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Gérer ma carrière 

 

Savoir négocier avec son boss

Isabelle Harlé et Marc Traverson | LEntreprise.com | Mis en ligne le 26/06/2007
 
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Réussissez toutes vos negos en entreprise, publié par L'Entreprise (Groupe Express Editions).

Dès que vous avez suffisamment intégré l’équipe et démontré votre volonté de coopérer et de respecter les règles en place, vous pouvez, si l’une d’entre elles vous procure de l’inconfort, en demander la modification. Il est sain de faire connaître vos zones d’inconfort.
Mais c’est encore mieux si vous proposez des modifications qui rencontrent de l’écho chez d’autres membres de l’équipe. Car ainsi vous vous positionnez en apporteur de solution et renforcez votre influence.

4. Avec qui et comment négocier de nouvelles conditions de travail ?

Tout changement dans vos conditions de travail comporte potentiellement des conséquences juridiques. Des précautions particulières sont à prendre.

Vous êtes demandeur

Si vous êtes demandeur (vous souhaitez travailler chez vous, assouplir vos horaires, etc.), évitez de présenter votre requête comme une demande de faveur, même si c’est le cas.

> Mettez en évidence, dans votre demande, les avantages pour l’entreprise. Soit :
- productivité
- le gain de temps
- le raccourcissement des process.

> Si les changements demandés sont importants pour vous, faites en sorte de produire des écrits, directement ou indirectement :
- formulez la demande par écrit
- résumez dans un mail les conversations que vous avez eues sur ce sujet
- toujours par mail, posez des questions complémentaires ou demandez des précisions.
Ainsi, vous constituez un historique : il sera plus difficile pour votre interlocuteur de « se défiler » par la suite. C’est une manière de démontrer que la négociation est en cours.

Vous n’êtes pas demandeur

Si vous n’êtes pas demandeur, examinez avec soin la proposition ou la demande qui vous est faite. Évaluez l’impact de ce changement pour vous (allongement d’un temps de trajet, contrainte supplémentaire, charge de travail, stress) et mettez ces faits en évidence, courtoisement.

> Obtenir une contrepartie lors d’un changement de conditions de travail qui vous est imposé par l’employeur permet de boucler une transaction « saine » :
- votre employeur obtient ce dont il a besoin, sans craindre qu’un jour vous reveniez le voir pour lui faire « payer » le changement qu’il vous a imposé ;
- la compensation qu’il vous accorde permet de vous sentir partie prenante et responsable de la décision, vous évitant d’avoir à le regretter un jour.

Des ajustements indispensables

La négociation préalable sur des étapes intermédiaires est recommandée si l’on est chef de projet. Car la mission est « par nature » destinée à évoluer dans le temps. Peu de choses sont connues avec certitude au démarrage d’un projet : c’est justement parce que le problème est unique qu’il va falloir innover, coopérer, créer du neuf. Raison de plus pour prévoir de fréquents ajustements qui ont également valeur d’information de l’avancement du chantier auprès de la hiérarchie.

Conditions et contrat de travail

Les conditions de travail peuvent être modifiées par votre employeur sans votre consentement. Seuls les éléments du contrat de travail nécessitent expressément votre accord pour être modifiés.

> À savoir
- L’intérêt de votre employeur est de spécifier aussi peu de choses que possible dans le contrat de travail, pour garder des marges de manœuvre.
- Votre intérêt est de spécifier au maximum les conditions de votre activité afin d’avoir votre mot à dire en cas de changement, même minime, à l’avenir.

Dans certains cas, les clauses du contrat de travail sont excessives et peuvent être attaquées – même si vous les avez signées. Si besoin, renseignez-vous auprès de votre délégué du personnel ou d’un spécialiste du droit social.

Recoupez avec la DRH

Même si votre interlocuteur principal pour ces changements est votre supérieur hiérarchique, faites avaliser/valider par le service des ressources humaines ou, au minimum, informez-les par écrit.

> S’il n’existe pas formellement de DRH dans votre entreprise, il existe généralement un interlocuteur qui en tient lieu. Ce peut être un directeur administratif et financier, un responsable des services généraux ou encore un collaborateur direct du directeur général. Conformez-vous dans tous les cas aux usages de votre société en la matière.

 
 
 
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