

Il est facile de se fourvoyer dans un projet d'entreprise. Pour vous éviter cette mésaventure, huit créateurs tirent de leur expérience des recommandations concrètes et parfois inattendues. Extrait du Guide complet de la création d'entreprise, publié par L'Entreprise.
Vous souhaitez faire votre business plan pour créer votre entreprise ? Lisez l'intégralité du livre dont ce dossier est extrait :
Guide complet de la création d'entreprise, publié par L'Entreprise (Groupe Express Editions).
Pour éviter les galères de la création d'entreprise, il existe les conseils d'experts et autres organismes qui accompagnent les entrepreneurs, mais pas seuleument : l'expérience de ceux qui sont déjà passés par là peut être aussi forte utile. Voici les conseils de huit personnes qui ont créé leur entreprise. Extrait du Guide complet de la création d'entreprise, publié par L'Entreprise.
Alain Ayala et Emeric Guérard de Latour
Société : Partitiotexte
1. S’entourer des personnes compétentes pour accompagner son développement.
2. Tisser des relations privilégiées avec des patrons expérimentés, c’est d’eux que viennent les conseils les plus précieux.
3. Cultiver les réseaux, les réseaux, et encore les réseaux. Pour nous, le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), ouvert aux jeunes créateurs, et les réseaux locaux ou sectoriels. Il faut les identifier puis être prêt à y consacrer quelques soirées, mais le jeu en vaut la chandelle.
4. Rester concentré sur son métier tout en osant prendre des risques.
5. Savoir déléguer.
6. S’associer. Évidemment, ce point peut se discuter. Mais dans notre cas, étant donné la complémentarité de nos compétences, c’est clairement un facteur de réussite.
7. Toujours tenir ses engagements envers ses collaborateurs, ses clients et ses fournisseurs.
8. Toujours respecter ses collaborateurs, ses clients et ses fournisseurs, ce qui est encore une chose différente.
9. Conserver une attitude positive dans l’adversité.
10. Toujours se faire plaisir. Cela va d’ailleurs de pair avec la possibilité de prendre du recul, ce que permet l’association ou la possibilité de déléguer à des personnes de confiance.
Claude Bonnet
Société : O-Viva
1. Attendre la retraite pour mener des projets aussi longs, consistant à partir d’un projet papier pour aboutir à un produit commercialisable auprès du grand public, et pour lequel aucun produit comparable n’existe sur le marché. Je n’aurais jamais pu mener ce projet si je n’avais pas été retraité.
Ma situation me donne le temps nécessaire, aujourd’hui j’y consacre un gros trois quarts temps. Et, surtout, elle me permet de ne pas avoir besoin de dégager de revenus pour vivre.
2. S’entourer des personnes dotées des compétences complémentaires avec celles du créateur.
3. Suivre une méthodologie pour faire avancer le projet en permanence, sans faire trop de retours en arrière. Je suis parti d’un projet papier pour aboutir à un produit commercialisable dans le public.
4. Être capable de mener tout le process technique sans jamais perdre de vue l’objectif économique. Aller chercher les compétences ad hoc là où elles se trouvent.
5. Pour mener un projet à forte teneur technologique, mieux vaut éviter d’être ignare en la matière, sinon il est difficile de recruter les bonnes personnes. Être toujours en mesure de « comprendre » tous les sujets et de se faire une opinion.
6. Être capable d’avoir une vision transversale pour recruter une équipe complète.
7. Avec les actionnaires, notamment les business angels, ne pas perdre de temps à tenter de convaincre ceux qui ne sont pas en mesure de se faire une opinion de votre projet ou de partager la logique industrielle correspondante.
Dans mon cas, cela signifie privilégier les profils industriels aux profils financiers. C’est tout à fait le cas avec nos business angels et avec BNP Développement : le langage est commun, les échanges efficaces.
8. Conserver en permanence un objectif marketing et commercial, ne pas le perdre de vue en se laissant déborder par les aspects purement techniques.
9. Si votre projet nécessite de faire appel à des capitaux extérieurs, avoir les compétences économiques et même juridiques permettant de faire des montages financiers solides. Par exemple pour les primes d’émission, j’ai dû les calculer moi-même bien que je sois accompagné d’un conseil extérieur.
10. Faire preuve de beaucoup de ténacité pour surmonter un à un les obstacles, notamment techniques, mais aussi commerciaux, qui ne manquent pas de se présenter.

