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Décrocher un emploi 

Soyez stratège, adaptez-vous au recruteur !

Tous les recruteurs n'ont pas la même approche de l'entretien. Avec Réussir ses entretiens d'embauche, publié aux éditions L'Express, apprenez à décrypter le profil auquel vous avez affaire et à réagir en conséquence.

Dominique Perez (extrait de Réussir ses entretiens d'embauche, éditions L'Express) | LEntreprise.com | Mis en ligne le 19/01/2007
 
 
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Vous souhaitez réussir vos entretiens d'embauche ? Lisez l'intégralité du livre dont ce dossier est extrait :

Réussir ses entretiens d'embauche, éditions L'Express, publié aux éditions L'Express

Les candidats doivent prendre conscience que l’entretien est autant une situation d’échange qu’un interrogatoire. Il y a autant d’enjeux d’un côté que de l’autre. Les candidats ne sont pas seulement là pour répondre aux questions de leurs interlocuteurs, mais aussi pour cerner leurs besoins. Pour cela, il est indispensable d’être à l’écoute, pour affiner ses propos en fonction des attentes de la personne qui est en face de soi », explique une consultante de l’APEC, l’Association pour l’emploi des cadres. En fonction de leur formation d’origine, de leur place dans l’organigramme de l’entreprise, de leur nombre d’années d’expérience, de leur personnalité et de la nature de l’entreprise dans laquelle ou pour laquelle ils travaillent, les recruteurs vont avoir des approches différentes de l’entretien. Si tous se posent peu ou prou les mêmes questions à la lecture d’un CV, chacun va avoir sa propre manière d’approcher le candidat, de le recevoir… De le considérer ! Vous désirez réussir l’épreuve, lui aussi. Il a, de plus, une obligation de résultat, ce qui n’est pas toujours votre cas.

Le cadre de l’entretien

Le lieu choisi par les recruteurs pour le déroulement de l’entretien est souvent révélateur de l’attention qu’il (ou que l’entreprise) porte aux candidats. Dans la mesure du possible, ils préfèrent la sobriété et la neutralité d’une salle de réunion à leur bureau, sur lesquels parfois les dossiers des candidats s’entassent… Si l’entretien s’y déroule tout de même, vous pourrez aussi déceler des indices sur le type de recruteur que vous avez en face de vous.
Certains placent des objets divers devant eux, vous empêchant de poser éventuellement un document, ou vos bras. Ils ont peur que vous n’empiétiez sur leur espace. Vous aurez tout intérêt alors à tenter d’engager vous-même la conversation, par exemple à propos de l’un de ces objets, pour détendre l’atmosphère.
Certains laissent leur bureau en désordre, répondent au téléphone au cours de l’entretien, laisse entrer et sortir leur assistante… Vous pourrez poser une question sur le ton de la véritable commisération : vous avez beaucoup de travail, en ce moment ?
D’autres ont un bureau suffisamment vaste pour que vous puissiez tous deux vous installer sur une table ronde. C’est un signe de convivialité, et de considération pour les candidats… tentez alors de vous placer face au recruteur, pour éviter d’avoir à le regarder de profil.

QUAND LE CORPS PARLE...

La position du corps :
- Avancer le haut du corps = intrusion dans la zone d’intimité.
- Faire basculer le haut du corps vers le fond de la chaise = fuir la zone de communication.

Les gestes :
- Triturer son stylo, sa cravate, faire semblant de se savonner les mains : gêne.
- Bouger le pied droit convulsivement : grande gêne (« cessez de me poser cette question »).
- Caresser sa joue, son cou, un bijou, ses lèvres : besoin de se rassurer.
- Le fait de croiser les bras ou les jambes, souvent considérés comme signes de fermeture, sont aujourd’hui à relativiser. Les femmes en jupe ou robe n’ont pas le choix. « Le recruteur doit se baser sur un faisceau d’indications, explique Brigitte Boudinot, formatrice chez Bernard Bruche France. Par exemple, les bras croisés sur la table, pour moi, ça ne veut rien dire. En revanche, les bras croisés de renfermement, quand le candidat se recule au fond du siège, et croise les jambes en même temps, cela signifie à coup sûr que le candidat n’est pas du tout à l’aise avec la question que vous avez posée, il se referme. De même, s’il croise et décroise les jambes de temps en temps, ce n’est pas grave. En revanche, s’il bouge sans arrêt sur sa chaise, s’il balance son pied… cela signifie vraiment qu’il est très nerveux. » Plisser les yeux : dissimulation.