
A cette époque, internet ouvre un espace permettant de valoriser ses acquis. C’est en « fermant boutique » progressivement - il n’en reste que quatre actuellement - et en utilisant ce média qui abolit les frontières que le fleuriste va conquérir un marché bien plus vaste. François de Maublanc mesure l’intérêt de son choix initial : « Les succursales nous ont donné le socle sur lequel nous avons construit Aquarelle.com, en 1997. Notre force marketing était un énorme avantage concurrentiel. Nous avons aussi évité la problématique de savoir qui fait la vente : la boutique, le site web ? Au final, c’est toujours Aquarelle. »
La solution virtuelle a donné des résultats bien réels : en dix ans, le chiffre d’affaires est passé de 10 à 30 millions d’euros, et 90 % des ventes se font par internet. « Dans une grande entreprise, on ne commence ni ne finit jamais rien, dit cet ancien d’Elf Aquitaine et Sanofi, plus attiré par l’idée de créer que par celle de faire carrière. Dans une PME, on compile des choses. Et quand on fonde une entreprise, l’objectif est clair, il faut que ça marche. Si c’est le cas, on sent que c’est grâce au travail de tout le monde. »

La maîtrise d’un savoir-faire technique, c’est l’assurance d’une légitimité forte. Sur un marché en perpétuel mouvement, rester sur ses acquis, c’est prendre le risque d’être un jour « has been » et de se retrouver en situation de crise. L’environnement, de surcroît, ne nous fait pas toujours de fleurs !
Des obstacles inévitables
Entreprendre, c’est oser et faire face à des obstacles probables ou imprévus. Certains d’entre eux se règlent rapidement, d’autres se transforment en impasses. L’erreur, c’est de s’entêter et de se considérer invulnérable. Diriger, c’est savoir s’entourer de personnes qui oseront vous dire : « Tu fais une bêtise... » Vérifiez !
Le moment opportun
Tout le monde est prêt à saisir une opportunité. Le plus difficile, c’est de se rendre compte que c’est le moment de le faire ! On reconnaît un succès à la façon dont sont évoquées les menaces du passé. C’est tellement plus facile de parler de ses erreurs lorsque les risques encourus se sont transformés en chance !
Croire à son projet
Tout entrepreneur tient à un moment donné des propos incantatoires du type : « Il faut que ça marche ! » ou « Nous vaincrons ! » Tout propos porteur de doute est alors exclu. Cependant, la pensée magique conduit soit au désastre, soit à la réalisation effective du désir quand la part de rêve devient réalité. Un entrepreneur sans rêve, c’est comme une histoire sans héros. Ça passe vite aux oubliettes. Proposer du rêve, c’est se donner la meilleure chance qu’il se réalise !


on peut comprendre que les clients ne sont pas toujours d'accord pour payer un peu plus cher.Mais,sachant que la réalisation prend du temps et coute de l'argent pourquoi pas leur proposer de réaliser eux memes leur compositions de bouquets et ainsi permettre aux vendeurs de conseiller,guider dans la conception des bouquets(idée?)
