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Boulot et vie perso 

Harcèlement moral : dix scénarios pour ne pas crier
au loup trop vite

Tensions, disputes, stress ou mauvaises conditions de travail ne sont pas forcément synonymes de harcèlement moral. Le regard de Philippe Ravisy, avocat spécialisé en droit social,
sur ces cas « limites ».

Edouard Lederer | LEntreprise.com | Mis en ligne le 02/10/2007
 
 
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Eclats de voix, périodes de stress ou mauvaises conditions de travail…simples désagréments de la vie en entreprise ou carrément harcèlement moral ? Pas toujours facile de trancher.
Nous avons demandé à Philippe Ravisy, avocat spécialisé en droit social de commenter dix scénarios "limites".

« Je suis tellement stressé que je ne dors plus »

Situation 1 : Ces temps ci, j’ai vraiment beaucoup de travail : je dois absolument répondre à un appel d’offres auquel participe mon entreprise. Je pars tous les soirs après 20h. J’ai même dû ramener des dossiers à la maison le week-end. Mon manager me met une pression maximum : j’en perds le sommeil.

Au sens légal, le harcèlement moral est une série d’agissements « répétés » qui ont pour « objet ou pour effet » de dégrader les conditions de travail, au point « d’altérer la santé physique [du collaborateur] ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». (article L122-49 du code du travail)

> L’avis du spécialiste : Ce n’est pas du harcèlement moral.
Dans cet exemple, il s’agit d’une surcharge de travail exceptionnelle, la situation reviendra à la normale après « un coup de bourre ». Précisons toutefois que la notion de harcèlement moral est exclusive de toute intentionnalité. On peut harceler sans le vouloir et même sans le savoir.

Situation 2 : Depuis quelques mois, mon manager me donne sans arrêt du travail, sans que je sache vraiment quel est l’objectif global. Il vient tout le temps en vérifier l’avancement de façon excessivement tatillonne, et donne en permanence de nouvelles consignes. J’en perds le sommeil.

> L’avis du spécialiste : C’est du harcèlement moral (au sens de la loi, même s’il ne serait pas nécessairement reconnu comme tel par les tribunaux).
Le manager est censé avoir reçu une formation au management préventive permettant d’éviter ce type de situation : s’il a bien reçu cette formation, il pourra être jugé que l’on se situe bien dans une situation de harcèlement moral. Mais à l’inverse, si le manager n’a reçu aucune formation, il pourra prétendre qu’il pensait son comportement était adéquat.
Un argument pas forcément recevable : même sans formation spécifique, il peut comprendre que son comportement est déstabilisant pour son interlocuteur. Or, la loi prévoit qu’il incombe à chaque salarié de prendre soin, (en fonction de sa formation et selon ses possibilités), de sa sécurité et de sa santé, ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail.

« Personne n’est jamais d’accord avec moi au travail ! »

Situation 1 : Un de mes collègues de l’équipe commerciale s’oppose très régulièrement à mes décisions. Il n’est d’accord ni sur mes méthodes (qu’il trouve trop « agressives » avec les clients), ni sur mes priorités. Entre nous deux, cela dérape souvent en remarques acerbes

> L’avis du spécialiste : Ce n’est pas du harcèlement moral.
Il s’agit d’un conflit entre deux collaborateurs sans lien hiérarchique et d'un accrochage autour d’une question clairement délimitée.

Situation 2 : Mon supérieur me reproche de ne pas travailler selon la politique commerciale définie. Pourtant dans le même temps, il me demande plus d’initiative. Il n’est d’accord ni sur mes méthodes (qu’il trouve trop « agressives » avec les clients), ni sur mes priorités. Il me le fait savoir très régulièrement par de petites remarques acerbes.

> L’avis du spécialiste : Peut être harcèlement moral.
Si je ne travaille effectivement pas selon la politique commerciale définie, je suis en faute et on doit pouvoir me le dire. En revanche, les injonctions contradictoires sont souvent révélatrices de situations de harcèlement.

« On me surveille de (trop) près »

Situation 1 : Mon manager est sur les nerfs. Irascible, il n’accepte pas de contestation, surveille de très près toute l’équipe, et lance des remarques blessantes plusieurs fois par jour. Lui-même sous pression du directeur général doit remplir les objectifs de l’année.

> L’avis du spécialiste : Ce n’est pas du harcèlement moral.
Dans un monde idéal, un manager, même sous pression, devrait accepter la contradiction et ne devrait pas lancer de remarques blessantes. La pression subie par l’un ne doit pas devenir sujet de souffrance pour les autres. La situation est donc compréhensible, mais si elle perdure, elle n’est pas « normale » au regard des règles de droit du travail. Ceci étant, le fait que tout le monde subisse le comportement du manager montre que l’on n'est pas dans une relation de harcèlement moral.

 
 
 
VOS REACTIONS
06/06/2008 13:01:13 - MILOTINDLE

Bonjour, Je travaille en tant qu'assistante de direction dans un bureau d'études du domaine du bâtiment. A chacune de mes absences qu'elles soient courtes ou longues (2 mois) je ne suis pas remplacée. Quelques pièces de mon travail ont été réalisées par une collègue mais à chaque reprise, je retrouve tout dans l'état d'avant mon absence: peu de factures ont été réalisée, aucune relance... rien pour ainsi dire ... et les comptes sont à découvert. A chaque reprise, le même discours : "vous en êtes où", "faut faire rentrer le fric", "magnez-vous de facturer" .... Je m'essoufle. Dans cette entreprise, aucune procédure n'est définie, on ne sait que très rarement où on va et aucune information stratégique n'est donnée. On ressent un mal être général. Rien n'avance. Est-ce une forme de harcèlement ? Merci

18/05/2008 18:26:26 - plaza

je travaille en grand surface depuis 11 ans depuis quel temps on me repproche tous dans mon travail meme de n etre pas venus apres un accident du travail ou je me suis ouvert le genoux avec un bout de verre qui trainez parterre donc 1 point de suture on ma aussi proposé une demission mais pour cela je devais renoncer a mon ancienneté et commetre une faute en ne venant pas au travail alors depuis on et constament derrier moi avec des reproches je ne fait que pleurer pour rien meme quand je suis chez moi avec mais enfants je deprime et je ne sais pas quoi faire je ne peut pas comptez sur le temoignage des collegues aidez moi merci

28/04/2008 11:54:16 - GIRAUD Julien

Société Nouvelle de Conseil et Services en matière de prise en charges des problèmes Psychosociaux liés au monde du travail, ainsi que celui du secteur personnel, propose des programmes spécifiques à chacun. Offrant ainsi, les moyens nécessaire à chacun pour un dévellopement et une évolution vers un meilleur quotidien. Nous sommes à votre entière disposition pour tout renseingnement complémentaire.

14/02/2008 00:41:47 - RASSAA

Voilà j'ai un souci pouvez-vous me conseiller??? Suite à un accident de travail, je devais reprendre mon poste de travail (CDI) depuis le 11/01/2008 en qualité d’agent de maitrise puisque j’occupe un poste de chef d’équipe du service sécurité incendie depuis 1 ans ma convention de collective Brochure /JO 3196 Prévention et sécurité. Mon départ en accident de travail et daté du 05/11/2007 au 11/01/2008, suite a ma visite imposé par mon employeur, pour une reprise a la médecine du travail a la date du 16/01/2008, mon employeur ne ma plus contacter depuis cette date malgré les courriers RAR envoyé a mon employer a ce jour. Aujourd’hui verbalement mon employeur cherche a me mettre dans un autre poste en me dégradant de mes fonctions pour me mettre simple agent en me proposent que rien ne change sur mon salaire qui et signe sur mon contrat de travail, enfin ils me mettent la pression afin de démissionner pour évité de me licencier économiquement parce que il non plus de poste actuellement il ce fait que depuis le 11/01/2008,je nais toujours pas repris mon travail, et mon employeur ne ma toujours pas envoyer mon salaire du mois de janvier 2008 et ne sais toujours pas manifesté le silence absolu En vous remerciant En attende d’une prompte réponse veuillez agrées Madame,Mosieur, l’Assurance de mes salutation distinguée. Cordialement Mr fethi94

21/01/2008 14:55:47 - sylvie montois

cadre manager dans la meme entreprise depuis 10ans, un nouveau patron a été nommé il y a 18 mois, il se trouve que cette personne est le conjoint d'une de mes collaboratrices. la situation et invivable car ma collaboratrice profite de sa situation de femme du patron et son conjoint, avec le temps lui donne systematiquement raison me mettant en port à faux et m'obligeant à prendre des décisions contraires à mon éthique. Je n'en peux plus je me sens épiée, surveillée à chaque parole qui sont colportées et déformées. je suis en arrêt de maladie depuis 2 mois pour depression. la DRH me dit de laisser faire, je n'ai aucun appui.. que faire?

18/11/2007 13:26:46 - veroniquemarine001

En CDD depuis début juillet, je suis en arrêt de maladie suite aux nombreux dénigrements et cris de mon employeur(j'ai des crises d'étouffements, des diarrées et vais au travail la peur au ventre). Chaque jour, il dit que je suis inutile, que je ne suis qu'une incapable tout en me hurlant après, alors qu'il était au courant que je n'avais jamais travaillé dans ce secteur d'activité, et que je fais pourtant de mon mieux) . Je souhaite rompre le contrat pour un CDI avec 3 mois en intérim. Puis-je rompre le CDD dans de telles conditions ? Merci de votre réponse.

16/10/2007 10:01:50 - grigou

Je trouve que l'on critique facilement les fonctionnaires ,mais on ne parle pas assez souvent du harcèlement moral que certains subissent . Sans tenir compte de sa réelle valeur professionnelle ,les supérieurs hiérarchique , voir des élus se permettent d"exercer des pressions énormes , voir des insultes a l'égard des agents qui sont dans leurs "collimateurs".Si ses actions ne suffisent pas , ces agents sont sanctionnés , déplacés ,privés d'avancement ,de primes. Et dans les petites collectivités , il n'y a pas de syndicat , donc pour se défendre ,l'employé doit porter l'affaire devants le tribunal administratif (donc environ 3 ans de délais , avant que le cas ne soit examiné)

12/10/2007 06:38:06 - Anne

urgent, best seller et pas pour rien : http://www.travailleravecdescons.com amicalement, Tonvoisin Debureau (l'auteur) est en tran de mettre une grande claque à tous les cons et connes spécialisés dans la connerie au bureau, un régal !!!! jeremy et chrystelle lisez d'urgence, cela va vous booster le moral !!!

09/10/2007 13:30:17 - LIM-CHAP JEREMY

je suis en contrat de professionalisation dans un supermarché, donc je fait 27h/semaine contrairement aux titulaires qui en fon 36. je travaille dans le rayon liquide (un rayon qui s'epuise très rapidement) dans ce rayon il n'y a pas de titulaire alors que je suis censé etre "assistant chef de rayon), un nouveau directeur vient d'arriver et n'arrete pas de me reprocher mon travail, il dit que je glande, alors que je bosse serieusement mais lui il attends de moi le meme travail qu'un 36h!!!!, il se moque de moi (mon ecriture "patte de mouche") et me denigre constament. est-ce un cas de harcelement moral? sachant que je ne me sens pas bien et je m'implique moins dans mon travail puisqu'il est critiquer constement de plus, cela pourrai me faire echoué a mon examen final qui est dans 3 mois merci

08/10/2007 10:25:52 - chrystelle

je travaille dans une grande surface et mes collègues et moi subissons de fortes préssion morales,je me demande jusqu'à qu'elle point on n'a le droit de se permet d'insulté et d'umilier son personnel.j'ais des collègues qui font des dépressions ,je pars tous les matins avec une boule à l'estomac sachant que à tout moment dans la jounée le patron derraille et hurle sur une des filles.que peut on faire,qu'elle recourt avons nous?

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