

L’aventure de la création d’entreprise vous tente, mais avez-vous bien évalué votre nouvelle vie professionnelle ? Avant de vous lancer, testez vos motivations, et posez-vous les bonnes questions avec cet extrait de Travailler en solo, publié par L'Express.
Vous souhaitez approfondir ce sujet ? Lisez l'intégralité du livre dont cet article est extrait :
Travailler en solo, publié par L'Express (Groupe Express Édition).
Ne plus avoir de patron, travailler à son rythme, il y a beaucoup de bonnes raisons de devenir solo.
> Pour Suzel Gaborit-Stiffel, coach de dirigeants, spécialiste des PME et de l’évolution professionnelle, « la toute première et la meilleure des raisons est certainement d’en avoir le tempérament ! Il y a des gens qui sont faits pour cela. Mais c’est quelque chose qui se vérifie. C’est pourquoi je fais faire à mes clients qui pensent qu’ils ont cette fibre “entrepreneuriale” tout un travail pour s’en assurer ».
> Autre bonne raison de devenir indépendant pour Suzel Gaborit-Stiffel, les modifications de contexte familial : « Les problèmes liés à la mobilité, la nécessité de suivre un conjoint qui est muté, par exemple. Autre cas classique, une femme qui veut mieux moduler son temps en fonction de l’âge de ses enfants et qui fait le choix de l’indépendance pour mieux s’adapter à leurs besoins. Si ses contraintes familiales ne lui permettent pas d’évoluer dans un cadre fixe, c’est un bon moyen de continuer à travailler, tout en préservant son employabilité. »
> Dernière bonne raison de choisir l’indépendance énoncée par Suzel Gaborit-Stiffel : « L’envie de développer de nouvelles idées, notamment dans les métiers créatifs, mais aussi dans d’autres secteurs, quand le cadre classique de l’entreprise n’offre pas d’opportunités de le faire. »
> « Il y a beaucoup de bonnes raisons de devenir free-lance, relève Michel Paysant, consultant en communication et président de l’Observatoire des solos. Pouvoir exercer ses compétences professionnelles hors des pressions administratives et commerciales qu’on ne maîtrise pas, avoir envie de choisir pour qui on travaille, ne plus avoir à attendre sans fin des directives venues d’en haut… Quand une telle décision est prise, c’est un grand plaisir de se dire : “Maintenant, je décide de ce que j’ai envie de faire, je suis à la fois le patron et l’exécutant.” Le choix de ce statut survient souvent après un déclic, une prise de conscience : à l’origine, il y a souvent une envie de travailler dans de meilleures conditions, en étant plus en phase avec ses principes. Quelques personnes, mais cela reste marginal, font ce choix pour garder une activité professionnelle tout en menant à bout un autre projet : reprendre leurs études, écrire un livre, etc. »

