
Les coordonnées À la fin du texte, il est bon d’indiquer son nom, sa fonction (ou celle à laquelle on aspire au travers de cette candidature) et ses coordonnées. Bien sûr, celles-ci figureront également sur le CV et la lettre de motivation en pièce jointe, mais si le recruteur est pris d’une irrésistible envie de joindre son correspondant dans la minute, autant lui faciliter la tâche. Et si par malheur, les fichiers joints sont récalcitrants et ne s’ouvrent pas, il pourra au moins le signaler au candidat.
Les mauvaises manipulations peuvent plomber une candidature. Et ces erreurs sont très fréquentes au dire des recruteurs.
Évitez les adresses fantaisistes Certaines personnes envoient leur candidature depuis un compte de messagerie à l’adresse pour le moins fantaisiste. Imaginez la surprise d’un recruteur qui reçoit une candidature émanant de « barbapapa@wanadoo.fr » ou de « leelou@yahoo.fr » ! Une adresse que vous aviez créée pour échanger sur des forums avec d’autres internautes dans un cadre ludique.
Mais pour une correspondance avec un recruteur, ce genre de fantaisie expose votre message à être définitivement écrasé. Quand bien même il en réchapperait, le sérieux de votre candidature risque d’être automatiquement mis en doute. Soyez vigilant si vous envoyez votre mail depuis votre logiciel de messagerie : vérifiez le « compte de messagerie » utilisé et basculez sur un autre si nécessaire.
Évitez d’emprunter le mail d’un ami L’autre maladresse ordinaire consiste à postuler via la boîte mail d’une autre personne. Certains candidats ne possèdent qu’une seule adresse : celle qu’ils utilisent sur leur lieu de travail, mais qui dépend du serveur de leur employeur. Ils s’interdisent de laisser une trace de leur recherche d’emploi sur cette boîte, et ils ont raison (voir l’encadré ci-dessous). Mais au lieu de créer une adresse personnelle (et gratuite) auprès de n’importe quel hébergeur, ils utilisent celle d’un ami ou d’un membre de la famille pour aller plus vite. Cette solution d’urgence s’avère peu pratique à moyen terme. S’il rentre dans une base de candidatures automatisée, leur CV sera consulté par plusieurs recruteurs. Et c’est sur le mail ami que parviendront les éventuelles demandes de contact. Une correspondance qui leur sera transférée avec plus ou moins d’assiduité. L’éventualité d’en rater une n’est pas négligeable.
Un seul destinataire à la fois N’envoyez votre candidature qu’à un seul destinataire à la fois. Nombre de candidats succombent encore à la facilité de la mailing liste : une même lettre et un même CV sont expédiés à toutes les entreprises qui les intéressent. Imaginez la méfiance compréhensible du recruteur à qui vous affirmez votre « forte motivation » pour intégrer ses équipes. Pour convaincre l’un d’eux que vous ne postulez pas chez lui par hasard, prévoyez de ramer ferme.
Attachez la bonne pièce jointe Dans le même genre de bourde grossière, certains candidats s’emmêlent les pinceaux et attachent le mauvais CV ou la mauvaise lettre au message. Résultat : le recruteur de l’entreprise A se retrouve avec la candidature conçue pour l’entreprise B. Et inversement. S’ils sont concurrents, le candidat aura toutes les peines du monde à expliquer son erreur. Le problème n’est pas tant de ne pas réussir à motiver son envie d’intégrer telle entreprise. Les recruteurs se méfient même des candidats qui surjouent leur motivation. Mais les dégâts collatéraux sont finalement plus graves : en vous trompant de pièce jointe dans un courrier à caractère stratégique, vous avez manqué de professionnalisme. Votre évaluateur est en droit de douter de votre capacité à occuper un poste qui nécessiterait rigueur et discrétion.
Ciblez la bonne personne Si l’on répond à une annonce, les choses sont simples : une adresse de courrier électronique est indiquée, il suffit de la recopier sans erreurs. En revanche, si l’on envoie une candidature spontanée, l’affaire se corse. Faut-il écrire au service du recrutement ou au chef du service qui vous intéresse ? Dans le doute, doublez votre envoi. Il suffit parfois d’un coup de fil ou d’une visite sur le site Web de l’entreprise pour obtenir les adresses de ces services, voire de leurs responsables. Ces données sont beaucoup moins confidentielles que les téléphones directs, elles restent donc assez faciles à obtenir pour peu qu’on les demande avec amabilité.

