

Le stress ou une mauvaise préparation à l'entretien d'embauche conduit parfois à multiplier les boulettes devant un futur employeur ou un cabinet de recrutement, réduisant à néant vos chances d'être embauché. Grâce à Réussir ses entretiens d'embauche, publié aux éditions L'Express, ne grillez pas vos cartouches bêtement.
Méfiez-vous du piston et des recommandations : ils peuvent avoir à terme des effets négatifs.
Un fil à la patte.
Si vous pouvez éviter le piston, faites-le. Obtenir un emploi grâce à une recommandation vous met un fil à la patte dont vous ne réaliserez que bien plus tard le coût et les contraintes. Vous êtes moins libre dans vos propos ou dans vos actes. Et imaginez votre gêne vis-à-vis du « bienfaiteur » si le poste s’avère ne pas vous convenir. C’est un véritable cadeau empoisonné. II risque de vous propulser dans une fonction qui ne vous convient pas et dont vous n’oserez plus vous dégager en raison de la faveur qui vous a été faite.
Mieux vaut quinze minutes de retard annoncées que quatre minutes de retard non annoncées.
Le fait de vous précipiter et d’arriver en retard risque d’avoir trois conséquences qui peuvent être pénalisantes.
1re conséquence.
Vous risquez de transpirer. Prenez soin d’essuyer vos mains et votre visage. Si vous êtes une femme, portez une veste de tailleur et pour un homme un costume. Tailleur et costume peuvent être utiles pour cacher une transpiration abondante.
2e conséquence
.Vous risquez d’avoir le souffle court. Dès que vous arrivez, sous prétexte de vous laver les mains, isolez-vous quelques minutes au cabinet de toilette pour récupérer.
3e conséquence.Vous risquez de perdre votre concentration. Le fait de vous asseoir trois à cinq minutes dans un cabinet de toilette vous permet de vous reconcentrer.
Si vous vous rendez compte que vous allez avoir cinq minutes de retard, prenez le temps de téléphoner au secrétaire ou à l’assistant de la personne qui doit vous recevoir et annoncez-lui ce contretemps.
Ayez toujours deux choses sur vous en période de rendez-vous :
une fiche portant les noms, adresses et numéros de téléphone de vos rendez-vous de la journée ;
un téléphone portable ou de quoi utiliser un téléphone public.
QUELS SONT LES FAUX PAS A EVITER ?
« Honnêtement, j’ai plus tendance à remarquer chez les candidats les erreurs et les faux pas qu’ils font plutôt que les points qu’ils marquent ! », confie un recruteur. La meilleure solution : ne pas en commettre.
Quand on demande aux recruteurs les principales raisons pour lesquelles ils écartent les candidats, ils s’accordent à dire que ceux qu’ils éliminent :
- manquent d’intérêt et d’enthousiasme (souvent manifesté par l’absence de questions) ;
- sont difficiles à croire parce qu’ils prétendent avoir réussi dans tout ce qu’ils ont entrepris ou, au contraire, qu’ils doutent trop d’eux-mêmes ;
- ne sont pas assez discrets ;
- ne contrôlent pas leur temps de parole (phrases et interventions trop longues) ;
- n’écoutent pas ou écoutent mal ;
- font preuve de manque de délicatesse.
Exercice préalable à un entretien : procédez à votre auto-diagnostic ou faites-vous aider… pour débusquer les choses « à ne pas faire » et que vous faites souvent.
Une étude réalisée par une université auprès de recruteurs montre qu’il est possible de classer les candidats en trois familles :
- ceux qui parlent trop peu : ils sont alors jugés comme ayant une très mauvaise image d’eux-mêmes et un manque de confiance en eux ;
- ceux qui parlent trop : ils sont considérés comme n’ayant aucun respect, ni sensibilité pour l’organisation et leur interlocuteur ;
- ceux qui occupent la moitié du temps de l’entretien à parler et l’autre moitié à écouter : ce sont ceux qui reçoivent des propositions fermes d’embauche.
Conclusion : contrôlez en permanence votre temps de parole. Ne parlez ni trop, ni trop peu. Et surtout : É.C.O.U.T.E.Z.
Votre recruteur est comme un feu de circulation :
- parlez lorsqu’il est vert ;
- surveillez vos propos à l’orange ;
- cessez de parler quand il est rouge.
Pendant l’entretien, la plupart des candidats se sabotent involontairement : certains parlent trop d’eux et disent deschoses qui ne sont pas en relation directe avec les besoins ou les préoccupations immédiates du recruteur. D’autres parlent trop longtemps sans s’interrompre. Certains candidats sont capables de parler huit à quinze minutes sans interruption. C’est un véritable suicide verbal !
Idéalement, vous devriez être capable de citer une de vos réalisations en moins de vingt secondes (c’est possible !). Terminez vos interventions en demandant : « Souhaitez-vous plus de détails ? » Si la réponse est affirmative, développez votre point de vue en moins de deux minutes. Si la réponse est négative, vous avez bien fait d’être prudent. Apparemment, le sujet ne semble pas intéresser votre interlocuteur. Changez-en ou laissez-le en choisir un autre.
Enfin, lors de vos interventions, interrompez-vous de temps en temps en posant des questions au recruteur afin de contrôler qu’il est toujours avec vous !
