
> Essec, Cergy-Pontoise (95), La Défense (92), Singapour
- Cursus. Dès la deuxième année, les étudiants peuvent suivre jusqu'à 180 heures de cours sur la création d'entreprise.
- Incubateur. Les porteurs de projet peuvent intégrer l'incubateur Essec Venture, à condition de présenter un business plan détaillé. Durant la totalité des stages d'école, soit un an et demi au maximum, l'étudiant profite de 350 m2 de locaux dédiés, de douze bureaux équipés, du coaching personnalisé d'un chef d'entreprise spécialisé pour contacter des créateurs et experts du réseau de l'Essec. Un fonds de capital-risque permet d'octroyer des capitaux (jusqu'à 100 000 euros) pour les meilleurs projets.
- Bilan. En 2007, 14 créations ont été enregistrées.
Entré en 2005 à l'ESC-Dijon, Alban Ginoux crée sa société trois ans plus tard, en novembre 2007, avant même d'être sorti de l'école. Un développement rapide que ce jeune homme de 23 ans analyse avec la prudence d'un vieux briscard : « Créer son entreprise n'est pas le plus difficile. Maintenant, il s'agit de la développer ! »
Le portail chacun-son-style.com, spécialisé dans la vente en ligne de vêtements pour les 15-25 ans, compte déjà une cinquantaine de références. « A l'ESC, j'ai reçu des fondamentaux essentiels, aussi bien théoriques que pratiques », explique le créateur. Après s'être frotté au montage de business plan en première année, à travers la réalisation d'un cas pratique, il décide, à partir de septembre 2007, d'effectuer une coupure d'une année. « J'ai le temps de travailler à plein temps sur mon site, c'est important », explique-t-il. S'appuyant sur un capital de départ de 8 000 euros (financé par apport familial et emprunt étudiant), Alban est en train de refondre entièrement son site. Avant de reprendre les cours en septembre prochain, et de consacrer les six mois de son stage de fin d'études à sa société.
> ESCP-EAP, Paris, Londres, Madrid, Turin, Berlin
- Cursus. 30 heures de cours sur dix semaines en deuxième année, une option « entrepreneuriat » de 500 heures (150 heures de cours, 350 heures de travail personnel) en troisième année.
- Incubateur. Les étudiants porteurs de projet peuvent intégrer au cours de leur scolarité un incubateur interne, dans lequel ils ont la possibilité d'effectuer la totalité de leur stage. Ils y sont encadrés par un professeur référent, ainsi que par un coach d'Ernst & Young, qui finance la chaire entrepreneuriat de l'école. D'une capacité de 12 projets, cet incubateur doit être agrandi en septembre prochain. Les étudiants peuvent y rester six mois, puis intégrer une pépinière d'entreprise, Paris Soleillet, située à dix minutes de l'école.
- Bilan. En 2007, quatre élèves ont créé leur entreprise.
> Iteem (Institut technologique européen d'entrepreneuriat et de management), Lille (59)
- Cursus. Lancé en 2003 par l'ESC-Lille et Centrale-Lille, l'Iteem dispense une formation post-bac à l'entrepreneuriat. De la première à la cinquième année, les étudiants doivent successivement développer quatre projets fictifs de création d'entreprise à raison de 30 heures par an. En dernière année, ils peuvent consacrer un semestre à plein temps à leur projet personnel et rejoindre le centre Frédéric-Kuhlmann, les incubateurs du réseau Génie.
- Incubateur. Depuis septembre 2007, l'ESC-Lille et Centrale-Lille ont monté, avec trois autres écoles de la région (Mines de Douai, Ensam de Lille, Ensait-Roubaix), le réseau Génie, regroupant trois incubateurs auxquels les étudiants de l'Iteem ont un accès privilégié.
-Bilan. Deux entreprises créées pour la première promotion.
> HEC Paris, Jouy-en-Josas (78)
- Cursus. Après avoir suivi une trentaine d'heures de cours sur la création en deuxième année, les étudiants peuvent, en troisième année, choisir une majeure entrepreneuriat. Peu de cours, priorité au terrain, selon la pédagogie HEC entrepreneurs, qui fait référence en la matière. Avec notamment une mission création d'entreprise de cinq semaines, durant laquelle les étudiants travaillent sur un projet réel pour réaliser un business plan.
- Incubateur. Ceux qui souhaitent approfondir un projet personnel peuvent profiter des locaux d'un incubateur interne, ouvert depuis la rentrée 2007. Il dispose de bureaux propres et de l'encadrement d'une équipe pédagogique dédiée (professeurs). De même, le club HEC Angels les aide à trouver des financements.
- Bilan. Non communiqué.
> INT Management, Evry (91)
- Cursus. Si les élèves reçoivent 30 heures de cours en première et en deuxième année, c'est en troisième année que la formation s'intensifie, à travers l'option entrepreneuriat. Les étudiants alternent pendant un semestre une semaine de cours avec trois semaines de développement de leur projet personnel. Un travail à plein temps encadré par un professeur dédié et réalisé dans l'incubateur de l'école.
- Incubateur. Telecom & Management Sud-Paris peut accueillir une quinzaine de projets avec coaching mensuel, équipement informatique, accès aux laboratoires de l'INT Telecom (autre école du groupe) et possibilité de financement via la fondation Télécom, regroupant Telecom ParisTech et Telecom Bretagne.
- Bilan. En 2007, quatre étudiants ont créé leur entreprise.


Il existe une école de formation d'entrepreneurs: Team Entrepreneur, qui a pour vocation d'apprendre à entreprendre par l'action et l'apprentissage en équipe. Cette initiative est portée par une équipe d'entrepreneurs de l'Ouest qui ont découvert en Finlande un modèle radicalement différent pour développer l'entrepreneuriat. Team Entrepreneur repose sur des méthodes pédagogiques très innovantes: - Il n'y a pas de cours mais un encadrement et un accompagnement permanent, avec contrôle continu et challenge de fin d'année. - L'apprentissage se fait en équipe. - Chacun a le soutien de chefs d'entreprises expérimentés. - L'école est reliée à un réseau européen d'étudiants toniques et créatifs. Pour en savoir plus: TEAM Entrepreneur ANGERS Tél: 02.53.91.93.31 www.team-entrepreneur.eu - Dès le premier jour, l'équipe crée une vraie entreprise.
C'est super ces écoles où on est formé pour devenir entrepreneur. Après un LEA Anglais-Allemand, donc pas dans une école citée plus haut, j'ai voulu créer mon entreprise. Je ne savais pas vraiment quoi faire. J'ai suivi un atelier chez Tallic qui m'a permis de trouver une idée super : un bus itinérant pour enseigner l'anglais dans des halte-garderies dans plusieurs villages. Si ça peut intéresser ceux qui n'ont pas encore trouvé leur idée, voici leur site : http://e.tallic.googlepages.com/formation112
Bonjour, L'ecole IFAG(Ecole Supérieur de Management)Notammentà LYON ne fait-elle pas partie des meilleurs écoles pour devenir entrepreneur? Je suis actuellement en LP Maintenance en alternance chez Spie Uckange.J'ai été accepté au concour dellta IFAG et j'aimerais votre avis. Pouvez vous me donner votre avis sur cette école? Cordialement R.Dugat
J'ai fait partie de la première promotion à l'Ecole des Mines d'Alès qui "expérimentait" la nouvelle pédagogie d'Ingénieur Entrepreneur™. C’était il y a plus de 8 ans. Le cursus à l'époque a été adapté afin d'y inclure des spécificités du Master HEC Entrepreneur (missions de terrain) grâce à un partenariat avec HEC. Cela me laisse un excellent souvenir. Imaginez, au cours de ces missions on découvrait en une matinée que l'on allait avoir un mois pour résoudre le problème d'une entreprise, avec obligation de moyen et l’aide de deux autres étudiants que l'on a pas choisi, dans un endroit que l'on a pas forcément choisi et surtout dans un domaine potentiellement nouveau. Il y a plus de 8 ans, j'ai eu l'occasion grâce à l'Ecole des Mines d'Alès , en école d’ingénieur généraliste qui se respecte, de faire une étude de marché sur des équipements électroniques, suivie d'une étude sur un produit de bricolage grand public (analyse de la valeur et validation de dossier technique) me plongeant dans la conception mécanique et la gestion de production. Enfin une mission d'organisation d’un atelier de céramique (modélisation des flux de production et étude d'amélioration des conditions de travail)… Maintenant je suis chef de produit dans l’informatique et bien que cela ne paraisse pas évident à priori, je dois admettre que toutes ces expériences me sont tous les jours d’une grande aide (faculté d’adaptation rapide, ouverture d’esprit, mobilité professionnelle). Tout ça pour dire qu’une pédagogie basée sur l’entreprenariat, ce n’est pas seulement apprendre à créer une entreprise mais c’est aussi fournir aux étudiants les outils et l’expérience pour s’adapter rapidement à toutes les situations professionnelles, pour stimuler l’innovation et la création d’activité d’une manière générale. Je suis donc content que plusieurs écoles proposent ce genre de cursus.
Eleve en quatrième année à Iteem, je suis également très heureux de nous retrouver en bonne position dans ce classement. On noter toutefois quelques précisions : deux entreprises créés pour la première promotion, effectivement, mais cela fait plus de deux élèves créateurs, puisque monsieurparking.com par exemple est lancé par 4 élèves. Notons aussi que la promotion n'a pas encore totalement finit son année, et que beaucoup ont choisi de gérer des projets d'entrepreunariat au sein d'entreprises existantes (intra-entrepreneurs) et ne sont pas comptabilisés ici. Enfin, au niveau des projets, les 4 projets ne sont pas fictifs puisque qu'au moins deux d'entre eux doivent être réalisés en partenariat avec des entreprises existantes ;) Dans tous les cas, heureux de voir qu'Iteem n'est plus la seule initiative à conjuguer enseignement technologique et managériale !
Je ne savais pas qu'il existait, en France, autant de possibilités, pour des jeunes et des moins jeunes, de se former à la " création d'entreprise" , et que de plus en plus de jeunes diplômés courageux se lancaient ainsi dans cette aventure de la création de leur propre entreprise, délaissant la trop confortable et facile solution de devenir, à la sortie de leur école, simples salariés, sans lustre, d'une grande entreprise ! Accessoirement, je note que l'ESSEC, école dont j'ai l'honneur d'être diplômé, figure en très bonne place dans votre liste de ces écoles françaises qui accompagnent leurs élèves dans leur démarche de création avec 14 projets aboutis pour la seule année 2007 ! Cela pourra sembler, probablement, un peu présomptueux de ma part, mais je me permets d'adresser toutes mes félicitations à ces dirigeants d'un nouveau style dont l'économie française ne peut se passer aujourd'hui et dont leur démarche contribue à assurer son avenir ! Antoine GED
Je me félicite de voir que des formations spécifiques à l'entrepreneuriat existent, aujourd'hui, en si grand nombre dans nos écoles françaises d'ingénieurs ou de commerce ; C'est avec plaisir que je note que 14 créations d'entreprises ont été enregistrées à l'ESSEC pour la seule année 2007, ce qui la place en tête de toutes les autres écoles citées dans ce reportage ! Cordialement, Antoine GED
