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La chance, ça se provoque

Le Cambodge : nouvelle étape des trois jeunes diplomés d’école de commerce partis faire un tour du monde en vélo sur le thème de l’entrepreneuriat français a l'étranger. Leur rencontre avec Fréderic Amat, créateur de Guest house / restaurant et directeur de Cambodge Soir.

Site internet : Roulez Jeunesse
Blog : Roulez jeunesse
 | LEntreprise.com | Mis en ligne le 28/03/2008
 
 
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Le parcours de Fréderic Amat, aujourd’hui créateur de Guest house / restaurant et directeur de Cambodge Soir, est plus que saisissant. Ses affaires représentent un chiffre d’affaire de 600 000 dollars et même si son business tourne bien, ce sont bien ses idées et son histoire qui nous ont passionnés…

Son parcours

Né en 1968, du côté de Narbonne, Fréderic a un rêve : continuer sur les traces de Starsky et Hutch et devenir lui aussi policier. Fred fait ses gammes en Fac de droit à Montpellier, mais son rêve prend fin suite à un tragique accident qui le marquera à vie. « Ma vision du monde et de la vie a complètement changé depuis cet accident ; la vie ne tient qu’à un fil. » Après ces études, il a l’envie de découvrir le monde, l’étranger, … Après avoir enchaîné différents petits boulots et acheté son billet d’avion, Fred part une année en Australie et à Singapour pour se transformer en grand reporter. Après son accident qui l’éloigne d’une carrière dans la police, Frédéric s’est trouvé un nouveau défi : « Avec les mots, tu peux faire autant voire plus qu’avec un flingue. » Il apprend énormément pendant son voyage journalistique. Il réalise une dizaine de reportages passionnants sur les derniers Cow-boy australiens, sur l’histoire d’un prince mystérieux, …

De retour à Paris, le virus de l’Asie en poche, il se rend compte que le journalisme, ça s’apprend. C’est ce qu’une petite agence de presse lui explique : « Tu es jeune, passionné, tu es curieux, ton voyage et tes sujets sont terribles, mais en photo tu es nul ! » De retour à Montpellier pour terminer ses études de droit, Frédéric prépare tous les concours possible de journalisme pour finalement, n’en réussir aucun. Néanmoins, après persévérance, Fred réussit à intégrer provisoirement le quotidien régional « Midi Libre » et prend quelques photos pour des matchs de rugby du dimanche. Sérieux, jeune et disponible, Frédéric devient photographe / rédacteur pour combler les trous du journal. Ses articles, dotés d’une touche d’humour, plaisent et il devient alors responsable des « pages vacances ». Même si Frédéric rappelle qu’il faisait tout ça pour apprendre, il était alors le roi du monde.

© Roulez Jeunesse, mars 2008

Petit à petit, il participe au grand festival de la photo à Perpignan : « Visa pour l’image. » C’est là qu’il a la chance de rencontrer le grand photographe Philippe Lorainson qui accepte de lui livrer ses secrets sur la photo de presse pendant les WE. En 1994, Fred démissionne pour rejoindre un ami à Hanoi (Vietnam). La vie d’expatrié n’a rien à voir avec celle en France. Son choix est fait, il vivra à l’étranger. Certes, le Vietnam était encore un pays communiste où la surveillance était souvent oppressante ; mais la qualité de vie dont profitent alors les expatriés remporte la partie. Professeur de français et embauché par l’AFP (Agence France Presse), Fred attend son heure… Et en 1995, l’heure sonne ! Les Khmers Rouges débarquent à nouveau au Cambodge. Fred est alors photographe au côté des Khmers Rouges. Correspondant pour l’AFP, VSD, Paris Match, Cambodge Soir, …

Fred est tout simplement shooté à l’adrénaline. Des images choquantes et affreuses en poche (qui deviendrons mondialement connues), Frédéric se devait de vivre uniquement le moment présent « Je me sentais complètement dans un film, c’était un peu ma guerre du Vietnam : hélico, gilet pare-balles, … » Fred a du mettre de côté sa conscience, son futur, voire même son cœur pendant deux ans pour devenir témoin de l’histoire du Cambodge. « En 1997, des gens mourraient dans mes bras, les vieux étaient en 1ère ligne pour défricher le terrain de mines, je prenais en photo des attentats à la grenade, mes collègues mourraient, … J’étais complètement shooté » nous confie Frédéric.

 
 
 
VOS REACTIONS
27/08/2008 08:14:41 - Frédéric Amat

Cette version comporte pas mal d'erreurs. J'avais demandé aux jeunes de l'association roulez jeunesse qui ont dressé ce portrait de porter des corrections. Cela a été fait sur leur site quelques semaines plus tard. La véritable version se trouve à cette adresse: http://roulezjeunesse.unblog.fr/nos-entrepreneurs/frederic-et-le-pavillon-dindochine-cambodge/ Malheureusement c'est la version non corrigée qui est reproduite sur ce site de lentreprise. Effectivement, je n'ai jamais été photographe aux côté des Khmers rouges qui menaient une guérilla depuis 1979 mais aux côtés des soldats des FARK (forces armées royales Khmères). Un bémol à la réaction d'un lecteur ci-dessus: ce ne sont pas les entreprises étrangères (très peu présentes au Cambodge) qui pillent et exploitent, mais les entreprises tenues par des Cambodgiens eux-mêmes. S'il existe 1400 ONG et Organisations internationales au Cambodge avec des expatriés souvent (mais pas toujours) très (trop) bien payés, et hormis les usines de textile aux mains de Chinois pour la plupart, les Occidentaux investisseurs sont très peu présents au Cambodge. Autre chose, lorsque je dis que les vieux étaient en première ligne pour défricher le terrain de mine, c'est lorsque les soldats partaient à travers la forêt dans des offensives contre les positions khmères rouges. La règle était de faire passer devant les plus anciens au cas où ils sauteraient sur une mine. Cela arrivait.

03/04/2008 09:50:50 - rectif

juste pour corriger:les khmers rouges prennent le pouvoir en 1975 et non 1995! seul point commun avec la guerre du vietnam, la guerre froide etait plutot chaude et sanglante dans la region. aujourd'hui, c'est corruption, inegalité, extraction sauvage des ressources par des entreprises etrangeres dans cet etat de non-droit.

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