
A Grenoble, STMicroelectronics a lancé son plan de déplacements entreprise (PDE) en 2000. A cette époque, seuls 20 % des salariés prenaient un autre mode de transport que la voiture. Fin 2006, 53 % des 2 200 salariés du fabricant de semi-conducteurs ont abandonné l'« autosolisme » au profit du covoiturage, du vélo ou des transports en commun. Suivant la saison, entre 300 et 400 personnes viennent à bicyclette et bénéficient d'un parking couvert et de douches. A cela s'ajoutent un « kit sécurité » comprenant casque, brassard d'éclairage, gilet fluorescent, pompe anticrevaison, poncho et surchausses pour la pluie ainsi qu'un service « cyclojoker » qui permet de prendre le bus (éventuellement le taxi) en cas d'intempéries ou de grosse fatigue. « Nous allons également proposer une formule de vélos-taxis, en partenariat avec la Maison du vélo », annonce Pascale Poblet, chef de projet du PDE. Plus classique, l'entreprise prend en charge 80 % des abonnements de transports en commun, et propose une navette gratuite de la gare, en centre-ville, jusqu'au site. Les meilleures places de parking sont réservées aux salariés qui font du covoiturage. Et cinq voitures roulant au GNV (gaz naturel véhicule), une voiture hybride, trois vélos, dont un à assistance électrique, sont à la disposition des salariés qui ont des déplacements professionnels dans la journée.
Faire financer son PDE L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) finance 50 % de l'étude préparatoire d'un plan de déplacements entreprise réalisée par un cabinet extérieur. Les solutions choisies par l'entreprise peuvent être financées à hauteur de 20 % d'une assiette maximale de 300 000 euros. - Guide de l'Ademe : Réaliser un plan de déplacements entreprise, 92 pages, 25 euros. Disponible auprès des délégations régionales de l'Ademe. www.ademe.fr |
