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Lancement du projet 

2007 : année faste pour la création d'entreprises !

Les chiffres publiés par l’Insee le 22 janvier 2008 témoignent d’un dynamisme de la création d’entreprises en 2007. Un engouement dû principalement à la simplification des démarches administratives mais aussi à la morosité du marché du travail…

Anne-Hélène Pommier | LEntreprise.com | Mis en ligne le 24/01/2008
 
 
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Record battu ! Avec 321 478 nouvelles entreprises créées en 2007, la France atteint un niveau historique en hausse de 12,5 % par rapport à une année 2006 déjà présentée comme remarquable. Pour obtenir ces chiffres rendus publics le 22 janvier 2008, l’Insee -Institut national des statistiques- a utilisé les nouveaux critères établis par Eurostat-l’office statistique des communautés européennes- qui permettront d’effectuer une réelle comparaison avec nos voisins.

Selon l’Insee, l’ensemble des secteurs d’activité a enregistré une hausse des créations d’entreprises, avec en tête, le commerce (une création sur quatre) et les services aux entreprises (une création sur cinq).
Et si les habitants du Sud et l’Est de l’Hexagone ont fait encore mieux que les autres, l’ensemble des régions françaises a profité de l’engouement.

Recherche d’emploi et d’indépendance

La publication des chiffres est aussi l’occasion de se poser LA question : pourquoi les Français créent-il autant d’entreprises ?
Les spécialistes du secteur sont partagés. Si tous s’accordent pour reconnaître que les lois Dutreil de 2003 et 2005 en simplifiant les démarches ont contribué à motiver les créateurs frileux, tous reconnaissent aussi que ce n’est pas la seule raison.
Pour Jean-Claude Volot , président de l’APCE, « les Français cherchent avant tout à créer leur propre emploi » dans une période où le marché du travail est plutôt morose. Les chiffres de l’Insee semblent aller dans ce sens puisque 87 % des nouvelles entreprises se créent sans salarié, c’est-à-dire qu’elles ne créent qu’un seul emploi, celui du créateur.
Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé des Entreprises, précise qu’un tiers des créateurs étaient à la recherche d’un emploi et que l’assouplissement des démarches pour obtenir l’ACCRE a permis à 100 000 personnes d’obtenir cette aide en 2007.

Philippe Mathot, numéro deux de l’APCE, estime quant-à lui que le besoin d’indépendance est le premier moteur des créateurs. La liberté est effectivement l’une des premières motivations invoquées par ces derniers. Un « goût pour la mise au point d’un projet personnel » que salue également le secrétaire d’Etat.

Des entreprises pérennes

Mais la vraie bonne nouvelle est apportée par une autre enquête. Présentée dans le cadre du Salon des entrepreneurs qui se tiendra les 6 et 7 février 2008, une étude sur la pérennité et la croissance des entreprises créées depuis 1998 tend, selon Philippe Mathot, à « mettre fin au mythe selon lequel la moitié des entreprises périclite dans les cinq ans de leur création ».
L’étude présente en effet des chiffres encourageants. Chaque année, seules 10 % des sociétés disparaissent, la plupart de façon volontaire, tandis que 20  des créateurs qui ont cessé leur activité en récréent une par la suite.
En définitive le taux de liquidation judiciaire s’élèverait à seulement 1 % par an. L’occasion pour Philippe Mathot de mettre en avant le rôle des réseaux d’accompagnement qu’il associe directement à ces bons résultats : « il y a 7 ans, seuls 9 % des créateurs étaient accompagnés, aujourd’hui ils sont 31 %  ».

Le syndrome de la cage de verre

Un petit « hic  » cependant au milieu des réjouissances : Les entreprises françaises ont du mal à grossir. 78 % des entreprises restent ainsi piégées dans leur « cage de verre », c’est-à-dire qu’après quelques années d'activité, elles n’ont pas réussi à dépasser leur taille d’origine, tant en terme de chiffres d’affaires que d’emplois.
« Nous manquons de PME de 250 personnes, telles les fameuses « gazelles », qui pourraient effectuer des investissements en recherche et développement et avoir accès à l’export ».
En cause : une frilosité au moment d’investir et de prendre des risques qui permet certes aux Français de développer des entreprises comme Free (1ère selon le classement de l’étude)… mais pendant que les Etats-Unis eux créent des Google.

 
 
VOS REACTIONS
29/01/2008 08:53:54 - jacquenet

Madame,Monsieur, Je ne suis pas d'accord avec vous sur les créations d'entreprises , moi je suis à mon compte depuis 3 ans dans le secteur médical , maintien à domicile , les personnes agées , handicapées , maisons de retraites , cliniques , hôpitaux , dans un secteur en pleine croissance , je peux vous dire que j'ai plus rien , plus d'appartement , emprunts revolving pour que mon compte pro ne soit jamais négatif , pas de prêt banquaire et les charges administratifs énormes URSSAF , MDO , ASSEDIC et ils ne font pas de cadeaux , je pense que les artisans qui travaille seule j'aimerais pas être a leur place , j'ai écrit au Président de la République 2 fois , mais vous parler d'un rêve et la réalité???????????? Heureusement j'ai un grand carisme qui m permet d'affronter la plupart des problèmes et dont mes salariés me respect , mais c'est pas facile face a notre seul destin Arreter defaire croire aux gens que dès qu'il sont à leur compte que tout est beau . Je vous prie d'agréer , Madame,Monsieur , l'expression de mes salutations distinguées E.JACQUENET

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