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Lancement du projet 

 

Les meilleures écoles pour devenir entrepreneur

Maxime amiot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 18/04/2008
 
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LES CHALLENGERS

Ecoles d'ingénieurs

> Ensam (École nationale supérieure d'Arts et Métiers), Paris
- Cursus. Depuis septembre 2007, l'école a entièrement revu son programme de formation. Après une action de sensibilisation en première année (témoignages de jeunes créateurs), les étudiants peuvent dès la deuxième année intégrer la filière création d'entreprise (24 places disponibles). Ils travaillent alors à plein temps sur un projet personnel (600 heures de travail personnel sur l'année) et reçoivent des cours sur des aspects juridiques et business (propriété intellectuelle, choix des statuts, marketing, financement).
- Incubateur. L'incubateur de l'école récemment mis en place dispose de huit bureaux équipés et offre un accompagnement par un professeur référent.

> EPMI (École d'électricité, de production, et des méthodes industrielles), Cergy-Pontoise (95)
- Cursus. Les élèves réalisent en première année une étude de marché sur le projet de leur choix. Seuls les meilleurs dossiers sont ensuite poursuivis en deuxième année, via 32 heures de travaux pratiques, encadrés par un professeur référent. Un fonctionnement très professionnel : chaque étudiant est une ressource, et peut être « licencié » s'il ne s'implique pas assez. En troisième année, les porteurs de projet de création peuvent allouer leur stage de fin d'étude à leur idée, et disposent de liens privilégiés vers l'incubateur régional ou celui de l'Essec.

> École supérieure d'informatique, électronique, automatique (Esiea), Paris et Laval (53)
- Cursus. Outre une première année de sensibilisation, les élèves peuvent travailler sur un projet de création en deux temps : une étude de marché réalisée en deuxième année (cinq heures de cours ainsi que du travail personnel), puis un business plan sur le même modèle. A l'issue, ils doivent savoir présenter leur projet en cinq minutes au téléphone, ou en dix minutes à l'oral devant des investisseurs. S'il le souhaite, le futur créateur peut convertir l'ensemble de ses stages d'école (soit onze mois) sur son projet et être accompagné par un professeur référent.

« J'ai surtout consacré du temps à faire avancer mon projet ! »
Benjamin Cohen, diplômé de l'ESC Troyes, fondateur de Yelloh, en septembre 2006

En intégrant l'ESC Troyes, Benjamin Cohen pensait déjà à créer son entreprise sur le web, sans avoir d'idée précise. Ce n'est qu'en troisième année que le jeune homme imagine une agence de communication proposant des conseils sur le développement et la conception graphique de sites web. Outre des cours sur le montage du business plan et sur les techniques de référencement sur internet, Benjamin travaille sur son temps libre, avec l'aide d'un professeur de l'école, et dépose les statuts de sa société en fin de scolarité, en septembre 2006. Il a déjà quelques clients en portefeuille.

« J'avais épluché les petites annonces des journaux locaux, ce qui m'avait permis de monter le site internet d'un restaurateur », explique-t-il. Mais c'est en mars 2007, en sortant de l'école, que Benjamin peut se consacrer totalement à son projet : il s'installe à Paris et s'associe avec un expert technique de l'internet, qui devient son directeur de production. Aujourd'hui, Yelloh possède déjà une quinzaine de clients et a réalisé, sur les deux premiers mois de l'année 2008, 30 000 euros de chiffre d'affaires.

> Université de technologie Compiègne (UTC) (60)
- Cursus. En première année, les étudiants développent un projet à composante technologique sur un semestre : une heure de cours par semaine, ainsi que 200 heures de travail personnel. Outre la présentation classique d'un business plan, ils devront convaincre un jury d'investisseurs en cinq minutes. Et les cinq meilleures idées se verront octroyer une aide aux jeunes créateurs de la part d'Oséo. En deuxième et troisième années, les étudiants souhaitant poursuivre leur projet peuvent s'y consacrer un après-midi par semaine et sont suivis par des professeurs et un business club d'anciens élèves. Des cours (60 heures) sont également proposés (juridique, marketing innovation, finance entrepreneuriale), tandis que le projet d'étude (six mois) peut être consacré à la réalisation du stage.

Ecoles de commerce et de management

> ESC Bretagne brest (29)
- Cursus. En troisième année, les élèves peuvent profiter de 42 heures de cours spécifiques puis travaillent sur un projet de création (le leur ou celui d'un jeune créateur). A tout moment, ils peuvent rejoindre l'incubateur de l'école, mis en place depuis 2006, pour l'ensemble (10 mois) de leurs périodes de stage. Originalité du dispositif : la possibilité d'effectuer un apprentissage au sein de l'incubateur. Les élèves travaillent alors pour le compte de jeunes créateurs et se frottent aux réalités de la création.
- Incubateur. L'ESC Bretagne fait la différence dans cette catégorie en proposant un incubateur d'une capacité de sept projets, avec coaching personnalisé et liens vers des organismes business angels régionaux).

> ESC Chambéry (73)
- Cursus. Des cours classiques sont proposés en première année (juridique, business plan, finance), suivis d'un projet fictif de création (un jour par semaine durant tout le second semestre). L'objectif : bâtir un plan d'affaires et le soutenir devant un jury de professeurs et de banquiers (la Banque populaire des Alpes octroie trois prix de 1 000 euros pour les meilleurs dossiers). En deuxième année, la spécialisation « entrepreneuriat et TPE-PME » permet aux étudiants de suivre des cours spécifiques à la création étalés sur trois mois et demi à plein temps. Ils peuvent également faire avancer leur projet personnel en y consacrant leur stage, et effectuer une troisième année en alternance : une semaine à l'école, une semaine sur leur projet.

 
 
 
VOS REACTIONS
16/06/2008 20:22:38 - Cyril Maury

Il existe une école de formation d'entrepreneurs: Team Entrepreneur, qui a pour vocation d'apprendre à entreprendre par l'action et l'apprentissage en équipe. Cette initiative est portée par une équipe d'entrepreneurs de l'Ouest qui ont découvert en Finlande un modèle radicalement différent pour développer l'entrepreneuriat. Team Entrepreneur repose sur des méthodes pédagogiques très innovantes: - Il n'y a pas de cours mais un encadrement et un accompagnement permanent, avec contrôle continu et challenge de fin d'année. - L'apprentissage se fait en équipe. - Chacun a le soutien de chefs d'entreprises expérimentés. - L'école est reliée à un réseau européen d'étudiants toniques et créatifs. Pour en savoir plus: TEAM Entrepreneur ANGERS Tél: 02.53.91.93.31 www.team-entrepreneur.eu - Dès le premier jour, l'équipe crée une vraie entreprise.

05/05/2008 14:56:42 - Carole

C'est super ces écoles où on est formé pour devenir entrepreneur. Après un LEA Anglais-Allemand, donc pas dans une école citée plus haut, j'ai voulu créer mon entreprise. Je ne savais pas vraiment quoi faire. J'ai suivi un atelier chez Tallic qui m'a permis de trouver une idée super : un bus itinérant pour enseigner l'anglais dans des halte-garderies dans plusieurs villages. Si ça peut intéresser ceux qui n'ont pas encore trouvé leur idée, voici leur site : http://e.tallic.googlepages.com/formation112

22/04/2008 15:37:06 - Dugat

Bonjour, L'ecole IFAG(Ecole Supérieur de Management)Notammentà LYON ne fait-elle pas partie des meilleurs écoles pour devenir entrepreneur? Je suis actuellement en LP Maintenance en alternance chez Spie Uckange.J'ai été accepté au concour dellta IFAG et j'aimerais votre avis. Pouvez vous me donner votre avis sur cette école? Cordialement R.Dugat

21/04/2008 20:40:00 - Nicolas H.

J'ai fait partie de la première promotion à l'Ecole des Mines d'Alès qui "expérimentait" la nouvelle pédagogie d'Ingénieur Entrepreneur™. C’était il y a plus de 8 ans. Le cursus à l'époque a été adapté afin d'y inclure des spécificités du Master HEC Entrepreneur (missions de terrain) grâce à un partenariat avec HEC. Cela me laisse un excellent souvenir. Imaginez, au cours de ces missions on découvrait en une matinée que l'on allait avoir un mois pour résoudre le problème d'une entreprise, avec obligation de moyen et l’aide de deux autres étudiants que l'on a pas choisi, dans un endroit que l'on a pas forcément choisi et surtout dans un domaine potentiellement nouveau. Il y a plus de 8 ans, j'ai eu l'occasion grâce à l'Ecole des Mines d'Alès , en école d’ingénieur généraliste qui se respecte, de faire une étude de marché sur des équipements électroniques, suivie d'une étude sur un produit de bricolage grand public (analyse de la valeur et validation de dossier technique) me plongeant dans la conception mécanique et la gestion de production. Enfin une mission d'organisation d’un atelier de céramique (modélisation des flux de production et étude d'amélioration des conditions de travail)… Maintenant je suis chef de produit dans l’informatique et bien que cela ne paraisse pas évident à priori, je dois admettre que toutes ces expériences me sont tous les jours d’une grande aide (faculté d’adaptation rapide, ouverture d’esprit, mobilité professionnelle). Tout ça pour dire qu’une pédagogie basée sur l’entreprenariat, ce n’est pas seulement apprendre à créer une entreprise mais c’est aussi fournir aux étudiants les outils et l’expérience pour s’adapter rapidement à toutes les situations professionnelles, pour stimuler l’innovation et la création d’activité d’une manière générale. Je suis donc content que plusieurs écoles proposent ce genre de cursus.

21/04/2008 16:59:00 - Maxime Hurtrel

Eleve en quatrième année à Iteem, je suis également très heureux de nous retrouver en bonne position dans ce classement. On noter toutefois quelques précisions : deux entreprises créés pour la première promotion, effectivement, mais cela fait plus de deux élèves créateurs, puisque monsieurparking.com par exemple est lancé par 4 élèves. Notons aussi que la promotion n'a pas encore totalement finit son année, et que beaucoup ont choisi de gérer des projets d'entrepreunariat au sein d'entreprises existantes (intra-entrepreneurs) et ne sont pas comptabilisés ici. Enfin, au niveau des projets, les 4 projets ne sont pas fictifs puisque qu'au moins deux d'entre eux doivent être réalisés en partenariat avec des entreprises existantes ;) Dans tous les cas, heureux de voir qu'Iteem n'est plus la seule initiative à conjuguer enseignement technologique et managériale !

20/04/2008 12:32:27 - Antoine GED

Je ne savais pas qu'il existait, en France, autant de possibilités, pour des jeunes et des moins jeunes, de se former à la " création d'entreprise" , et que de plus en plus de jeunes diplômés courageux se lancaient ainsi dans cette aventure de la création de leur propre entreprise, délaissant la trop confortable et facile solution de devenir, à la sortie de leur école, simples salariés, sans lustre, d'une grande entreprise ! Accessoirement, je note que l'ESSEC, école dont j'ai l'honneur d'être diplômé, figure en très bonne place dans votre liste de ces écoles françaises qui accompagnent leurs élèves dans leur démarche de création avec 14 projets aboutis pour la seule année 2007 ! Cela pourra sembler, probablement, un peu présomptueux de ma part, mais je me permets d'adresser toutes mes félicitations à ces dirigeants d'un nouveau style dont l'économie française ne peut se passer aujourd'hui et dont leur démarche contribue à assurer son avenir ! Antoine GED

20/04/2008 07:37:14 - Antoine GED

Je me félicite de voir que des formations spécifiques à l'entrepreneuriat existent, aujourd'hui, en si grand nombre dans nos écoles françaises d'ingénieurs ou de commerce ; C'est avec plaisir que je note que 14 créations d'entreprises ont été enregistrées à l'ESSEC pour la seule année 2007, ce qui la place en tête de toutes les autres écoles citées dans ce reportage ! Cordialement, Antoine GED

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