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S'installer en solo 

Quelles sont les qualités indispensables pour devenir free-lance ?

Avant de s'installer en free-lance, mieux vaut être sûr d'avoir les atouts requis : gérer l'inconnu, trouver ses repères, savoir se vendre, maîtriser son stress... Evaluez votre adéquation avec ce mode de travail grâce à un extrait du livre Travailler en solo, publié par L'Express.

Sandrine Chesnel et Frédéric Mélot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 22/06/2007
 
 
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Pour en savoir plus

Vous souhaitez approfondir ce sujet ? Lisez l'intégralité du livre dont cet article est extrait :

Travailler en solo, publié par L'Express (Groupe Express Édition).

C’est acquis, tout le monde n’est pas capable de travailler en solo. Mais alors, quelles sont les qualités qui permettent de bien vivre cette façon de travailler ?

Gérer l’inconnu

Suzel Gaborit-Stiffel, coach de dirigeants, spécialiste des PME et de l'évolution professionnelle, estime qu’il faut tout d’abord avoir une bonne capacité à gérer l’inconnu : « On est une petite entreprise à soi tout seul ! Il faut savoir se donner des règles, s’autogérer, et avoir envie de grandir professionnellement dans la liberté. Mais avant de se lancer, plutôt que de se demander si on a les qualités nécessaires pour être indépendant, il faut se poser la question de la sécurité : qui dit indépendant, dit liberté, mais aussi absence de sécurité. Il y a des gens qui vivent très mal l’insécurité, qui n’ont pas envie de prendre des risques, d’explorer de nouveaux champs professionnels. Ceux-là doivent éviter de devenir indépendant, quitte à garder un poste fixe insuffisamment satisfaisant. »

Être l’entreprise de soi-même

Pour Max Cointe, manager conseil pour Freelance.com, « il faut savoir se trouver des repères tout seul. On doit s’étalonner par rapport à soi-même : ce n’est pas évident, il faut être armé pour ça. C’est une situation difficile pour les gens qui ont l’habitude de se comparer aux autres pour se rassurer. Être free-lance, c’est être l’entreprise de soi-même, c’est être à la fois le capital et l’outil de travail. Les bons free-lances savent se valoriser et choisir ce qui est bon pour eux. Preuve en est : même si l’offre de prestataires est supérieure à la demande, certains free-lances sont très demandés par les entreprises, notamment dans les domaines informatique et télécoms. Il faut donc être déterminé, et ne pas se laisser ballotter au gré des déceptions et des réussites ».

Ne pas chercher une alternative

En revanche, Mac Cointe met en garde ceux qui ne recherchent dans le statut de free-lance qu’une alternative à l’emploi salarié : « Ceux-là réussissent souvent moins bien. Il y a d’autres facteurs d’échecs à connaître : problèmes de formation, de compétences… Il faut se tenir en permanence au courant des évolutions technologiques, et des nouvelles méthodes de travail. Et il n’y a pas que le savoir-faire qui compte, il y a aussi le savoir être : savoir se vendre, entretenir des relations suivies avec les clients, etc. »

Être motivé

« Je ne pense pas qu’il faille avoir des qualités particulières pour devenir free-lance, explique Laurent Coquelin, chargé de mission Réseau professionnels autonomes à la CFDT Cadres, si ce n’est une très grande motivation. Il faut aussi savoir être proactif, c’est-à-dire aller au devant de ce qui nous est demandé ; et accepter l’idée d’une certaine prise de risque. »

Qualités en nombre

Pour Pascale Théobald, « il est important de savoir gérer le stress des fins de mois difficiles. Il faut aussi savoir s’organiser seul, être tenace, créatif. Un détail qui a son importance, il faut être prêt à se rendre joignable facilement : les réfractaires du mail doivent faire un effort ».

Savoir être seul

Chantal Carton constate que l’une des premières qualités du free-lance est de « savoir être seul. Il ne faut pas avoir peur de la solitude quand on travaille en indépendant. Il faut aussi être assez fort pour ne pas se remettre en question à chaque fois qu’une mauvaise nouvelle survient ».

En complément, Chantal Carton estime que « le soutien de l’entourage est très important pour la réussite du free-lance. Le conjoint doit comprendre et respecter la démarche du solo et savoir lui laisser le temps de trouver ses marques. À la pression sociale inévitable ne doit pas s’ajouter une pression familiale liée, par exemple, aux rentrées d’argent ».

 
 
 
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