
EXEMPLE 1 :
ENTREPRISE À FORTE CULTURE

La raison sociale de l’entreprise figure clairement sur cette annonce
parue sur le web. Logo, détails de ses activités, évocation de ses actions
de sponsoring sportif, chiffres clés, liens vers son site web : l’entreprise
tient à ce que le candidat postule en connaissance de cause et met en
avant sa « culture d’entreprise ». Grâce aux signes distinctifs qu’elle
sème, elle met toutes les chances de son côté pour recevoir des candidatures
ciblées mais aussi personnalisées. Le candidat qui ne personnaliserait
pas sa lettre aurait peu de chances de passer l’épreuve du premier
tri. Reste à trouver les bons arguments.
EXEMPLE 2
: ENTREPRISE DISCRÈTE

La raison sociale ne figure qu’au bas de l’annonce, en tant que simple
adresse postale. Cet employeur met en avant le poste à pourvoir plutôt
que l’entreprise. On notera que l’entreprise possède un site web mais ne
voit pas l’intérêt de le préciser dans l’annonce. Si l’employeur évoque la
taille de l’entreprise (PMI), ses produits et sa clientèle professionnelle,
c’est pour décrire l’environnement du poste et non pour communiquer
sur son image. Il est pragmatique, va droit au but et attend d’un candidat
qu’il en fasse autant. Le candidat ne pourra s’appuyer que sur sa seule
compétence technique pour motiver sa candidature.
EXEMPLE 3 : ENTREPRISE INCONNUE
Le nom de l’entreprise ne figure pas toujours sur une annonce. Un recruteur
est rarement facétieux… Il n’a pas omis cette mention dans le but de recruter
exclusivement les meilleurs limiers capables de retrouver sa trace. Si son
annonce est anonyme, il existe généralement une bonne raison à cette ellipse :
1er cas : la notoriété de l’entreprise étant proche de zéro, l’employeur craint
de ne pas attirer suffisamment de candidats.
2e cas : l’entreprise cherche à développer ses marchés. Elle préfère rester
discrète de façon à ne pas alerter ses concurrents.
3e cas : l’entreprise doit remplacer un salarié toujours en poste qui ne sait
pas qu’il est sur la sellette (et qui répondra sans doute à l’annonce en toute
innocence…).
4e cas : l’entreprise préfère rester anonyme pour ne pas saturer son standard
téléphonique.
Si l’annonce ne révèle pas le nom de l’entreprise, le candidat a tout intérêt à mener l’enquête quels que soient les motifs qui poussent l’entreprise à rester discrète. Les fins limiers auront une longueur d’avance sur les autres candidats puisque, ayant découvert l’entreprise qui se cache derrière l’annonce, ils pourront d’abord choisir de postuler ou pas. S’ils postulent, ils affineront leur motivation dans la lettre. Encore faut-il disposer de suffisamment d’indices pour être sûr d’éviter les impairs. L’offre émane du leader mondial du marché de la contrebasse qui refuse de dévoiler son nom ? L’entreprise est facile à reconnaître, si tant est que l’on ait quelques connaissances du secteur. Parfois, seuls figurent le chiffre d’affaires et la branche d’activité de l’entreprise. Dans ce cas, mieux vaut connaître intimement le marché où elle évolue.
Si l’intitulé d’un poste est d’une précision minutieuse, il n’est pas utile de jeter l’annonce s’il ne correspond pas précisément à celui qui est indiqué sur vos cartes de visite actuelles ou passées. Car la définition d’une fonction peut varier d’une entreprise à l’autre. C’est pourquoi il faut lire attentivement la description des missions incluses dans le poste et y repérer des « mots clés ». Ici encore, les mots choisis ont été mûrement réfléchis et n’y figurent pas par hasard. Ces pépites vous donneront la trame de l’argumentation que vous développerez dans votre lettre, pour peu que vous en captiez toute la richesse.

