

Nous avons tous des idées. Mais parmi elles, comment identifier la « bonne » idée , celle qui sera le départ du meilleur créneau pour créer votre entreprise ? Extraits de Trouver son idée de business, éditions L'Entreprise.
Pour vous aider à identifier les bons créneaux et développer vos idées, lisez l'intégralité du livre dont cet article est extrait :
Trouver son idée de business, éditions L'Entreprise.
L’idée doit venir de soi
« Il n’y a pas de bonne idée en soi, affirme Dominique Mentha, responsable du centre de formation de l’APCE (Agence pour la création d’entreprises) et spécialiste de la recherche d’idées. Le premier critère, c’est de savoir si l’idée convient à la personne ou non, s’il y a une “adéquation homme-projet”. Pour qu’une idée soit bonne, il faut partir de son projet personnel, partir de soi, de ses goûts et aspirations. Autrement dit, lorsqu’on crée une entreprise, il faut se faire plaisir et non subir. Dans les périodes de restructurations industrielles, par exemple, j’ai rencontré des personnes qui travaillaient dans les chantiers navals et qui se croyaient “foutues”. Ces personnes se sont dit : “Je vais racheter un bar-tabac : je dois bien savoir faire ça.” Mais il n’est pas envisageable de vivre six jours sur sept et du matin au soir dans un bar-tabac si on n’aime pas les discussions de comptoir ou si on n’est pas préparé à travailler avec son conjoint. »
Brice Challamel, fondateur du cabinet Act One de conseil en créativité, explique : « Quand vous créez votre entreprise, vous vous situez à la conjonction entre ce que vous pouvez apporter au marché et ce que le marché attend de vous. Pour savoir ce que le marché attend de vous, vous devez trouver ce que vous avez de spécifique, d’unique et d’irremplaçable, qui fait que votre entreprise aura du sens. Tant que vous ne le saurez pas, vous chercherez en vain des concepts dans l’air du temps, des idées à la mode, des sujets trouvés dans un livre ou développés par un ami et vous tomberez systématiquement à côté de la plaque parce que vous ne serez pas là où vous devriez être. Le fait que chacun d’entre nous soit unique et irremplaçable est la source ultime de créativité. »
Innovation et potentiel
Claude Rameau, président de l’association d’investisseurs individuels France Angels, détaille les caractéristiques d’une bonne idée pour le business angel : « Le degré de nouveauté, qu’on appelle aussi degré d’innovation, de l’idée ou du projet est essentiel. Il doit s’agir d’un projet à potentiel, la base d’un projet ambitieux qui puisse déboucher sur du chiffre d’affaires. Certes, on peut avoir une très bonne idée qui débouche sur un projet modeste mais les investisseurs analysent avant tout le potentiel de développement. »
L’évidence de la bonne idée
Selon Gérard Dorey, président du concours Lépine, il suffit de s’écouter : « On vous montre une invention et vous sentez qu’elle a un avenir. Vous regrettez même de ne pas y avoir pensé vous-même ! Exemple : Il n’y a qu’à voir les évolutions du téléphone portable, qui propose de plus en plus de services, du SMS à la vidéo en passant par la photo… Vous savez qu’elles sont en phase avec la période que nous vivons, avec notre façon de vivre et de communiquer les uns avec les autres. »
Les bonnes idées sont évidentes quand on les a trouvées. Mais leur origine est complexe. Espérer trouver une méthode infaillible pour les faire émerger est utopique. Divers éléments peuvent pourtant vous inspirer.
S’inspirer de son projet de vie
Pour Dominique Mentha, « l’idée d’entreprise doit se fonder sur un projet personnel fort. Ainsi, celui qui a eu de nombreuses expériences professionnelles au sein d’un grand groupe peut vouloir créer une structure à échelle humaine. Celui qui habite en ville peut vouloir vivre à la campagne et travailler chez lui. Il faut se projeter, se demander si on aura plaisir, à long terme, à exercer cette activité ».
De ses idéaux
Laurent Edel, fondateur de Good Futur, conseiller en création d’entreprises, ajoute : « Vous êtes sensible à l’écologie et vous vous demandez comment apporter votre pierre à l’édifice. En fait, les possibilités sont infinies car chaque secteur de l’économie, que ce soient les transports, l’alimentation, l’habitat ou le tourisme, peut intégrer cette dimension. Par exemple, habituellement, lors de la rénovation d’un appartement ou d’une maison, on casse et on jette nombre de choses. Pourquoi ne pas créer l’Emmaüs vert et récupérer des matériaux de construction, des planchers, des portes, des baignoires pour les mettre au dépôt où d’autres pourront les racheter ? »

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