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Lancement du projet 

Les meilleures écoles pour devenir entrepreneur

Etre chef d'entreprise, ça s'apprend ! Les grandes écoles proposent des formations spécifiques pour devenir entrepreneur. L'Entreprise a sélectionné les plus performantes.

Maxime amiot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 18/04/2008
 
 
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« Traditionnellement, les diplômés de grandes écoles, qui avaient une carrière toute tracée en entreprise, étaient peu enclins à la création d'une société », constate Serge Hayat, serial entrepreneur, professeur à l'Essec et auteur du livre L'Entreprise, un acteur clé de la société aux éditions Autrement. Mais les nouvelles générations, plus autonomes, voire « individualistes » que leurs aînées, ont aujourd'hui le goût d'entreprendre. C'est pourquoi de nombreuses écoles d'ingénieurs, de commerce et de management proposent des cursus spécifiques (recensés par l'observatoire des pratiques pédagogiques en entrepreneuriat de l'APCE).

Mais, entre quelques heures de sensibilisation optionnelles et un cursus étalé sur plusieurs années, le fossé est large. Toutes ces formations ne se valent pas. Pour les élèves qui ont un projet de création. Mais aussi pour les managers qui recrutent des jeunes à potentiel et puisent dans ces viviers des talents formés à la culture entrepreneuriale.

Afin d'aider les uns et les autres à y voir plus clair, L'Entreprise a sélectionné le meilleur de ces formations initiales en attribuant une prime aux établissements disposant en fin de cycle d'un incubateur maison « qui permet à un étudiant de porter jusqu'au bout son projet », rappelle Serge Hayat.

Nous avons également enquêté du côté des formations continues (masters, MBA), encore émergentes dans le champ de l'entrepreneuriat. Idem pour les universités, qui restent malheureusement peu nombreuses à former leurs étudiants au métier d'entrepreneur.

LES LEADERS

Ecoles d'ingénieurs

> École Centrale Paris
- Cursus. La filière Centrale entrepreneurs a été mise en place en 2001. Elle est accessible en troisième année, après une sensibilisation en première année. Durant six semaines à temps plein, les étudiants suivent des cours spécifiques (juridique, propriété intellectuelle, stratégie financière) et recueillent les témoignages de créateurs. Au second semestre, ils travaillent à temps plein sur leur projet personnel. Accompagnés individuellement (par un professeur et un entrepreneur), ils peuvent alors rejoindre l'incubateur.
- Incubateur. Entièrement rénové en 2006, d'une capacité d'accueil d'une douzaine de projets (pour deux ans au maximum) avec bureau individuel équipé, double encadrement (expert technique et entrepreneur expérimenté), mise en réseau avec l'Ecole centrale de Paris (entreprises, investisseurs, concours, experts...).
- Bilan. Depuis 2001, dix entreprises créées par des étudiants.

« L'incubateur a été d'une aide déterminante »
Thomas Hugues, diplômé de l'Ecole des mines d'Alès, fondateur de Smartio Systems, en juillet 2006

Dès sa première année d'école, Thomas Hugues se lance dans un projet d'innovation, un nouveau clavier pour ordinateur. « J'ai obtenu un aménagement de cursus, qui m'a permis de travailler un jour par semaine sur mon idée », explique-t-il.

Profitant en parallèle de formations spécifiques à la création, l'élève ingénieur consacre six mois de stage à l'avancement de son dossier, avant de le réorienter, en juillet 2004, à la fin de sa scolarité. « J'avais eu l'occasion de discuter avec un acteur du monde du handicap sur les besoins de cette population. » Le jeune homme rejoint l'incubateur de l'école et développe un autre périphérique, Papoo, qui permet aux personnes muettes de dialoguer à l'aide d'un catalogue d'images émettant des signaux vocaux.

« L'incubateur a été d'une aide déterminante : je disposais d'un accès aux laboratoires, tout en profitant du suivi d'un expert technique et de consultants », se souvient-il. C'est là qu'il rencontre ses futurs associés. Ensemble, ils parviennent à lever 200 000 euros de subventions, prêts d'honneur et concours, sans compter l'apport - tenu secret - d'investisseurs privés. Et déjà, grâce à l'obtention d'un contrat de distribution sur toute l'Europe, Smartio Systems prévoit un chiffre d'affaires prévisionnel de 500 000 euros sur deux ans.

> École des Mines d'Alès (30)
- Cursus. Dès la première année, l'ensemble des élèves effectue une mission création d'entreprise de cinq semaines, sur un projet apporté par un professionnel. Outre des cours à la création (juridique, protection des marques, business plan), l'étudiant disposant d'un projet sérieux peut y consacrer l'ensemble de sa quatrième année, au sein de l'incubateur de l'école.
- Incubateur. Cette école pionnière en matière de création dispose de son propre incubateur depuis 1984. Il peut accueillir entre 40 et 50 porteurs de projet qui ont à disposition un bureau individuel, l'accès aux laboratoires, deux coachs personnels (l'un « business », l'autre « technique ») et des formations techniques, juridiques ou de gestion.
- Bilan. Entre 2002 et 2007, quatorze projets ont débouché sur une création d'entreprise.

> Telecom Bretagne, Brest (29) et Rennes (35)
- Cursus. Le « Projet entreprendre », étalé sur quatorze semaines de la deuxième année, propose 63 heures de cours à la création ainsi qu'un travail en groupe devant aboutir à la conception d'un business plan. Les étudiants doivent être capables en fin d'année de défendre leur idée en cinq minutes, devant un jury de professionnels. En troisième année, une filière entrepreneuriat propose 63 heures de cours plus approfondies, sur un mois et demi à temps plein. Les étudiants y travaillent individuellement, soit sur un projet personnel, soit sur un projet apporté par un créateur.
- Incubateur. Les étudiants peuvent rejoindre l'un des deux incubateurs de l'école (Rennes ou Brest) avec bureau et accompagnement. Quatorze projets peuvent y être accueillis.
- Bilan. En moyenne, deux étudiants créent chaque année leur entreprise en cours de scolarité.

 
 
VOS REACTIONS
05/05/2008 14:56:42 - Carole

C'est super ces écoles où on est formé pour devenir entrepreneur. Après un LEA Anglais-Allemand, donc pas dans une école citée plus haut, j'ai voulu créer mon entreprise. Je ne savais pas vraiment quoi faire. J'ai suivi un atelier chez Tallic qui m'a permis de trouver une idée super : un bus itinérant pour enseigner l'anglais dans des halte-garderies dans plusieurs villages. Si ça peut intéresser ceux qui n'ont pas encore trouvé leur idée, voici leur site : http://e.tallic.googlepages.com/formation112

22/04/2008 15:37:06 - Dugat

Bonjour, L'ecole IFAG(Ecole Supérieur de Management)Notammentà LYON ne fait-elle pas partie des meilleurs écoles pour devenir entrepreneur? Je suis actuellement en LP Maintenance en alternance chez Spie Uckange.J'ai été accepté au concour dellta IFAG et j'aimerais votre avis. Pouvez vous me donner votre avis sur cette école? Cordialement R.Dugat

21/04/2008 20:40:00 - Nicolas H.

J'ai fait partie de la première promotion à l'Ecole des Mines d'Alès qui "expérimentait" la nouvelle pédagogie d'Ingénieur Entrepreneur™. C’était il y a plus de 8 ans. Le cursus à l'époque a été adapté afin d'y inclure des spécificités du Master HEC Entrepreneur (missions de terrain) grâce à un partenariat avec HEC. Cela me laisse un excellent souvenir. Imaginez, au cours de ces missions on découvrait en une matinée que l'on allait avoir un mois pour résoudre le problème d'une entreprise, avec obligation de moyen et l’aide de deux autres étudiants que l'on a pas choisi, dans un endroit que l'on a pas forcément choisi et surtout dans un domaine potentiellement nouveau. Il y a plus de 8 ans, j'ai eu l'occasion grâce à l'Ecole des Mines d'Alès , en école d’ingénieur généraliste qui se respecte, de faire une étude de marché sur des équipements électroniques, suivie d'une étude sur un produit de bricolage grand public (analyse de la valeur et validation de dossier technique) me plongeant dans la conception mécanique et la gestion de production. Enfin une mission d'organisation d’un atelier de céramique (modélisation des flux de production et étude d'amélioration des conditions de travail)… Maintenant je suis chef de produit dans l’informatique et bien que cela ne paraisse pas évident à priori, je dois admettre que toutes ces expériences me sont tous les jours d’une grande aide (faculté d’adaptation rapide, ouverture d’esprit, mobilité professionnelle). Tout ça pour dire qu’une pédagogie basée sur l’entreprenariat, ce n’est pas seulement apprendre à créer une entreprise mais c’est aussi fournir aux étudiants les outils et l’expérience pour s’adapter rapidement à toutes les situations professionnelles, pour stimuler l’innovation et la création d’activité d’une manière générale. Je suis donc content que plusieurs écoles proposent ce genre de cursus.

21/04/2008 16:59:00 - Maxime Hurtrel

Eleve en quatrième année à Iteem, je suis également très heureux de nous retrouver en bonne position dans ce classement. On noter toutefois quelques précisions : deux entreprises créés pour la première promotion, effectivement, mais cela fait plus de deux élèves créateurs, puisque monsieurparking.com par exemple est lancé par 4 élèves. Notons aussi que la promotion n'a pas encore totalement finit son année, et que beaucoup ont choisi de gérer des projets d'entrepreunariat au sein d'entreprises existantes (intra-entrepreneurs) et ne sont pas comptabilisés ici. Enfin, au niveau des projets, les 4 projets ne sont pas fictifs puisque qu'au moins deux d'entre eux doivent être réalisés en partenariat avec des entreprises existantes ;) Dans tous les cas, heureux de voir qu'Iteem n'est plus la seule initiative à conjuguer enseignement technologique et managériale !

20/04/2008 12:32:27 - Antoine GED

Je ne savais pas qu'il existait, en France, autant de possibilités, pour des jeunes et des moins jeunes, de se former à la " création d'entreprise" , et que de plus en plus de jeunes diplômés courageux se lancaient ainsi dans cette aventure de la création de leur propre entreprise, délaissant la trop confortable et facile solution de devenir, à la sortie de leur école, simples salariés, sans lustre, d'une grande entreprise ! Accessoirement, je note que l'ESSEC, école dont j'ai l'honneur d'être diplômé, figure en très bonne place dans votre liste de ces écoles françaises qui accompagnent leurs élèves dans leur démarche de création avec 14 projets aboutis pour la seule année 2007 ! Cela pourra sembler, probablement, un peu présomptueux de ma part, mais je me permets d'adresser toutes mes félicitations à ces dirigeants d'un nouveau style dont l'économie française ne peut se passer aujourd'hui et dont leur démarche contribue à assurer son avenir ! Antoine GED

20/04/2008 07:37:14 - Antoine GED

Je me félicite de voir que des formations spécifiques à l'entrepreneuriat existent, aujourd'hui, en si grand nombre dans nos écoles françaises d'ingénieurs ou de commerce ; C'est avec plaisir que je note que 14 créations d'entreprises ont été enregistrées à l'ESSEC pour la seule année 2007, ce qui la place en tête de toutes les autres écoles citées dans ce reportage ! Cordialement, Antoine GED

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