
M.-F. H. : Il doit donner du sens au travail de chacun. Les salariés attendent de la reconnaissance, une identité à travers leur activité. Ils sont prêts à travailler plus à condition d'avoir un retour. Ils ne sont pas uniquement motivés par des augmentations de salaire. Ils veulent aussi progresser par rapport à eux-mêmes. Le patron de PME peut avoir un dialogue franc, dire des choses rudes. Si le reproche est clair et précis, il ne s'agit pas de harcèlement. C'est simplement un management courageux.
M.-F. H. : Aujourd'hui, les collègues sont moins des camarades que des rivaux. Lors d'une fusion, on met des personnes en doublon et l'on sait que l'on en gardera une seule. Cela peut amener à des conduites déloyales. Il n'y a plus de solidarité où l'on peut compter sur son collègue.
M.-F. H. : Il est utile lorsqu'un manager fait trop ressentir sa problématique personnelle dans son management. Des chefs d'entreprise viennent me voir, car ils peuvent me parler, décortiquer leurs problèmes, sans montrer leur vulnérabilité à leur entourage. C'est une démarche confidentielle. J'aimerais bien prendre Sarkozy en thérapie. Il serait encore plus performant ! Mais je ne pense pas qu'il ait une demande de cette nature. C'est un hyperactif qui n'a pas le temps.
M.-F. H. : Effectivement, la solitude permet d'aller vers d'autres possibles, que ce soit la création ou une démarche religieuse. Elle permet de se concentrer tout entier à l'intérieur de soi. S'isoler, faire retraite constitue une sorte de purification, de régénération. On voit s'affirmer un besoin accru d'espace, de silence, de lieux de méditation. C'est ainsi que, depuis quelques années, des chefs d'entreprise font volontiers une retraite dans un monastère. Mais ils ne vous le diront pas !

