

La date se place-t-elle à gauche ou à droite ? Faut-il opérer un retrait au début de chaque paragraphe ? Pas facile de s'y retrouver alors que les règles anglosaxonnes prennent doucement le pas sur les us et coutumes français. Extrait du Guide de la lettre de motivation, publié par Groupe Express Editions, pour être dans le mouv' sans choquer les recruteurs les plus "tradi".
La mise en forme de la lettre est primordiale. C’est que la toute première impression du lecteur se forge sur l’apparence, bien avant de lire ce qui y est imprimé. Grâce au traitement de texte comme Word ou aux logiciels de mise en page du type Xpress, tout est possible, de la mise en page la plus débridée à la présentation la plus sage. Il est d’ailleurs essentiel de ne verser ni dans l’un, ni dans l’autre. Les règles en matière de disposition des différents éléments d’une lettre ont explosé. Mondialisation oblige, les styles américains, anglais ou français s’entrechoquent et se mélangent. Et aujourd’hui, il n’est plus besoin de respecter des marges ultranormées comme c’était le cas auparavant. Deux seules conditions président aujourd’hui à la bonne tenue d’un courrier : que tous les éléments y figurent et qu’ils soient présentés d’une manière logique et limpide à la lecture.
– Vos prénom, nom, adresse, téléphone fixe ou portable, e-mail ;
– Un objet précisant la référence de l’annonce ou la mention « candidature
spontanée » ;
– La date (en toutes lettres et sans majuscule au mois) précédé du lieu de résidence
;
– Le nom du destinataire ou à défaut, un titre de fonction ;
– Une apostrophe « Madame, Monsieur, » ou plus précise si vous écrivez à une
personne dont vous connaissez le nom.
Il s’agit ici de placer vos cordonnées
au grand complet. Selon la tradition,
elles se placent en haut à gauche
de la page. Mais rien, n’empêche, à
la manière d’un en-tête commercial,
de barrer tout le haut de page avec un bandeau discret, pour y noter ces
différents éléments. On peut également, toujours à l’aide d’une police
élégante et sobre, le situer toujours en haut, mais au milieu de cette
page. Cet en-tête peut être écrit avec une police différente du reste de la
lettre et dans un corps supérieur et plus gras. De manière à le différencier
du corps de la lettre lui-même. Le prénom suivi du nom doit y figurer
(et non dans l’ordre inverse, ce n’est pas un formulaire de la Sécu ou
de l’armée). En dessous du patronyme, on notera l’adresse complète,
suivis des téléphones (fixe et portable), du fax (s’il y en a un), ainsi que de
l’adresse mail. Veillez à choisir un numéro de téléphone avec un répondeur
qui aboutit à un message d’ordre professionnel.
Cas 1 : candidature spontanée
Cas 2 : annonce
Le placement de ces trois éléments
sur la page dépendra de l’option de
présentation choisie. Traditionnellement,
en France, la référence se
situe trois ou quatre lignes sous
l’en-tête (si celui-ci est à gauche) en
respectant une marge de 2,5 cm.
Mieux vaut respecter cette bonne
vieille habitude, car il s’agit de la
première chose que l’assistante ou
le recruteur lui-même devront repérer
à des fins de classement. Ainsi placée, elle attirera l’oeil. La référence
est, bien évidemment celle indiquée dans l’annonce. En cas de candidature
spontanée, il suffira de remplacer les numéros par le terme « candidature
», suivi du poste ciblé.
Pour l’inscription de la date, les experts s’étripent. Dans le clan des
conservateurs, on préconise le déplacement vers la droite. On prendra
donc soin d’indiquer le jour, le mois et l’année d’expédition du dossier, en
alignant la date à droite à l’aide de la règle (sous Word). Les modernistes
tendance américaine, quant à eux, conseillent de la noter à gauche,
comme le font les Anglo-Saxons. Pour notre part, nous nous contenterons
de signaler qu’une écrasante majorité des courriers d’entreprise reçus et
expédiés en France conservent une date sur la droite de la feuille.
Reste le nom du destinataire. Là, pas de dispute internationale. Du
Kamtchatka au Berry, tout le monde est d’accord : il doit figurer sur la
gauche, sous la référence, dans la même police et le même corps que le
texte de la lettre. On peut simplement l’écrire en gras et le souligner, en
prenant soin de faire précéder le prénom suivi du nom (dans l’ordre), du
qualificatif « Monsieur, » ou « Madame, ».
Ne reste plus qu’à commencer la lettre par le même Monsieur ou
Madame, non suivi du nom. Là encore, l’ancienne école préconise d’indiquer
cette locution en retrait de la marge classique. Mais cette fois ci, les
modernistes ont réussi à s’imposer et il y a quelques années déjà que
l’on ne procède plus à ce retrait dans notre pays.
