

La Corée regroupe deux Etats indépendants. Mais la volonté de réunification et le dynamisme économique de la Corée du Sud ouvrent de fortes perspectives de croissance et des opportunités d'investissement encore méconnues.
La Corée regroupe la Corée du Sud, démocratie parlementaire capitaliste, et la Corée du Nord, république communiste. Un accord de paix historique a été signé le 4 octobre 2007, en vue d'une réunification. Cette péninsule s'étend sur 220 000 km2. Les chiffres disponibles concernent encore essentiellement la Corée du Sud. Au cours des trois dernières décennies, la Corée a bénéficié d'une croissance annuelle moyenne de 8,6 % et est devenue une puissance émergente, représentant la douzième nation commerçante du monde. La France est le septième investisseur étranger.
La Corée s'est établie comme l'un des plus importants constructeurs navals et automobiles et fabricants de semi-conducteurs au monde. L'industrie électronique coréenne a fait des progrès technologiques conséquents, et occupe désormais une position prépondérante au sein du secteur industriel en matière d'exportations et de production à forte valeur ajoutée.
Le gouvernement veut faire progresser les pratiques professionnelles en les rendant conformes aux normes internationales, promouvoir les ressources humaines ainsi que le développement de la technologie, et améliorer l'efficacité institutionnelle.
La forme commerciale que revêt une entreprise établie en Corée par un investisseur étranger dépend de son objet, d'implications fiscales et de réglementations gouvernementales inhérentes au pays. De nombreux investisseurs étrangers débutent par une simple représentation via un agent et développent progressivement un établissement plus permanent.
Un bureau de liaison n'est pas une entité juridique et ne nécessite aucune formalité d'enregistrement, hormis une déclaration auprès de la Banque de Corée et des autorités fiscales. Les opérations sont limitées aux activités non-génératrices de revenus, ce qui est particulièrement adapté à un bureau de représentation du siège social, tels que les services de contrôle qualité pour un acheteur du siège.
Une entreprise étrangère peut ouvrir une succursale en Corée en s'adressant à la Banque de Corée et en s'enregistrant auprès de l'administration locale et du centre des impôts. Si la succursale souhaite rapatrier ses bénéfices ou encore les renvoyer à l'étranger en devises étrangères, elle doit en obtenir l'autorisation auprès de la Banque de Corée, conformément au Foreign Exchange Control Act.
La forme d'organisation la plus reconnue au sein du Code de commerce coréen et celle la plus fréquemment utilisée par les investisseurs étrangers est la société anonyme, société par actions. Le cadre légal et les réglementations régissant les entités consolidées sont similaires à ceux rencontrés aux Etats-Unis, en Allemagne et au Japon. Les statuts doivent être certifiés conformes par un notaire. Au moins un « fondateur de l'entité » doit être nommé en vue de l'enregistrement et, selon le code de commerce coréen, son statut en tant que « fondateur » ne dure que le temps de l'enregistrement de l'entité. Ensuite, un conseil d'administration prend en main la direction de l'entreprise. Les actions peuvent être cotées en Bourse ou pas. Le capital minimal s'élève à 36 000 euros (50 millions de wons de Corée du Sud). Les actions souscrites par des investisseurs étrangers peuvent l'être en numéraire, en industrie, en droits de propriété industrielle, en échange d'un apport en technologie ou encore en nature.
Les visiteurs peuvent obtenir des permis de travail depuis leur pays d'origine avec l'appui de l'employeur coréen. Si la personne se trouve déjà en Corée, elle doit se faire délivrer un permis de travail par une ambassade ou un consulat d'un pays autre que la Corée.
Les permis de travail sont généralement valables durant un an à partir de leur date de délivrance et la procédure administrative dure de deux à quatre semaines. Des prolongations sont possibles, à condition que la personne reste avec le même employeur. Les visiteurs munis de permis de travail doivent se faire délivrer une carte de séjour auprès des services de l'immigration.
