Prospection commerciale 

Développez-vous à l'export grâce à un VIE

A la tête de Deschamps SA, spécialisée dans les mâts porte-drapeaux, Didier Blanchon a recruté des volontaires internationaux en entreprise (VIE). Un bon moyen de développer son activité à l'étranger à moindre coût.

Corine Moriou | LEntreprise.com | Mis en ligne le 13/06/2007
 
 
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer cet article
  • Envoyer cet article à un ami
    • Partager cet article
      • Partager sur Facebook
      • Partager sur Twitter
      • Partager cet article avec mon réseau professionnel sur VIADEO
      • Partager sur del.icio.us
      • Partager sur Google
      • Partager sur Wikio
 
 
 

Les volontaires internationaux en entreprise sont des jeunes très dynamiques, ayant un bon niveau culturel et une forte ouverture d’esprit, dont le coût est nettement moins élevé que celui d’un expatrié », résume Didier Blanchon, qui a recruté quatre VIE depuis 2003. Après s’être fait les dents sur une quinzaine d’entreprises, ce « serial entrepreneur » de 54 ans a racheté la société Deschamps, qui fabrique des mâts porte-drapeaux en fibre de verre. Basée à Saint-Raphaël, dans le Var, la PME emploie vingt salariés et affiche un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros (non consolidé), dont 500 000 euros à l’export. Ses clients ? McDonald’s, les hôtels du groupe Accor, des constructeurs automobiles, des collectivités locales et bien d’autres. Aucun concurrent en France, excepté des importateurs de mâts scandinaves et britanniques.

Deschamps a le vent en poupe avec un chiffre d’affaires qui a triplé en sept ans. A tel point que Didier Blanchon a fortifié sa présence en Europe et a ouvert deux usines, l’une en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, l’autre en Chine. « J’avais besoin de jeunes gens battants en Italie et en Chine afin de développer nos marchés », précise-t-il. Il décide alors de faire appel à des volontaires internationaux en entreprise pour donner un coup de pouce à son activité.

Deux volontaires au féminin se succèdent en Italie

« Par l’intermédiaire d’Ubifrance, j’ai recruté en 2004 une jeune femme de 23 ans, diplômée d’une école de commerce, afin qu’elle soit mon interface en Italie », raconte Didier Blanchon. Pour ce poste, il a reçu quelque 200 candidatures, en a sélectionné trente et a interviewé sept candidats. « C’est mon distributeur à Milan qui a arrêté son choix sur Amparo, dont le bureau a été installé au sein de sa société. Sa mission était de concevoir tous les outils de communication en italien, de mettre en place un réseau de revendeurs et d’assurer le service après-vente. » Procédure classique : la jeune Française a signé un contrat de deux ans avec Ubifrance. L’agence lui versait une indemnité de 1 600 euros par mois, intégralement refacturée à la société Deschamps, sur la base de 35 heures par semaine et cinq semaines de congé. Bien entendu, les frais de voyage et le transport des bagages (dont un retour par an en France) étaient à la charge de la PME.

Astucieuse, Amparo a limité le coût de son hébergement en habitant chez une copine ! Sinon, elle aurait dû faire des ponctions sur son « petit » salaire. « Au-delà des tableaux de bord et d’un reporting régulier, je l’appelais deux fois par semaine pour faire le point avec elle. Mais elle avait une large autonomie, comme si elle dirigeait la succursale italienne », relève son ancien patron. A l’issue de sa mission, Didier Blanchon, heureux de la formule, récidive. Il porte à nouveau son choix sur une jeune femme ! Un bon point pour la PME quand on sait que, sur un total de 43 000 candidats, seulement 4 500 jeunes avaient décroché un contrat de volontariat en 2006, dont 30 % de femmes. Pourtant, elles sont nombreuses, elles aussi, à vouloir valoriser leur curriculum vitæ par une expérience à l’étranger. « Celle qui lui a succédé était plus agressive sur le plan commercial, commente- t-il. Dommage qu’elle n’ait pas souhaité que sa mission soit reconduite pendant un an. Elle était impatiente de rejoindre son petit ami à Rome. »

Un ingénieur en charge de la production en Chine

Le marché chinois est gigantesque : les entreprises qui réussissent adorent pavoiser avec au moins trois drapeaux, celui du pays, de la province et de l’enseigne. Pas moins de 2 000 mâts Deschamps vendus en un an contre 6 000 en France. Et le patron de l’entreprise varoise vise les 30 000 unités dans les six prochaines années. Son usine de Ningbo, à 200 km au sud de Shanghai, est dirigée par une Chinoise. Le PDG a reçu 80 candidatures pour le poste de VIE qu’il avait à pourvoir. A Shanghai, il a rencontré les postulants et a sélectionné trois d’entre eux. « Ces trois VIE potentiels m’ont lâché l’un après l’autre, car ils avaient trouvé mieux ! Je ne me suis pas découragé, j’ai repris mon bâton de pèlerin et j’ai recruté en 2006 un jeune homme diplômé de l’Ecole des mines d’Alès. Après deux semaines d’incubation dans l’entreprise, Pierre est parti en Chine avec les plans pour faire fabriquer les machines et assurer le suivi de la production des mâts. Il fait du bon boulot et perçoit une indemnité mensuelle de 2 000 euros, soit le double de la rémunération d’un ingénieur chinois », précise-t-il.

 
 
 
 
 

Groupe Express-Roularta : Actualités - LExpress.fr | Actualités économiques - LExpansion.com | Finance - VotreArgent.fr | Création d'entreprise - LEntreprise.com
Décoration maison - Cotemaison.fr | Classica | Boutique Express-Roularta | Lire.fr | Premier emploi - Letudiant.fr | Shopping - anous.fr | LE VIF.be | Emploi - Job Rencontres
Téléchargement musical - qobuz.com
Sites partenaires : Enseignement supérieur - Educpros | Formation continue - Pour Se Former | Réseau étudiant - Cmonrezo
© 2008 Lentreprise.com | Mentions légales | Avertissements | Ce site respecte la loi informatique et liberté