

Chaque année, 61 % des salariés français savent frapper à la porte de leur boss pour discuter augmentation de salaire. Un comportement qui crée des écarts entre ceux qui osent et ceux qui fuient la négociation individuelle.
S’il n’est toujours pas coutumier de parler de son salaire en public, les Français n’hésitent pas à aborder cette question avec leur manager. Selon une étude de StepStone, spécialiste en gestion des ressources humaines, ils sont 61 % à négocier leur salaire chaque année et 5 % n’ont aucuns complexes à mettre le sujet sur le tapis plusieurs fois pas an. Un score qui n’atteint pas celui des Suédois (65 %) mais qui est bien supérieur à la moyenne européenne. Pour 40 % des salariés européens, discuter rémunération avec son supérieur reste tabou, les plus frileux étant les Italiens (46 %).
Il reste néanmoins 27 % des salariés français qui n’évoquent jamais ce sujet avec leur hiérarchie. « Pour les entreprises, cette situation peut s'avérer gênante, car les employés qui n'obtiennent aucune augmentation de salaire sont insatisfaits, et tôt ou tard ils seront amenés à chercher un autre emploi mieux payé, explique Valérie Vaillant, directrice générale de StepStone Online France. En ces temps où la “guerre des talents” fait rage, les entreprises ne devraient pas se risquer à perdre leurs bons éléments. »
Etude réalisée par StepStone, cabinet de gestion des ressources humaines, auprès de 27 000 personnes, dans huit pays européens : France, Allemagne, Norvège, Suède, Italie, Belgique, Danemark et Pays-Bas.
