
Sécurité Sociale, caisse de retraite, ASSEDIC...comment s'y retrouver avec cet extrait de "Travailler en solo", édité par L'Express
Solo avec le statut de salarié (portés, journalistes pigistes, intermittents du spectacle) : les cotisations sociales sont directement prélevées sur votre salaire brut par vos différents employeurs qui les reversent aux organismes concernés (Sécurité sociale, caisse de retraite, ASSEDIC, etc.). Ces solos-là sont considérés comme des travailleurs salariés et bénéficient des droits liés à ce statut : Sécurité sociale, retraite, ASSEDIC.
Solo auteur ou artiste : seules la
CSG (contribution sociale
généralisée) et la CRDS
(contribution au remboursement
de la dette sociale) sont prélevées
par l’employeur ou le client sur les
droits d’auteur. L’auteur ou l’artiste
doit donc s’inscrire aux AGESSA
(Sécurité sociale des auteurs) ou à
la Maison des artistes (pour les
arts graphiques et plastiques) et
déclarer ses bénéfices tous les ans
afin que soit estimé le montant des
cotisations à verser à l’organisme
choisi. Les solos artistes ou
auteurs bénéficient de la Sécurité
sociale, de la retraite sous réserve
de cotisation, mais n’ont pas accès
aux ASSEDIC.
Pour en savoir plus :
www.agessa.org et
www.lamaisondesartistes.fr.
Solo indépendant ou en entreprise : les solos installés en indépendants ou en entreprise unipersonnelle sont considérés comme des travailleurs non salariés. Pour bénéficier d’une couverture sociale (Sécurité sociale, retraite), ils doivent donc régler leurs cotisations directement à l’organisme de recouvrement qui leur aura été indiqué au moment de leur immatriculation ou de la constitution de leur société. Ces cotisations sont payées avec un décalage de dix-huit mois et calculées à partir du revenu professionnel (16,45 % du revenu pour la retraite de base, 7 % pour la retraite complémentaire, 6,5 % pour la Sécurité sociale, 5,4 % pour les allocations familiales). Il n’y a pas de couverture chômage et donc pas de cotisations ASSEDIC.
Solo auto-entrepreneur : il doit
s’acquitter d’un seul
prélèvement équivalent à 12 %
de son chiffre d’affaires mensuel
ou trimestriel pour toute activité
commerciale, 21,3 % pour une
activité libérale (taux toujours en
négociation à l’heure où nous
imprimons) ou à 21,3 % pour les
activités de service. Il n’est pas
soumis à la TVA et est exonéré de
taxe professionnelle pendant
trois ans à compter de la création
de son entreprise. S’il ne réalise
aucun chiffre d’affaires, l’autoentrepreneur
ne paie aucune
charge. Cesser son activité
n’entraîne aucun frais.
Pour en savoir plus :
www.urssaf.fr. Sur ce site, vous
pouvez vous renseigner (espace
dédié aux indépendants), mais
aussi simuler le montant de vos
cotisations, et les régler !
Solos à domicile : ce qu'il faut savoir avant de vous installer
Les formalités pour devenir auto-entrepreneur
Extrait de « Travailler en solo », collection 100 conseils de pro, L'Express

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