> > Créer ma boîte > Toutes les étapes de la création d'entreprise > Démarche commerciale

Démarche commerciale 

 

Qu'est-ce qu'une bonne idée de business ?

Christelle Fleury et Aurore Dohy (extrait de Trouver son idée de business, éditions L'Entreprise. | LEntreprise.com | Mis en ligne le 16/05/2007
 
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer cet article
  • Envoyer cet article à un ami
 
 
 
Pour en savoir plus

Pour vous aider à identifier les bons créneaux et développer vos idées, lisez l'intégralité du livre dont cet article est extrait :

Trouver son idée de business, éditions L'Entreprise.

Pour que vous puissiez transformer les tendances en idées, vous devez vous les approprier, elles doivent vous toucher au plus profond de vous-même et rencontrer quelque chose que vous aviez déjà détecté mais pas forcément formulé. Vous pourrez éventuellement avoir besoin de quelqu’un pour formaliser vos idées, pour remettre le tout en cohérence et bâtir des schémas d’organisation, mais vous ne parviendrez à vous approprier la tendance que si vous la portez déjà en vous. »

QU'EST-CE QUI NOUS EMPÊCHE D'AVOIR DES IDÉES ?

Nous sommes tous capables d’avoir des idées et pourtant, nous n’en avons pas toujours sur commande. Qu’est-ce qui nous bloque ?

Les tueurs de projets
« Attention aux tueurs de projets, prévient Laurent Edel. Ce sont ceux qui découragent, qui démotivent et finissent par paralyser les personnes hésitantes, les plus fragiles, celles qui sont sensibles à ce qu’on leur dit. Les tueurs de projets affirment que “ça ne marchera jamais”, que, “si c’était une bonne idée, quelqu’un l’aurait déjà réalisée” ou encore qu’”à ce prix-là, ça ne vaut rien”. Les sadiques demandent “quelle sera ta légitimité à vendre ?” ou “pourquoi les clients viendraient-ils te voir ?”. Les parents s’inquiètent et disent : “réfléchis bien”, “es-tu bien sûr de ton choix ?”, “le salariat, c’est quand même bien” et, bien sûr, “et si tu échoues ?”. Les pervers affirment que “des grosses boîtes l’ont déjà tenté et s’y sont cassées les dents” ou “tu n’as pas assez de cran”. Enfin, les désabusés ressassent “à quoi bon, tout est déjà fait” ou encore “trois entreprises sur cinq échouent dans les cinq premières années”. »

L’autocensure
Brice Challamel affirme que « le grand danger, c’est de ne pas laisser du temps à son idée, la critiquer instantanément ou laisser les autres la critiquer. De façon naturelle et spontanée, on se fait l’avocat du diable. On est même parfois suffisamment fort pour critiquer l’idée avant même de l’avoir eue. On a souvent un tel réseau de contraintes intérieures que l’idée n’a pas d’espace pour germer. Cette façon de faire nous conduit à abandonner. Or, être créatif, c’est avant tout avoir la qualité d’imaginer sans juger. »

Les grilles d’analyse
Olivier Badot, directeur scientifique du master E-business de l’ESCP-EAP, confirme : « Attention à rester très ouvert lors de vos premières observations de terrain. On a peu de chance de découvrir des choses nouvelles lorsque l’on sait à l’avance ce que l’on cherche et où chercher. Essayez autant que possible de ne pas planifier votre enquête et laissez-vous porter. Toute grille d’analyse préalable vous empêchera de découvrir de nouvelles choses. Après le terrain, viendra le moment du débriefing à partir duquel émergeront les premières pistes. Les Américains appellent cela le “trolling”, c’est-à-dire la pêche à la traîne. Car il s’agit bien de cela : commencez par lancer votre ligne, vous verrez bien ce que vous attraperez. »

L’atmosphère de pessimisme généralisé
L’un des commandements de Laurent Edel est le suivant : « Éteignez la télévision ! C’est symbolique, bien sûr, mais il faut parvenir à prendre de la distance par rapport à tout ce bruit autour de nous qui dit que c’est foutu, qu’il n’y a plus rien à faire, que la période est trop difficile, que c’était mieux avant. Ce bruit-là incite à rester dans son lit, pas à monter son entreprise. »

PEUT-ON TROUVER UNE IDÉE PAR HASARD ?

De nombreux mythes sur les inventeurs d’idées géniales laissent entendre que le hasard ou la chance sont souvent la clé de la découverte. Est-ce aussi simple dans la réalité ?

La découverte de l’idée peut être accidentelle
« Il arrive que l’idée surgisse de façon accidentelle, explique Laurent Edel. Exemple-type : quelqu’un trouve une astuce ou fabrique un objet pour répondre à un besoin personnel. L’astuce plaît aux amis et à la famille et par le biais du bouche-à-oreille devient un business, alors qu’il n’avait jamais été question de ça au départ. C’est ce qui est arrivé à une mère de famille aux États-Unis qui avait inventé des pinces pour que ses enfants ne puissent plus dérouler le papier toilette sans fin. Et bien, à partir de cette idée, elle a conçu des boutiques, des labels et également un réseau de produits inventés par les parents. Son invention lui a finalement rapporté plus d’un million d’euros. »

 
 
Expert Mag