
> Objectif zéro-sale-con, 185 pages, éditions Vuibert,
18 euros
Les facteurs à prendre en compte pour calculer le coût total des sales cons dans votre entreprise:
Les dommages aux victimes et aux témoins
> Détournement des efforts : davantage d'efforts sont faits pour éviter les mauvaises rencontres, y survivre, éviter les reproches et moins d'efforts dans l'exécution des tâches.
> Détérioration de la "sécurité psychologique" et instauration d'un climat de peur qui réduit les initiatives des employés, leur envie de prendre des risques et leurs possibilités de progresser à partir de leurs propres erreurs et de celles des autres - la franchise peut ne pas être la meilleure politique.
> Perte de motivation et d'énergie.
> Détérioration de la santé mentale et physique due au stress
> Possible détérioration des capacités mentales.
> Des brimades répétées peuvent transformer les victimes en sales cons.
> Absentéisme.
> Rotation du personnel élevée (plus le temps passé au travail à rechercher un autre emploi).
Bien sûr, vous pouvez décider de virer votre client ! Mais cela peut naturellement mettre votre business en péril. Pouvez-vous en assumer les risques ?
Surtout que des solutions intermédiaires existent. Essayez par exemple la résistance passive : plus votre sale con est virulent, moins vous êtes réactif, notamment sur les délais.
Autre solution, appliquée par mon épouse, avocate : la taxe sale con ! Cela consiste à augmenter les tarifs en expliquant au client que son attitude et ses demandes réclament un traitement vraiment à part...
Les conséquences pour les sales cons
> Victimes et témoins hésitent à les aider, à coopérer avec eux ou à leur apprendre de mauvaises nouvelles.
> Représailles de la part des victimes et des témoins.
> Impossibilité de réaliser tout son potentiel dans l'entreprise.
> Humiliation lorsque leurs comportements sont dénoncés.
> Perte d'emploi.
> Impact négatif durable sur la carrière.
Les conséquences pour la direction
> Temps passé à apaiser, calmer, conseiller ou sanctionner les sales cons.
> Temps passé à apaiser les collaborateurs victimes d'un sale con.
> Temps passé à apaiser les clients, fournisseurs, les sous-traitants ou toute personne extérieure importante victime d'un sale con.
> Temps passé à réorganiser des équipes ou des services pour limiter les dégâts des sales cons.
> Temps passé à recruter et former les remplaçants après le départ des sales cons ou de leurs victimes.
> Épuisement des dirigeants qui conduit à une réduction de leur investissement personnel et à une détresse morale accrue.
Pensez d'abord que la plupart des gens ne sont pas mauvais. Ils font du mal sans le vouloir. Seule une minorité nuit aux autres intentionnellement pour sa carrière.
La première réponse est simple : dites au sale con ce qui pose problème, dès que vous l'avez clairement identifié et vérifié. Insistez sur la nécessité qu'il change, vite. Vous pouvez associer des incentives à ce rappel à l'ordre. Mais appliquez ensuite une politique « zéro tolérance ». En indiquant à la personne qu'elle cause du tort non seulement à l'entreprise, mais à elle-même.
Vous avez des chances que le travail ait été préparé par votre équipe : dans une organisation efficace, les gens se parlent, se coalisent et finissent par dire à leurs pairs qu'ils se comportent en sales cons. J'ai même vu une collaboratrice d'une société tenir un « journal du sale con » qui sévissait dans sa société, une sorte de carnet de bord de ses méfaits et gestes. Un jour, elle est allée le voir en lui disant : « Je répertorie ce que vous faites et si vous continuez je transmets tout à la DRH. »
Le sale con est instantanément devenu meilleur, avec elle et toute l'équipe.
Frais juridiques et de management des RH
> Séances de thérapie pour la gestion de la colère et autres formations pour rééduquer les sales cons.
> Coûts des conseils juridiques internes et externes.
> Coûts des règlements amiables et des litiges remportés par les victimes.
> Coûts des règlements amiables et des litiges remportés par des sales cons habiles procéduriers (en particulier des procédures pour licenciement abusif).
> Honoraires des consultants, coach et thérapeutes internes et externes.
> Coûts d'assurance-maladie.


J'ai vécu cette situation. Le problème, c'est ce SC était le patron. Je suis sortie de l'entreprise mais pense à ceux qui y sont encore (pour des raisons financières). Quels sont nos moyens pour les aider ? FLD
interessant !
