
Vous souhaitez réussir vos négociations ? Lisez l'intégralité du livre dont ce dossier est extrait :
Réussissez toutes vos negos en entreprise, publié par L'Entreprise (Groupe Express Editions).
Négociez les moyens
Une fois d’accord sur vos objectifs, vérifiez que vous avez les moyens de les atteindre. Vous pouvez être amené, par exemple, à demander des précisions sur les aspects suivants, et à les négocier :
- quelle sera votre autorité ? (c’est-à-dire le niveau des décisions que vous pourrez prendre sans accord préalable de votre hiérarchie) ;
- selon quelles procédures ? (si vous avez besoin qu’une procédure particulière soit modifiée, renforcée ou supprimée, c’est le moment d’en parler) ;
- disposerez-vous de toutes les informations nécessaires pour atteindre les objectifs que l’on exige de vous ? Et sinon, que faut-il changer pour que vous soyez informé à temps ?
> Il est recommandé de se montrer précis, voire exigeant, au stade initial de cette négociation. Car il est beaucoup plus aisé d’obtenir des conditions favorables au début.
Une fois les objectifs acceptés, il est plus difficile d’y revenir a posteriori, pour demander des aménagements de ce que vous avez déjà validé. N’oubliez pas : tant que la moitié des ressources ou du temps n’a pas été consommée, l’objectif et les moyens restent négociables.
Mais, passée cette limite, on est engagé sur le résultat final et le délai.
Négociez les délais et les étapes
Le planning de mise en œuvre de vos tâches est un excellent sujet de négociation. Concrètement, vous pouvez demander que soient définis des « points d’étape » sur lesquels votre supérieur s’engage à vous donner un feed-back avant que vous alliez plus loin.
Ainsi, vous vous donnez de l’air pour rediscuter à échéances régulières des objectifs fixés, à la lumière de nouveaux éléments, de l’évolution de l’environnement, etc. Un point d’étape à mi-chemin permet de sortir la tête de l’eau et de se poser quelques questions :
- l’objectif est-il toujours pertinent ?
- les moyens sont-ils toujours adéquats ?
- les délais sont-ils toujours réalistes ?
Et, en fonction des réponses, de repartir dans une négociation d’étape.
3. Comment faire preuve de diplomatie pour préserver l’avenir ?
Pour un salarié, toute trajectoire professionnelle nécessite des ajustements, une mobilité, une évolution dans l’entreprise, et le supérieur hiérarchique direct est l’interlocuteur numéro un ! Il faut donc le ménager… Il en va de même pour vos relations avec le reste de l’équipe.
Incontournable !
Que vous souhaitiez évoluer en restant dans son équipe, ou qu’il vous prenne l’envie d’aller voir un autre service dans la même entreprise, votre supérieur hiérarchique sera votre premier interlocuteur.
Vous allez négocier avec lui de nouvelles missions, une nouvelle équipe, un budget étendu, ou bien les modalités d’un départ en douceur.
De nouvelles règles de fonctionnement de l’équipe
En tant que membre de l’équipe constituée par votre supérieur et l’ensemble de ses collaborateurs directs, vous fonctionnez dans le respect d’un ensemble de règles explicites et implicites, qui portent sur tous les aspects de la vie d’équipe :
- les réunions : modalités de convocation, de préparation, horaire, durée ;
- la communication interne : degré de formalisme, fréquence, niveau de détail des informations diffusées ;
- l’utilisation de l’espace, de la machine à café, et de tous les moyens communs, etc.
Ces règles sont en général définies par le chef, surtout lorsqu’une équipe est en phase de constitution ou de renouvellement important. Mais, souvent, elles relèvent d’habitudes qui se sont cristallisées au cours des années.
Si vous arrivez dans une équipe constituée, vous « héritez » des règles déjà en place. Ce qui n’empêche pas de vouloir que ça change !
Chacune des dispositions communes peut faire l’objet de négociation, soit directement avec votre chef, soit en mode collégial, avec l’ensemble de l’équipe.

