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Décrocher un emploi 

 

L'indispensable check-up avant de faire un CV

Michel Holtz (Extrait du Guide du CV, Express Editions, collection Cadrermploi.fr) | LEntreprise.com | Mis en ligne le 12/01/2007
 
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Une nécessaire mise à plat des expériences

Une fois les diplômes et les formations passées au crible, il s’agit de lister les expériences professionnelles. La tâche est d’autant plus ardue que dans ce domaine, hormis quelques certificats de travail qui donnent des dates et des fonctions plus ou moins réelles, aucun document n’établit précisément le champ d’action couvert au cours de ces périodes. Il va falloir interroger ses souvenirs et ses classeurs de rangement. Et du plus ancien petit boulot à la plus récente ou à l’actuelle fonction ne négliger aucune période d’activité. Prenez soin de préciser en face du poste occupé ce qu’il a apporté à votre carrière. Car même s’il n’a aucun rapport avec les compétences que vous devrez détailler dans le CV, il peut attirer la curiosité de votre interlocuteur lors de l’entretien.

Comme pour la formation, un tableau récapitulatif permet d’y voir plus clair. Il détaille les dates et les différentes fonctions exercées (on peut en remplir plusieurs dans la même entreprise). Il faut décrire le plus précisément possible les différentes tâches exécutées, les missions menées à bien, sans omettre celles que l’on a ratées. Car elles auront la même importance que les autres lorsqu’il s’agira de déterminer ses réelles compétences. Et puis, comme c’est le cas pour les formations, les petits jobs effectués aux antipodes de notre métier de fond peuvent avoir leur importance pour créer la différence lors d’une candidature où tous les CV seront lissés et de même teneur.

Se projeter dans son passé, établir la nomenclature de son expérience professionnelle et en tirer des leçons pour mieux rebondir : l’exercice est connu et il a même un nom, bilan de compétences. Il peut être prescrit par son entreprise, par l’ANPE, par l’Apec ou par soi-même. Mais le bilan de compétences peut aussi être pratiqué tout seul. Avec des résultats pas forcément catastrophiques.

Faut-il sous-traiter son CV ?

Ils ont pignon sur Web et proposent leurs services aux particuliers pour une somme qui varie entre 100 et 350 €. Sont-ils fiables ? Aucun sondage ne l’atteste, mais les témoignages recueillis auprès de candidats qui ont utilisé les services de ces « écrivains publics » montrent qu’ils sont fort utiles quand on a peu de temps à consacrer à l’élaboration d’un CV. Évidemment, l’organisme ne prend pas en charge le (gros) travail préparatoire (bilan, sélection des informations). Il n’aide pas à peaufiner un projet professionnel, il aide à le formuler une fois que l’on sait ce que l’on veut faire.

Attester son niveau de langue

Tout le monde n’a pas la chance d’être polyglotte. Mais les langues étant de plus en plus indispensables pour nombre de professionnels, il serait suicidaire de ne pas mettre en avant ses acquis en la matière lorsqu’on en dispose. Si l’on est titulaire d’une maîtrise d’anglais, aucun problème pour la signaler sur un CV et convaincre son lecteur. Mais il est difficile de persuader un recruteur de son fluent english, même si un proche parent a la nationalité britannique. Aussi, lorsque l’on a réellement des bases solides dans cette langue, il existe des tests reconnus par une majorité de recruteurs et qu’ils repèrent immédiatement sur un CV. Deux labels se disputent le privilège de la notoriété. Le premier, appelé Test of English for International Communication (TOEIC), est un examen ouvert à tous. Sa notation maximum est de 990 points, et les recruteurs exigeants n’hésitent pas à demander un score de 750 au minimum. Il s’agit dans certaines très grandes entreprises d’une condition sine qua non pour postuler. Mais ce test n’étant pas un diplôme d’État traditionnel, rien n’empêche un candidat de le tenter aussi souvent qu’il le souhaite, histoire de récolter une note plus élevée. Il est même recommandé de le repasser si son dernier TOEIC a plus d’un an lorsque l’on postule. Autre test ultraconnu et toujours accessible à tout un chacun, le Test of English as a Foreign Language (TOEFL) a été créé, à l’origine, pour s’inscrire dans une université américaine. Mais si ce test est toujours un passeport obligé pour faire des études, il est en perte de vitesse dans les entreprises européennes, où on lui préfère son compère TOEIC. Un troisième larron semble également apprécié des recruteurs : il s’agit de l’examen organisé par la Chambre de commerce franco-britannique.

Le séjour en immersion

Une bonne immersion à l’étranger est un atout indéniable dans un CV. À la condition d’avoir passé suffisamment de temps dans le pays, il peut être très utile de mentionner son expérience à l’étranger. Inutile d’évoquer quinze jours de vacances dans le Kent. Les professionnels considèrent qu’un bon apprentissage d’une langue in vivo nécessite au minimum un séjour de trois mois sur place.

Faire le tri

Certes, l’exercice est fastidieux, et il peut faire peur. Mais il est indispensable pour ne pas passer à côté d’arguments qui pourraient être décisifs dans une candidature. Lorsque la liste des formations et des expériences est complète, il faut la décrypter. De chaque point, que ce soit un diplôme ou une fonction professionnelle, il va falloir tirer l’ADN, le petit truc vital qui lui vaudra de figurer, ou non, sur le CV. Brevet de secourisme ou doctorat, formation au logiciel CXZ.12 ou licence de droit. Tout est bon et tout doit être passé au crible. On conseille d’analyser chacune des formations et des expériences selon les critères suivants : poste, missions, formations, compétences, qualités, réussites, échecs, bilan. L’exercice deviendra efficace une fois que vous aurez disséqué chaque expérience nécessaire au poste convoité. S’il s’agit de faire valoir vos compétences de manager d’équipe, n’entrez pas dans le détail pour décrire une mission d’interprète que vous avez menée lors d’un job d’été. Il faut passer rapidement sur les éléments qui ne présentent pas un intérêt de premier ordre pour l’emploi convoité.

 
 
 
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