
Vous souhaitez réussir vos entretiens d'embauche ? Lisez l'intégralité du livre dont ce dossier est extrait :
Réussir ses entretiens d'embauche, éditions L'Express, publié aux éditions L'Express
LE RECRUTEUR OCCASIONNEL OU DEBUTANT
Toutes les personnes que l’on rencontre au cours d’une procédure de recrutement ne sont pas des professionnels du recrutement. Certaines débutent dans la fonction et se montrent encore un peu maladroites, d’autres exercent une autre spécialité professionnelle et ne sont amenées à recruter qu’occasionnellement.
Le recruteur non professionnel a souvent peur d’oublier de demander quelque chose au candidat. Il va par exemple poser deux questions en une, ou formuler des questions « à rallonge », ce qui ne va pas vous faciliter la tâche. Par exemple : « Parlez-moi de votre première expérience professionnelle, et de la raison pour laquelle vous avez quitté cette entreprise. »
Notre conseil. Dans ce cas, vous avez tout intérêt à recadrer l’entretien en proposant un plan, et à apporter des réponses très complètes et structurées [...].
Si vous avez affaire à un recruteur débutant, surtout si vous êtes un cadre déjà expérimenté, l’entretien ne sera pas forcément plus facile. Mis en garde par ses pairs sur la difficulté de garder le leadership par rapport à un candidat destiné à des fonctions d’encadrement supérieur (et qui va avoir une rémunération bien supérieure…), il va avoir tendance à rester assez froid.
Notre conseil. Pour être plus sûr de lui, il va sans doute avoir prévu un canevas de questions bien ordonné. Essayez de ne pas bouleverser cet ordre, ne « l’embarquez pas », restez à l’écoute.
Les entretiens qui portent uniquement sur les aspects techniques d’une fonction sont rares (même les opérationnels s’intéressent à votre personnalité) et n’interviennent pas en général au début de la procédure de recrutement. Ne mésestimez pas cependant les connaissances des consultants en recrutement, ou des spécialistes en ressources humaines sur les métiers de l’entreprise. Ils n’en ont pas toujours qu’une approche théorique : sous leur nouveau costume, se cachent souvent d’anciens professionnels de la fonction pour laquelle ils recrutent aujourd’hui. La connaissance d’un métier n’est pas l’apanage des professionnels en activité.
« Ayant exercé le métier de chef de secteur pour un grand groupe de biens consommables, je connais les contraintes du métier de commercial sur le terrain, les pratiques du milieu, l’ambiance au sein des équipes, explique par exemple une consultante, amenée essentiellement à recruter des commerciaux pour la grande distribution. Je me sens plus à même d’évaluer les candidats qui sauront réussir dans ce type de mission. Il est aussi plus facile de déterminer si ce qu’ils exposent sur leurs expériences passées est plausible ou bien fantaisiste. Certains amplifient leurs responsabilités en pensant se valoriser, alors qu’ils se desservent. »
Si vous ne connaissez pas précisément le niveau d’expertise, dans votre domaine, du recruteur que vous avez en face de vous, essayez d’évaluer le niveau de cette connaissance. Posez-lui des questions sur l’entreprise et, surtout, sur le poste proposé. Ensuite, vous pourrez éventuellement aller plus loin dans la description de vos tâches. Il est inutile, s’il ne s’agit pas d’un expert de votre domaine, de le noyer dans un jargon professionnel.
S'ADAPTER A SON INTERLOCUTEUR
Philippe Halévy, directeur pédagogique de l'organisme de formation Docendi, donne quelques conseils aux candidats en fonction de l'expérience du recruteur.
| Technique d'entretien | Il sait jouer avec les questions ouvertes et fermées. Ainsi, il laisse le candidat s'exprimer plus ouvertement. Notre conseil Saisir l'opportunité de s'exprimer sur des points essentiels pendant ces espaces de liberté de parole, sans pour autant se livrer sans retenue. |
|---|---|
| Situation de stress | Il a l'habitude des entretiens. Il sait vous mettre à l'aise pour faire tomber votre stress si c'est nécessaire. Notre conseil Soyez naturel et ne vous étonnez pas de la décontraction de votre interlocuteur. Elle ne dénote pas de l'indifférence, mais une maîtrise de la situation. |
