

Cuisine japonaise, préparation de verrines, recettes de grands chefs... Depuis quelques années, les cours de cuisine se déclinent à toutes les sauces. Ce business fort alléchant cache cependant quelques subtilités. Mode d’emploi pour se lancer.
Les Français aux fourneaux ! D’après un sondage réalisé par Unilever, 84 % se disent fiers de préparer un bon repas pour leurs proches ou leurs amis. Ils s’arrachent les livres de recettes, échangent leurs secrets de marmiton sur les blogs culinaires et se montrent friands en cours de cuisine. La demande explose au point que, pour participer à certains ateliers, il faut parfois attendre jusqu’à 3 mois !
Il n’existe pas de chiffres officiels sur le secteur mais d’après l’A pce (agence pour la création d’entreprise), il existerait environ 200 chefs à domicile déclarés, mais combien au noir ? Sur Google, une simple recherche sur le thème « cuisine à domicile » donne plus de 900 000 réponses. C’est dire si le marché est florissant mais aussi ... encombré.
On trouve sur le secteur tout à la fois :
- des chefs de grands restaurant réputés qui lancent leur école de cuisine (Alain Ducasse, Le Nôtre, le Ritz),
- des traiteurs qui proposent de livrer à domicile ou de préparer tous les ingrédients (Les Dîners de Bérénice),
- des cours municipaux à des prix défiant toute concurrence (à Paris notamment),
- des cours de cuisine en ligne (www.marmiton.org)
- des magasins qui voient avec ce genre de prestations le moyen de développer leurs activités (comme l’enseigne Du bruit dans la cuisine)
- et bien évidemment des entrepreneurs désireux de vivre une aventure culinaire en créant des cours de cuisine
Reste à trouver le bon concept ! Le créateur doit avant définir le type de prestations qu’il souhaite créer : cours de cuisine dans un atelier, au domicile du client,... Et aussi le type de cuisine qu’il va enseigner : gastronomique, exotique, pour les enfants, autour des épices, du chocolat.... « Nous nous sommes spécialisés sur la cuisine inventive, facile à faire. Notre recette phare est le dos de cabillaud laqué au miel de soja » explique François Bergerault, co-fondateur avec son frère de l’Atelier des chefs en 2004, qui compte aujourd’hui 8 ateliers et bientôt un à Londres.
Tous les créneaux sont loin d’être pris. Il n’y a parfois qu’un seul prestataire dans certaines grandes villes de province alors que la demande est importante. L’APCE indique par exemple qu’à Paris, il manque des cours de cuisine pour enfants le samedi.
Il peut être intéressant de s’inspirer de certains concepts étrangers. Aux Etats-Unis, le réseau Dinner A’Fare propose depuis quelques années de la cuisine d’assemblage. Les clients peuvent composer leur menu suivant des recettes fournies par l’enseigne et emporter chez eux tous les ingrédients pour les réaliser. Les légumes sont préalablement lavés et coupés, la viande et le poisson sont préparés.
Les cours de cuisine peuvent s’adresser à deux types de clientèle : les particuliers qui veulent apprendre la cuisine pour mieux recevoir leurs amis et les entreprises qui trouvent là un moyen convivial et fédérateur de motiver leurs équipes.
La clientèle des particuliers se décompense en les personnes qui ont du temps et celles qui en ont moins. Il est donc judicieux de prévoir des horaires et des séances adaptés. « Pour les actifs pressés, nous proposons tous les midis une formule phare « l’encas », une demi-heure pour concevoir un plat, une demi-heure pour le manger. Pour ceux qui ont plus de temps, nous avons également des cours de 2 ou 3 heures. Les soirées sont réservées aux entreprises « poursuit François Bergerault.
Pour démarrer, plusieurs solutions s’offrent en fonction des fonds dont dispose l’entrepreneur. Avec moins de 50 000 euros, il est possible de démarrer au domicile des clients. Des ustensiles de cuisine, des caisses frigorifiques et un véhicule sont cependant nécessaire. Entre 50 000 et 100 000 euros, on peut créer un atelier, c’est à dire un local aménagé pour cuisiner (cuisinière, batterie de cuisine, table, stockage des aliments...). « L’investissement en matériel est important. J’y ai consacré au moins 20 000 euros » déclare Geneviève Lenain, créatrice en 2006 de l’Ecole des Gourmets.


Bonjour, je me presente je m'appelle Loic et j'ai 21ans. J'ai 5ans d'experience dans le métier de cuisinier dans différents types de restaurants et j'aurai souhaité avoir quelques conseils, car je désire devenir cuisinier à domicile à mon compte. J'aurai environ que 10000euros d'apport. Domicilié dans un secteur peu exploité, j'aurai aimé savoir si avec mon jeune âge et mon budjet assez faible ma mission est bonne ou bien suicidère? quels sont vos conseils? en espérant une reponse de votre part. Merci. loic.
Bonjour, Avant tout merci pour cet article traitant d'un marché porteur, peu analysé ou jamais de manière aussi précise. Petite remarque, vous évoquez la cuisine d'assemblage comme d'un concept n'ayant pas encore franchis l'Atlantique. Or quelques entreprises parisiennes (15ème) le développent depuis plusieurs mois. Bien à vous. Annabelle