Efficacité personnelle 

« Maintenant, je voyage en business »

Confort pour travailler et se reposer durant le vol, gain de temps, le choix de la classe affaires répond pour ses adeptes à des exigences de performance professionnelle.

Blanche Pardé | LEntreprise.com | Mis en ligne le 22/11/2007
 
 
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Depuis un peu plus d'un an, je choisis la business class aussi bien pour les déplacements courts que pour les vols long-courriers », assume sans complexe Nicolas Berry, de NKB Archi.
A 28 ans, cet architecte et ingénieur, qui navigue entre le Vietnam et la France, estime que, « en classe économique, on est comme des sucres empilés, les genoux dans le dos du voisin. Il faut trois jours pour s'en remettre ».

Alors oui, la classe affaires « coûte quatre fois plus cher mais, grâce aux accords passés avec les différentes compagnies et en étant bon client, on peut faire diminuer la facture de moitié ».

A contre-courant de la tendance actuelle de contrôle et de chasse aux coûts, qui privilégie dans les entreprises le prix le plus bas jusque dans la politique de transport, la classe affaires reste une référence, malgré l'invasion des compagnies low-cost.

Une nécessité pour les uns, un simple luxe pour les autres. Portraits de quelques irréductibles de la business class.

La classe affaires... parce que je le vaux bien

«  Ils sont nombreux à faire comme Lionel Puget, le PDG d'Axson Technologies (résines et silicones), qui, la cinquantaine passée, estime être « trop vieux pour voyager en classe éco  ».

Après vingt ans de voyages en classe économique, la fatigue des vols long-courriers devient lourde à porter pour cet entrepreneur qui voyage une dizaine de jours par mois entre Chine, Inde, Corée, Etats-Unis et à travers toute l'Asie.
Il y a trois ans, il a donc fait le choix de la business class avec, à la clé, un repos bien mérité dans un fauteuil à accoudoirs confortable qui permet de s'allonger, et, en prime, un gain de temps énorme à l'arrivée.

«  Si je vais en Chine, je travaille le lundi en France, je prends l'avion le lundi soir. Mardi, mercredi, jeudi, je travaille en Chine. Le jeudi soir, je reprends l'avion et le vendredi, je travaille en France. Soit cinq jours de travail complets. » Une équation impossible à résoudre en voyageant en classe éco. Un confort que revendique ce directeur commercial - appelons-le Pierre Martin - d'une PME très active à l'international.
«  J'ai 52 ans et, à mon âge, il y a des choses qu'on ne fait plus, confie ce cadre dirigeant, qui souhaite rester anonyme pour ne pas froisser les susceptibilités de ses collègues. Nous sommes cinquante à voyager en permanence dans l'entreprise, mais je suis le seul, avec le PDG, à avoir droit à la classe affaires.

J'ai commencé le grand export à 37 ans. J'ai atterri 112 fois à Los Angeles, 52 fois à Sydney, 132 fois à Pékin. Aujourd'hui, je voyage en business sur les vols de plus de quatre heures pour des raisons de confort et de disponibilité. Je vole en moyenne 30 à 40 heures par mois. Ce que je fais n'est pas compatible avec la classe économique. Le jour où je redescendrai en classe éco, j'arrêterai ou demanderai à quelqu'un de me remplacer.  »

Toutefois, fait remarquer notre interlocuteur, ses collègues ont la possibilité d'opter pour la classe affaires en utilisant les miles qu'ils accumulent sur leur programme de fidélisation aérien. «  Certains le font, comme je l'ai fait il y a quelques années. D'autres conservent ces miles pour voyager avec leur famille, durant leurs congés, en accord avec l'entreprise.  »

En business pour le business

Bruno Carrier, gérant du Groupement forestier développement durable (gestion et exploitation des éco-systèmes forestiers), voyage lui aussi beaucoup en France et en Europe pour visiter ses gisements forestiers.
En première classe dans le TGV pour ses déplacements dans l'Hexagone, en classe affaires en avion pour rallier les grandes métropoles européennes. «  Je recherche la liberté de travailler dans un environnement protégé et je demande souvent à des clients de m'accompagner en avion. La classe affaires m'apporte plus de sérénité.  »

Côté budget, c'est évidemment plus onéreux, mais le fait de pouvoir tranquillement s'entretenir avec un client entre Paris et Amsterdam amortit largement, selon lui, les frais engagés. « Ce n'est pas un luxe indu, c'est un outil de travail », affirme l'exploitant forestier.

 
 
 
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