fois sur place, sans avoir à débourser un centime. Il dispose de douze à dix-huit mois pour tenter l'expérience, seul ou à deux, en semaine ou le week-end.
« A la différence du chèque-cadeau, il n'y a pas de valeur faciale sur nos coupons. Nous avons créé 27 coffrets-cadeaux avec des thématiques très différentes, dont le prix va de 29,90 euros à 399,90 euros. Les CSP + sont notre principale cible », souligne Pierre-Edouard Stérin, le fondateur de Weekendesk, une société de 300 personnes qui affiche un volume d'affaires de 100 millions d'euros.
Weekendesk est aujourd'hui le leader européen de la création de coffrets-cadeaux, loin devant ses challengers anglais et allemands, lesquels ne dépassent pas les 30 millions d'euros. Une réussite exceptionnelle quand on sait que l'aventure a démarré en 2003.

Pierre-Edouard Stérin, fondateur et PDG weekendesk
« Les clients CSP + sont notre principale cible »

Activité : coffrets-cadeaux
Effectifs : 300 personnes
Chiffre d'affaires : 100 millions d'euros

Ambition, réflexion et ténacité

A 13 ans, Pierre-Edouard Stérin achète une action Matra et crée un club d'investissement au lycée Aristide-Briand, à Evreux. Passionné par les marchés financiers, « parce que c'est ludique et que l'on peut gagner beaucoup d'argent », le jeune homme, diplômé de l'ESC-Lyon, démarre sa carrière par la vente de produits dérivés à la Société générale, puis rejoint Exane, une société de Bourse.
En 1999, il monte BlackOrange, une société spécialisée dans la vente de logiciels sur internet et cède dix-huit mois plus tard sa participation à Atlas Editions, en raison d'une mésentente avec ses associés.
Pendant deux ans, c'est la traversée du désert. « A 28 ans, je n'avais plus d'argent et je suis rentré vivre chez mes parents en Normandie. J'ai étudié une trentaine de projets de création d'entreprise avant de découvrir Weekendesk en Belgique, grâce à Philippe Deneef, un Flamand qui venait de vendre son affaire, raconte Pierre-Edouard Stérin. Tous les deux, nous avons signé un contrat de licence avec les fondateurs de Weekendesk afin de reproduire le concept en France. » Les créateurs rassemblent 10 000 euros de fonds propres, empruntent 20 000 euros à la BNP Paribas et obtiennent un prêt d'honneur de 20 000 euros auprès du conseil général de l'Eure.
C'est parti ! Trois coffrets-cadeaux (« Aventure », « Bien-Etre » et « Hôtels de charme ») sont lancés en mai 2003 et proposés en exclusivité au Bon Marché pendant trois mois. « C'était la période de la fête des Mères et de la fête des Pères, et cela a été un succès », se souvient le jeune entrepreneur, qui vient de fêter ses 34 ans.

Une grande visibilité dans les magasins

Confortée dans sa stratégie, la jeune pousse voit grand. Pas question de rester une petite affaire. Elle fait appel à un business angel belge, Philippe Bodson, l'ancien président d'Electrabel, qui prend une participation à hauteur de 20 % du capital. Plutôt que flamber du cash en publicité, Weekendesk préfère recruter des commerciaux de choc. D'autant que le marketing viral, ça marche.
« Le bouche-à-oreille nous a ouvert de nombreuses portes. D'abord en région parisienne, où nous réalisons aujourd'hui 50 % de nos ventes, puis en province, où nous gagnons de plus en plus de clients », met en avant Axel Bernia, 31 ans, directeur général de Weekendesk.
Après le Bon Marché, d'autres grands magasins ont suivi : le Printemps, les Galeries Lafayette, le BHV, Sephora... Les coffrets-cadeaux trônent sur les présentoirs de la Fnac et de Virgin tandis que Nature & Découvertes et Go Sport dédient une sélection à leurs clients en y apposant leur propre logo.
On trouve également les jolies boîtes chez Monoprix, Champion, Carrefour et Auchan. Les agences de voyages comme Carlson Wagonlit Travel, Leclerc Voyages jouent également le jeu.
Au total, la distribution en magasins représente aujourd'hui 60 % du volume d'affaires de Weekendesk.

 
 
VOS REACTIONS
14/05/2008 17:47:58 - Steve

L'idée est bonne et j'ai pu la tester! C'est énorme! Je recommande.

18/04/2008 16:45:38 - patrick

Si l'idée est bonne, avez-vous personnellement testé la qualité des prestations promises ? Moi si, et je suis très loin d'en être satisfait. cordialement

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