
PUIS-JE BLUFFER ?
Il est toujours risqué de bluffer au cours d’un entretien car la mémoire peut faire défaut et le naturel disparaître.
Il faut avoir une excellente mémoire pour pouvoir mentir. La recherche de cohérence est l’un des exercices préférés des recruteurs, un des piliers de l’entretien.
Tout faux pas ou information divergente de votre part risque de provoquer une condamnation sans appel. N’entamez pas votre capital confiance. En bluffant vous risquez, par ailleurs, de perdre votre naturel et vos moyens. L’expérience montre qu’en étant naturel, vous augmentez vos chances d’obtenir une proposition.
Deux ou trois domaines ont les faveurs des candidats bluffeurs. Soyez prudents, ils sont connus !
À la question « Avez-vous d’autres propositions », vous avez intérêt à dire la vérité. Ayez soin d’obtenir – avant les entretiens importants – une ou deux propositions fermes d’embauche pour des postes qui vous intéressent moins. Armé de deux propositions, vous pouvez alors dire sans aucune hésitation : « J’ai actuellement deux propositions fermes d’embauche. » Restez ensuite silencieux et attendez que votre interlocuteur réagisse.
Y-A-T-IL DES BONNES ET DES MAUVAISES REFERENCES ?
Un seul conseil dans ce domaine : utilisez habilement les bonnes références.
« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez exprimer vos idées », disait Voltaire.
Lorsqu’un recruteur vous demande de citer vos références, il vise deux objectifs :
- il souhaite contrôler si ce que vous avez avancé est correct ;
- il désire vérifier si des personnes qui vous connaissent peuvent lui confirmer que vous avez vraiment la personnalité adéquate pour le poste à pourvoir.
En général, les candidats citent uniquement leurs anciens supérieurs hiérarchiques. C’est une habitude discutable parce qu’elle est partielle, et donne de vous une vue « d’en haut ».
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Préparez donc une liste de personnes références qui ne sont pas uniquement vos supérieurs hiérarchiques passés, mais également des fournisseurs, des clients… Avant de citer ces références, contactez chacune d’entre elles et demandez-leur leur accord pour citer leur nom. En règle générale, évitez de produire ces noms en début d’entretien, attendez qu’on vous les demande ou proposez-les avec tact en fin d’entretien.
Si vous avez une mauvaise référence, considérez votre cas comme banal. S’il s’agit d’un ancien supérieur hiérarchique, et que vous ne pouvez pas ne pas le citer, indiquez son nom parmi d’autres. Dites à votre interlocuteur, en lui tendant votre liste de références, que les avis sur vous sont convergents et qu’il n’y a qu’une seule note discordante. Précisez-lui d’où elle vient et limitez-vous à dire : « Nous avions des conceptions de la gestion différentes. » Ne dites surtout rien d’autre.
Si l’on vous pousse dans vos derniers retranchements ne vous démontez pas. Cela fait partie du jeu ! Dites à votre interlocuteur : « Citez-moi deux ou trois problèmes classiques que l’on rencontre dans ce poste et je vous dirai succinctement comment je compte m’y prendre pour les résoudre. Cela vous montrera ma conception dans ce domaine. »
L’inquiétude du recruteur sera alors calmée.
Connaissez-vous trois personnes célèbres (encore vivantes ou décédées) dont les mauvaises références au départ auraient pu compromettre leur avenir ? En voici des exemples : Einstein, le père de Foucault, Saint Augustin, Pasteur…
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