> > Gérer une entreprise > Gestion & finance > Coûts / achats

Coûts / achats 

Spécial transport et logistique : comment livrer plus vite

 

Livraisons : misez sur l'express pour être dans la course

La messagerie rapide et l’express se sont développés avec les modes de gestion à flux tendus. Par ailleurs, l’explosion du commerce électronique engendre une croissance à deux chiffres des flux matériels de marchandises à livrer aux cyber-consommateurs. Le choix des prestataires est capital, car les coûts vont augmenter.

LEntreprise.com | Mis en ligne le 29/02/2008
 
 

En France, environ 80 % du transport des marchandises se fait sur une distance inférieure à 150 kilomètres. Ce qui correspond à l’échelle régionale dans laquelle opère la majeure partie des petites et moyennes entreprises. Mais compte tenu de leurs spécificités, les PME n’ont pas vocation à organiser elles-mêmes l’acheminement de leurs produits. Elles font appel à des prestataires spécialisés, et sont ainsi devenues de grandes utilisatrices des services de messagerie et d’express.

La pression du e-commerce

Pour ces PME, le transport est un passage obligé. Et la messagerie est une spécialité qui se développe, tout comme l’express. Par rapport à la messagerie, qui suppose une livraison en J+1 ou J+2, l’express implique qu’un colis soit livré dans l’Hexagone avant 12 heures pour un enlèvement la veille au soir, ou en moins de 24 heures pour l’Europe et les Etats-Unis. On a assisté à l’émergence et à la consolidation du transport express de « petits colis » sous la pression du ecommerce, qui enregistre chaque année des progressions époustouflantes (+ 53 % en France en 2005, + 37 % en 2006 et autant en 2007), d’après les statistiques de la Fédération de la vente à distance (Fevad). Certes, toutes les transactions ne déclenchent pas nécessairement une livraison.

Malgré tout, la prise en charge logistique d’un produit est souvent la suite logique d’une commande électronique. Avec, dans la promesse commerciale, l’engagement d’une livraison express. Dans ces conditions, près de 50 % des PME ont aujourd’hui recours à l’express de façon régulière. Et, tant pour leurs livraisons que pour leurs approvisionnements, deux utilisateurs de l’express sur trois considèrent la livraison à J+1 comme un facteur important de compétitivité et de productivité. Ainsi, 40 % des entreprises utilisent l’express pour la gestion de leurs stocks en « juste à temps ». Autant dire que ce mode d’acheminement dans l’urgence est devenu un élément de la stratégie d’une PME sur deux aujourd’hui.

Un marché en mutation

Mais les charges liées au transport et à la logistique pèsent souvent plus lourd qu’on ne l’imagine: la moyenne se situe autour de 12 % du coût des marchandises. Et les coûts logistiques grimpent plus vite que l’inflation. Par exemple, en septembre 2007, l’indice des coûts logistiques mis au point par TLF et TL&Associés pour les entrepôts (hors transport) faisait apparaître une hausse de 3,6 % sur douze mois. Et pour la partie transport, le prix du carburant a augmenté de 20 % au cours de l’année 2007. Dans ces conditions, la charge que représente l’ensemble des prestations du poste transport-logistique s’alourdit. TLF, la fédération des entreprises de transports et logistique de France, ne se veut guère optimiste : « La messagerie est confrontée à une hausse rapide et considérable de ses charges. Il s’agit non seulement du gazole, mais aussi et surtout maintenant des coûts de conduite, en particulier sur la sous-traitance de ligne et de distribution », explique la fédération.

Les contraintes urbaines génèrent des charges supplémentaires

En outre, compte tenu de la pression sur les prix, les entreprises de transport spécialisées dans la messagerie ont sélectionné leurs opérations pour restaurer leurs marges, avec comme conséquence une réduction des flottes de véhicules. Ce qui, en bout de chaîne pour le client, s’est traduit par une augmentation de 5 à 10 % des coûts de traction et de distribution dans la messagerie. «De la même façon que l’économie doit s’adapter à un pétrole plus cher, elle doit aussi accepter de payer un transport plus cher », résument Alain Fauqueur et Alain Bréau, coprésidents de TLF en 2007. De plus, les contraintes sur les livraisons urbaines sont de plus en plus nombreuses et génèrent des charges supplémentaires : créneaux horaires de livraison obligatoires, centres-villes difficilement accessibles, interdiction d’utiliser des véhicules au-dessus d’un certain gabarit…

 
 
 
VOS REACTIONS
Vous aussi réagissez


(La taille maximale autorisée pour un message est de 4000 caractères)

 
 
Expert Mag