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Efficacité personnelle 

 

« Maintenant, je voyage en business »

Blanche Pardé | LEntreprise.com | Mis en ligne le 22/11/2007
 
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Il faudrait être fou pour dépenser plus

Si le coût élevé de la classe affaires (jusqu'à cinq fois plus chère que la classe économique) n'apparaît pas prohibitif à ses adeptes dès lors qu'elle leur permet d'optimiser leur déplacement en travaillant dans l'avion, ce choix n'exclut pas néanmoins les réflexes de bonne gestion.
Les vols en business class sont en effet souvent sélectionnés avec soin de façon à privilégier les moins onéreux. Lionel Puget a par exemple l'habitude de faire son marché pour trouver le meilleur prix « sur une compagnie acceptable ».
Et sans tenir compte des programmes de fidélisation proposés selon lui généralement « par des compagnies pratiquant des prix très élevés ». Entre la France et l'empire du Milieu, le PDG d'Axson Technologies vole ainsi sur China Airlines, compagnie moins chère qu'Air France, même en business.

« Certains tarifs spéciaux existent en classe affaires, notamment pour les billets "tour du monde" », affirme en connaisseur Pierre Martin, notre directeur commercial resté incognito, qui confie avoir fait huit fois le tour du globe en 2004.

Beaucoup d'appelés et peu d'élus

Les collaborateurs des entreprises, en revanche, n'ont pas toujours le droit de passer derrière le rideau de la business class. Le plus souvent, c'est un privilège associé à l'âge.
Chez Axson Technologies, le PDG Lionel Puget est ainsi resté jusqu'à 51 ans en classe éco. « J'ai montré l'exemple. »
Aujourd'hui, ses collaborateurs peuvent voyager en business sur des destinations long-courriers, mais avec parcimonie. Un avantage réservé également aux grands voyageurs et donc finalement limité mécaniquement à un nombre restreint de personnes, ce qui permet d'éviter les dérapages.

A l'inverse, en vrai aficionado de la business class, Bruno Carrier, qui va embaucher des cadres pour diriger ses sites en Europe, compte bien leur permettre de profiter de ces modes de transport tout confort.

Business class ou hôtel de classe, il faut choisir

Chez Devoteam, société de conseil en technologie de l'information, présente dans 17 pays, c'est seulement lors de vols de plus de cinq heures que les collaborateurs peuvent voyager en business class.
Même Godefroy de Bentzmann, le coprésident du directoire, qui se déplace en moyenne deux jours par semaine, ne prend la classe affaires que pour les vols effectués sur le Moyen-Orient ou bien les vols transatlantiques (Vancouver au Canada). « Nous préférons dépenser plus en hôtels ou en taxis », explique le dirigeant de Devoteam.

Le PDG d'Axson Technologies, Lionel Puget, partage cet avis. S'il accorde la classe affaires avec prudence, il affirme en revanche veiller à ce que ses collaborateurs soient toujours installés dans des hôtels de bonne qualité.

Le temps, c'est de l'argent

Un des principaux intérêts des vols en classe affaires réside pour nombre de leurs adeptes dans la possibilité d'« enregistrer directement ses bagages sans faire des heures de queue lors de l'arrivée à l'aéroport », souligne l'architecte Nicolas Berry. Un avantage qui n'a pas de prix lorsqu'on cumule comme lui 80 vols en deux ans. Autre privilège, l'accès aux luxueux salons lounges des aéroports avec cuisine de qualité, boissons à volonté et connexions internet.

Le silence est d'or

Sans compter qu'être entre hommes d'affaires évite bien des désagréments.
Sur les vols entre la France et le Vietnam, réputé pour attirer les familles adoptantes, «  on a recensé jusqu'à vingt-trois nouveau-nés dans un avion  », souligne Nicolas Berry. Pleurs des bébés, agitation des parents.
« Dans ces conditions, seule la business class permet de dormir et d'être immédiatement opérationnel à l'arrivée !  », affirme ce bâtisseur, qui négocie de gros contrats à Hanoi. Dès lors, la classe affaires n'est plus vécue par ses adeptes comme un bonus statutaire, mais simplement comme un moyen d'aller le plus confortablement possible d'un point A à un point B.

 
 
 
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