

A force d’être dans l’action, nombre de responsables d’équipe oublient de surveiller leurs attitudes managériales. Erreur d’appréciation car, parmi les comportements à éviter, peut-être êtes-vous atteint sans le savoir du « syndrome du labrador ». Le connaissez-vous ?
« Miroir, dis-moi si je suis un bon manager ! » Pressés par les objectifs à tenir ou isolés dans leur bureau, nombre de responsables hiérarchiques oublient de prendre du recul et d’évaluer leurs attitudes vis-à-vis de leurs troupes. Fâcheuse erreur car, parmi les comportements à éviter, il y a le « syndrome du labrador ». Quels sont les symptômes de cette atteinte nocive ? Sans même s’en rendre compte (ou plus grave, en agissant consciemment), le manager relègue au placard les politesses d’usage. Il interrompt, apostrophe, convoque ses collaborateurs un peu comme on siffle son toutou quand on a besoin de lui ou quand la fin de la promenade a sonné. Voici les trois attitudes à éviter impérativement.
1. Les questions stupides
Les bureaux de Gérard (appelons-le ainsi) et de son responsable ne sont distants que d’une dizaine de mètres. Pourtant, le manager ne prend jamais la peine de se lever pour lui parler. Dès qu’une question ponctuelle lui traverse l’esprit, il décroche son téléphone et la pose sans réfléchir : « C’est à quelle heure déjà le briefing de demain ? ». Ou encore, « Euh, je t’appelais, mais en fait, c’est bon maintenant… ». Temps de communication : 10 secondes chrono. Et exaspération garantie à l’autre bout du fil. Sur la durée, servir d’aide-mémoire (ou de pense-bête) à son chef peut être dévalorisant.
Comment faire autrement ? Passez en revue le type de questions que vous posez à vos collaborateurs et faites désormais le tri. Beaucoup de questions « bêtes » trouvent leur réponse sur l’intranet, dans votre propre agenda ou dans vos dossiers. Et s’il vous reste des petites questions à poser, pourquoi ne pas vous déplacer ? C’est toujours plus valorisant.
2. Crier depuis l’autre bout de la pièce
Le calme du cliquetis des touches du clavier. Et soudain, une voix tonne, à quinze mètres de là. « Gérard, il est prêt le dossier Routarle ? » ou « Gérard, tu peux venir voir un truc, s’il te plaît ? » Avec une telle entrée en matière, ce cher Gérard est un peu coincé et a toutes les raisons du monde d’être irrité au fil du temps. S’il s’exécute et vient voir son chef, il passe pour le fameux « labrador », le toutou obéissant du service. A l’inverse, s’il rechigne ou prend trop son temps, il se place brutalement dans une position d’opposition. Bref, par ses interpellations répétées à distance, le manager place ses équipes dans une position inconfortable, dévalorisante et sans marge de manœuvre.
Comment faire autrement ? Mieux vaut, que ce soit de vive voix ou par mail, mentionner le sujet de discussion et donner une latitude dans le temps, par exemple en demandant : « Peut-on se voir quand tu as cinq minutes ? ». Bien, entendu, si c’est urgent, il faut l’indiquer. Mais il est toujours bon de laisser cinq minutes à son collaborateur. C’est le temps nécessaire pour qu’il referme le dossier qui l’accapare et se rende disponible à vous. Autre possibilité pour ceux qui travaillent sur un grand plateau ouvert : utiliser le téléphone tout en établissant un contact visuel à distance.
3. Les coups de fil incessants
Journée solitaire et productive en perspective pour Gérard. Son manager est en réunion à l’extérieur et lui a confié la relecture d’une nouvelle plaquette commerciale. Mais difficile de se concentrer : le « patron » téléphone régulièrement, visiblement angoissé et surexcité. « Le camembert de la page 3, on le comprend bien ? ». Une heure plus tard : « Est-ce que le rouge est la bonne couleur ? » Les appels se font plus fréquents en fin d’après-midi : « Thierry, le big boss, a-t-il bien validé ? ». Autant de coups de fils contre productifs. D’une part, à force d’être interrompu, Gérard ne peut se concentrer et avancer sur son dossier. Baladé d’une question à l’autre, il ne sait plus quelle priorité se donner. D’autre part, ces multiples interruptions remettent en cause la délégation du manager, et donc la confiance dans ses compétences.


En tant que coach auprès de dirigeants d'entreprise, je peux vous dire qu'ils n'ont pas la moindre idée que ce sont leurs propres attitudes qui sont une cause de ralentissement dans le travail. Après quelques heures de prise de recul et de conscience et quelques formules de politesse et d'outils simples de reconnaissance de l'existence paritaire de l'autre en tant qu'être humain, ces dirigeants changent d'attitude de façon spectaculaire. Ils ne sont pas méchants, seulement ignorants, et ça se soigne.
Eh oui! il faut croire que de nombreux patrons sont sujets à cette maladie! Il faudrait mettre en place des programmes d'aides psychologiques, il me semble! Quoique...Certains aiment tellement s'entendre parler, qu'ils se font leur propre séance d'analyse. ...D'autres, tellement perdu dans la synthaxe de chaque phrase en ont perdu le sens du commerce et se dirigent maintenant vers des carrières littéraires. Mais il y a bien d'autres maladies dont les supérieurs, managers, chefs d'équipe peuvent souffir...vous connaissez le "complexe du petit chef"?
J'ai été egalement victime des ces pareils du patrons qui donne mille et une chose à faire ua m^me instant et il ne cesse de me faire déplacer vers son bureau tout le temps qui se trouve au 1er étage ce qui fait que je passe tout mon temps à monter et descendre les escaliers. Conséquence ; manque de concentration et retard dans le traitement des dossiers. Contre toute attente, il est le premier à se plaindre de la lenteur.
