Management 

Comment gérer les emmerdeurs ?

Un de vos collaborateurs ou collègues vous rend la vie insupportable. Quelle est la bonne attitude à adopter vis-à-vis de lui ? Voici votre kit de survie.

Corine Moriou ; cmoriou@lentreprise.com | LEntreprise.com | Mis en ligne le 02/07/2008
 
 
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Petit pénible ou gros emmerdeur (rebaptisé « sale con » depuis le succès du livre de Robert Sutton Objectif zéro-sale-con paru aux éditions Vuibert), ils ont en commun de vous pourrir la vie.
Le psychiatre François Lelord estime qu'environ 10 % de la population adulte est constituée de personnalités difficiles. Il serait donc miraculeux que votre entreprise ait échappé à cette statistique. Alors, comment vous en sortir ? Tout d'abord, sachez qu'il est impossible de modifier une personnalité, car celle-ci s'est formée au travers des chocs émotionnels de l'enfance.
Vous pouvez en revanche amener un collaborateur à comprendre qu'il n'a pas le bon comportement et l'aider à le rectifier. Il serait contre-productif de vous en séparer s'il a une grande expérience et du talent. Les équipes performantes ne se bâtissent pas avec des gens lisses qui se coulent dans le moule.
D'autant que, aujourd'hui, ce qui fait la différence entre deux entreprises, c'est la créativité.
Alors à vous de jouer. A chaque profil, des tactiques différentes.

L'obsessionnel

Pinailleur, éternel insatisfait, anxieux, il coupe les cheveux en quatre et se noie dans les détails. A tel point qu'il est débordé et désorganise tout un service. « Avec l'un de mes chefs de produit, j'ai dû mettre au point une feuille de route qui définit ce qui est important, ainsi que les échéances », reconnaît Georges Liberman, PDG de Xiring, une société spécialisée dans les transactions en ligne.
Cette formule fonctionne si le tatillon réalise que son attitude nuit au bon fonctionnement de l'entreprise. Au manager de mettre les points sur les « i ».
- Un bon contre-pied : « Pensez à des questions invitant l'obsessionnel à voir la globalité des enjeux : "Dis-nous ton point de vue, quelle est l'idée générale ?"
On peut aussi lui proposer de faire "plus de la même chose" pour l'amener de lui-même à corriger ses excès.
C'est ce quel'on appelle la prescription paradoxale, qui consiste à prescrire le symptôme », propose Paul Devaux, fondateur du cabinet Orygin, membre de la SFCoach.

La langue de vipère

Colporteuse de rumeurs, la langue de vipère mise sur une réaction en chaîne : « Si mes collègues perdent de la valeur, j'en gagnerai », raisonne-t-elle inconsciemment. Souvent par besoin de reconnaissance, car elle n'est pas sûre d'elle.
La meilleure façon de contrôler « radio moquette » est d'être à son écoute, mais de travailler à charge et à décharge : vous devez aussi pointer du doigt le contrat qui n'a pas été signé, le salarié qui est sur le départ à cause des potins et de l'ambiance dégradée.
Bien souvent, c'est le clash. Pour preuve, cette jolie femme de 29 ans, anorexique. « Cadre, elle dénigrait notre société dans des réunions à l'extérieur.
Nous n'avons pas renouvelé son CDD », relate le dirigeant d'une société de prêt-à-porter.
- Un bon contre-pied : « Si les relations s'enveniment, vous pouvez offrir au faiseur d'histoires un livre blanc"Tu as tant de choses à nous raconter..." », suggère Bernard Ortega, coach et fondateur de Tao Communication, qui préconise l'humour pour dénouer les pires situations.

Le manipulateur

Dans le monde du travail, la manipulation est parfois devenue un mode de management. Qui pourrait direle contraire ?
Mais il faut réagir quand la manipulation débouche sur des résultats désastreux et sur la déloyauté.
Un risque amplifié avec les menteurs et les mythomanes, qui sont dans la case au-dessus des manipulateurs. « J'ai mis plusieurs mois à déceler que le directeur marketing que j'avais recruté avait la folie des grandeurs.
Séducteur et grand seigneur, il me mentait », raconte Bruno Couly, PDG d'Auto-Escape, une société cotée sur Alternext, qui fait du courtage de véhicules en ligne.
- Un bon contre-pied: avec le manipulateur qui veut obtenir le maximum de vous, vous pouvez utiliser la tactique recommandée par Bernard Ortega :
« Dites oui à ce qu'il vous demande, mais ne faites pas ce qu'il vous demande. Il finira par comprendre que la flatterie n'a pas eu de prise sur vous. »

 
 
 
VOS REACTIONS
12/11/2008 20:47:48 - michelle

ma réponse aus emdr c'est un grand"tchip" avec un regard de haut en bas et je tourne le talon . Le plus grand mépris c'est parfois ne rien dire.....

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