
Pour tester le marché en minimisant les risques, le portage est une solution. Il permet de concilier salariat et activité indépendante. Mais gare aux frais et aux arnaques !
La galère du solo, c'est de créer sa boîte et de crouler sous une avalanche de formulaires administratifs. Comment y échapper ? En ayant, par exemple, recours au portage salarial. Plus de 15 000 personnes utilisent aujourd'hui cette solution, à mi-chemin entre l'intérim et le travail indépendant. Un beau développement pour une activité qui a démarré en 1985 avec l'offre de sociétés de portage dont le métier est de transformer des factures en salaire, moyennant une commission de gestion. Le rêve de la création d'entreprise avec « zéro papier et zéro risque » est devenu une réalité. Bénéficiant de la couverture sociale des salariés, les portés conservent leurs droits aux Assedic... en cas de « dépôt de bilan ». Créé en 1998, le Syndicat national des entreprises de portage salarial (Sneps) recense aujourd'hui une centaine de sociétés de ce type contre une cinquantaine en 2002. Mais les canards boiteux dans cette jeune profession prolifèrent. Aussi les membres du Sneps - ils sont seize à ce jour - se sont-ils engagés à respecter une charte de déontologie. Une démarche utile, car cette nouvelle formule est encore méconnue et le porté ne sait pas toujours repérer les arnaques.
