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Offrez à vos produits un design artistique

Un peu d’art contemporain dans le design : la recette avait fait ses preuves dans le luxe. Elle gagne aussi les objets du quotidien. <br>Nous vous proposons quelques exemples de relooking inspirés par des artistes.

Ronan Chastellier | LEntreprise.com | Mis en ligne le 27/04/2007
 
 
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L’art comme ornement. Mais aussi pour vendre des ordinateurs portables, de la vaisselle, du textile, des sacs ou encore des abattants de toilettes, c’est la nouvelle lubie des industriels. Pour eux, le désir d’art, la beauté ne sont pas une fin en soi, mais un outil pour capter l’attention et plaire. Le fait d’ajouter à un produit l’empreinte d’un créateur permet, selon eux, de transmettre un message non stéréotypé, créatif ou novateur. Et de se doter au passage d’un statut haut de gamme. Certes, les consommateurs sont inégalement réceptifs à l’art, mais l’assaut d’esthétisme permet généralement d’établir une relation plus psychologique que physique au produit, il peut créer les conditions d’un imaginaire de marque.

D’où les produits « arty », artistiquement décorés, qui relèvent plus du coup de pinceau de surface que d’un acte de design proprement dit, qui impliquerait à la fois un travail sur le fond et sur la forme. Mais ce seul travail sur la forme peut se révéler payant, car, c’est connu, l’art enjolive les objets du quotidien, établit une « relation sacrale » au produit, lui redonnant prix et valeur. L’art fait vendre. Si bien que les lancements se multiplient, ainsi que le recours aux artistes, qui, conscients de leur valeur « marketing », négocient mieux leurs prestations... Ou deviennent de véritables entrepreneurs qui « éditent » leurs propres produits.

Quels bons deals passer avec les artistes et qu’attendre raisonnablement de l’art alors que, déjà, certains s’insurgent, déplorant l’appauvrissement de l’expérience artistique, la transmutation de toute chose en monnaie d’échange et la dissolution de l’art dans son époque ? Tour d’horizon des bonnes pratiques et des décorums-produits.

Comment travailler avec un artiste

L’achat d’art : une question de feeling !

Deux façons de procéder :au « forfait » ou sous forme de « royalties ». Quand l’artiste souhaite être rémunéré sous forme de royalties (un pourcentage allant jusqu’à 15 % des ventes !), c’est qu’il croit au projet et mise sur la longévité du produit. Le forfait s’apparente davantage à une mission éphémère, qui est bien adaptée pour démarrer une collaboration. Mais, en matière de prix, il n’y a pas de grille, tout dépend de la notoriété de l’artiste et du feeling qui passe entre lui et le commanditaire.

Partez plutôt d’un produit déjà glamour

Pour Najib Nahas, directeur marketing de Cémoi Chocolatier (l’Ourson guimauve), « la démarche artistique fonctionne mieux sur un produit qui est déjà glamour ! Si le produit avait été banal, la négociation aurait été plus compliquée avec l’artiste. Il aurait pu considérer que son travail aurait été négatif pour sa propre image. Avec le produit emblématique qu’est l’Ourson guimauve, l’opération a pu être relativement économique : environ 15 000 euros ».

 
 
 
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