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Décrocher un emploi 

Les sept clés pour réussir un entretien d'embauche

 
 

La rencontre avec le recruteur et le rythme de l'entretien

Dominique Perez (extrait de Réussir ses entretiens d'embauche, éditions L'Express) | LEntreprise.com | Mis en ligne le 26/01/2007
 

Le rythme de l’entretien

Étienne Daugny, vice-président de Transition Carrières, commente les quatre phases de l’entretien.

Phase 1 : le « reniflage ». Il s’agit de se mettre en harmonie avec votre interlocuteur. Cette première phase peut durer de une à vingt ou trente minutes. Cette mise en harmonie se crée sur des éléments qui sont hors du champ professionnel. Il faut repérer un élément personnel dans le bureau. Cela peut être par exemple la photo du terrain de golf, ou remarquer, si c’est le cas : « Vous avez un beau bureau... » Au pire, parler du temps qu’il fait. J’ai une photo de bateau dans mon bureau. Cela donne souvent lieu à des phases de « reniflage » extrêmement sympathiques. Cette phase est intéressante surtout quand le recruteur est réservé ; c’est alors au candidat de placer le recruteur en empathie, à l’instar de ce qui se produit lorsque l’on reçoit des personnes dans son salon.

Phase 2 : les questions du candidat. Elles sont préparées à l’avance (lire nos suggestions dans la troisième partie), elles concernent l’entreprise, le poste à pourvoir, le marketing, les objectifs... elles ne s’improvisent pas, et peuvent demander de quelques heures à quelques jours de recherche. Quatre à cinq questions peuvent suffire.

Phase 3 : on parle de soi. C’est uniquement au moment où il a compris que sa candidature répond bien aux critères du poste, que le candidat commence à parler de lui à argumenter sur ses propres compétences en phase avec la solution proposée par l’entreprise. Peut-être au bout des deux tiers de l’entretien seulement. Le problème (ou paradoxe) du candidat est souvent qu’il veut se vendre tout de suite, et c’est la pire manière de procéder. Et si le recruteur demande au candidat de se présenter d’emblée, il doit autant que faire se peut recentrer l’entretien pour bien comprendre le poste. On ne se vend bien qu’avec des arguments qui correspondent à des besoins identifiés. Si l’on s’est aperçu que l’on ne correspond pas, mieux vaut arrêter. Sinon, on risque d’irriter son interlocuteur et de ne plus rien pouvoir lui demander par la suite, comme par exemple de vous mettre en relation avec quelqu’un d’autre.

Phase 4 : la conclusion. C’est une étape fondamentale, car c’est le pacte vers l’étape suivante. Par exemple, le candidat peut avancer : « J’ai bien noté que je pouvais rencontrer votre DRH, que vous allez le prévenir, et que je peux l’appeler lundi prochain. » Votre interlocuteur ne peut pas dire non. En termes commerciaux, cela s’appelle un « feu vert ». On peut alors travailler sur l’étape suivante.

Des mots et expression à bannir

On vous pardonnera vos hésitations quand vous n’avez pas su répondre au mieux à une question. En revanche, le recruteur risque d’être agacé par la répétition de certains défauts ou tics de langage, qui traduisent souvent un embarras plus profond. C’est seulement en vous enregistrant sur cassette, ou en présentant votre parcours professionnel à un membre de votre entourage, que vous pourrez vous en rendre compte et corriger ces expressions.

Évitez les lieux communs, proverbes et citations. Pour renforcer une pensée, une idée, une expérience qui vous ont servi de leçon, puisez des exemples dans votre expérience professionnelle plutôt que de faire appel au dictionnaire des citations.

Attention à l’utilisation des pronoms personnels. N’hésitez pas à utiliser le « je » et le « nous », même pour décrire une expérience qui a échoué mais dans laquelle vous étiez partie prenante. Mais évitez les expressions du style : « J’ai bien réussi à négocier le marché, mais ils n’ont pas concrétisé la vente. » Si vous avez un regret à exprimer face à une affaire qui n’a pas abouti, nommez précisément les services concernés, sans utiliser les « ils », » nous », « eux »... Lors des entretiens de recrutement auxquels nous avons assisté, les recruteurs demandaient systématiquement au candidat de préciser ce que ces pronoms recouvraient.

Attention aux « expressions de connivence ». Typique du candidat embarrassé qui a besoin de se rassurer, les mots et expressions de connivence visent à associer le recruteur à sa propre situation et souvent à ses difficultés. Exemple : « Vous devez bien savoir, vous, comme c’est dur de diriger des gens dans une grosse boîte », ou bien « Ça se passe comme ça, chez vous, aussi ? Parce que nous, on n’a pas réussi à résoudre le problème. » Si l’échange peut vous sembler très convivial, voire presque amical, ne perdez jamais de vue le contexte professionnel de l’entretien. Le recruteur n’est pas un collègue.

 
 
 
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