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Décrocher un emploi 

 

L'indispensable check-up avant de faire un CV

Michel Holtz (Extrait du Guide du CV, Express Editions, collection Cadrermploi.fr) | LEntreprise.com | Mis en ligne le 12/01/2007
 
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Identifier ses compétences cachées

Les compétences acquises ne sont pas toujours où on le croit. Ainsi, en listant celles que requiert un poste, vous pouvez vous apercevoir qu’il en manque quelques-unes au nombre de celles que vous pensez maîtriser à première vue. Par exemple, vous convoitez un poste de responsable logistique dans le secteur du tourisme. On demande un spécialiste de la supply chain, pas de problème : voilà quinze ans que vous exercez à ce poste. Sauf que vos actuelles fonctions ne vous ont jamais fait quitter l’industrie. Pourquoi, dans ce cas, ne pas évoquer vos activités extraprofessionnelles ?

Parfois, faire émerger une compétence est plus ardu, parce qu’elle est plus ancienne, parce qu’elle est moins évidente. Pour ne pas en oublier, vous pouvez recourir à la bonne vieille technique du brainstorming. Sur une feuille de papier, notez les mots-clés que vous évoque spontanément ce poste. Puis reprenez-les un à un et inscrivez ce qu’ils éveillent dans vos souvenirs. Laissez faire votre cerveau, ne sélectionnez pas. Loisirs, activités associatives, jobs alimentaires : pour le moment, tout est bon à prendre. Ce n’est qu’ensuite qu’il faut retravailler cette matière brute. Et la faire passer par le tamis du savoir, du savoir-faire ou du savoir-être. Car pour devenir compétences, toutes ces activités ont dû vous apporter l’un de ces passeports.

Exemple
Poste convoité : responsable logistique d’un grand tour-opérateur.
Mots-clés : rigueur, organisation, négociation, matériel, pays étrangers, médiation.
Traduction : outre vos connaissances logistiques, vous avez participé à la commission voyages du CE. À ce titre, vous avez organisé quatre voyages chaque année pour 60 personnes. Vous avez donc développé un sens de la négociation avec les TO et les prestataires locaux. Vous êtes systématiquement parti en voyage de reconnaissance pour guetter les dysfonctionnements, mettre en place les timings, gérer le réceptif, les transferts, les animations, etc. Autant d’atouts pour le poste visé. À condition de les mettre en avant dans le CV.

Se faire aider pour établir un bilan

Ce brainstorming rudimentaire peut s’effectuer en solitaire, mais il peut également prendre la forme d’un bilan de compétences. Au programme : une meilleure connaissance de ses compétences, une réflexion sur son avenir professionnel ou une mise à jour de talents cachés. L’ANPE, ou l’un de ses partenaires, comme l’Apec, dans le cadre de leurs activités d’accompagnement au retour à l’emploi, proposent un « bilan de compétences approfondi » (BCA) gratuit. Il dure vingt heures, en plusieurs rendez-vous, sur une durée maximum de quarante-deux jours. L’ANPE et l’Apec sous-traitent cette prestation à des organismes de formation, des cabinets de recrutement ou des associations d’aide au retour à l’emploi. Est-ce dans le but de prouver leur efficacité ? Toujours est-il que l’ANPE exige qu’ils travaillent avec le secteur privé avant de signer une convention avec eux. En théorie, chacun est libre de choisir son centre de bilans, mais dans les faits, peu de candidats y parviennent. Question de temps, de disponibilité et de rouages administratifs.

Pour en savoir plus

Vous souhaitez en savoir plus pour réussir votre candidature ? Lisez l'intégralité du livre dont ce dossier est extrait :

Guide du CV, Express Editions, collection Cadremploi.fr

Lorsque l’opérateur est défini, le bilan se déroule en trois temps. Au cours d’un premier rendez-vous, le consultant élabore avec le chercheur d’emploi le contrat d’accompagnement qui fixe les dates des rencontres et les travaux personnels qu’il devra effectuer : recherche d’informations sur divers métiers, questionnaires, etc. Ensuite, les discussions entre eux permettront de mieux cerner les atouts du candidat, de manière à le réorienter vers un nouveau métier ou le dissuader d’en changer. Lorsque ces souhaits et compétences sont clairement identifiés, ils doivent être confrontés aux réalités du marché de l’emploi. Au cours de la troisième phase, le prestataire définira, avec un conseiller ANPE, un plan de retour à l’emploi. Évidemment, un bilan de compétences est envisageable sans en passer par la case ANPE ni Apec. Pléthore d’officines de coach personnel ou de cabinets-conseils en outplacement proposent des bilans plus approfondis. Il en coûte entre 1 000 et 2 000 €, selon la notoriété du cabinet.

 
 
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