
Un an après la crise du CPE, 93% des 18/24 ans ont une bonne opinion des PME et 68% des grandes entreprises françaises, selon un sondage réalisé par Opinion Way. Tous les détails de l'enquête...
L'entreprise et le monde du travail séduisent bigrement les jeunes : 74 % des 18/24 ans ont une bonne opinion générale sur les entreprises. Plus fort, 93 % ont une image positive des petites et moyennes entreprises (PME), dont 29 % une très bonne opinion.
Un peu moins plébiscitées par les jeunes, les grandes entreprises françaises récoltent néanmoins 68 % de bonne opinion, dont 14 % très bonne.
Les analystes expliquent cet écart par les différentes situations dans lesquelles se trouvent les jeunes. Etudiants, chômeurs ou salariés déjà en poste ont des points de vue divergents selon leur statut professionnel.
Ainsi les grandes entreprises françaises sont vues d’un bon œil par 70 % des étudiants, 68 % des jeunes actifs et 53 % des chômeurs. Les chiffres baissent concernant les grandes entreprises internationales, qui récoltent 54 % d'opinion favorable des étudiants, mais seulement 36 % des chômeurs.
Seules les PME rassemblent les avis des jeunes avec un score égal de 93 % chez les 18 à 24 ans. Bref, les jeunes encensent les PME.
L'adhésion à l'entreprise grimpe avec le diplôme
D’après le sondage, plus on est diplômé, plus on a une bonne image des entreprises. Etudiants et jeunes ayant un diplôme supérieur à la licence ont une opinion globalement positive des entreprises.
Les étudiants ont, à 78 %, une bonne opinion des entreprises, et seulement 22 % une mauvaise opinion (contre 42 % de mauvaise opinion chez les jeunes chômeurs et 28 % chez les jeunes ayant un emploi).
Voyant que près d’un jeune chômeur sur deux a une opinion négative des entreprises, les analystes considèrent le statut professionnel comme un critère d'adhésion ou non à l'entreprise. Le jeune sans emploi, se sentant exclu du marché du travail, va ainsi porter un jugement plus dur sur celles-ci.
Trois quarts des 18/24 ans, ayant une image positive des entreprises, leurs reconnaissent un réel « dynamisme » à 84 % et les trouvent « attrayantes » à 60 %.
Parallèlement, les opinions négatives portés par les jeunes sur les entreprises concernent, pour moitié, la relation employeurs/employés.
Les plus critiques sont les jeunes salariés. En effet, 36 % d’entre eux jugent mauvais les rapports de l’entreprise vis à vis de ses salariés, alors que seulement 16 % des chômeurs et 22 % des étudiants partagent cet avis.
Autre cible critique des 18/24 ans : les profits. Les jeunes pensent à 14 % que les firmes sont obsédées par leurs profits au détriment de leur employés.
Les profits faits sur fond de délocalisation sont porteurs de mauvaises ondes chez les jeunes, 7 % des jeunes considèrent que les entreprises délocalisent trop.