
Tant mieux pour les conducteurs ! Les constructeurs rivalisent d'innovations techniques sur leurs modèles de 4 x 4, berlines moyennes et compactes. Le point sur les dernières créations de Land Rover, Mercedes et Volvo.
C’est dur, la vie d’aristocrate. Comment préserver son statut quand le vulgum pecus peut s’offrir des équipements jusque-là réservés à la classe supérieure ? Prenez le cas du Range Rover. Mythique depuis bientôt quarante ans, dans cette catégorie des 4 ´ 4 de luxe qu’il a inventée, il voyait de toutes parts monter des concurrents moins prestigieux équipés de motorisations diesel plus performantes que le 6 cylindres qu’il partage avec son petit frère Discovery. Shocking ! Après quelques années à faire contre mauvaise fortune bon coeur, Land Rover a réagi de la seule manière qui convienne à une haute lignée : en progressant encore. Les fanatiques de Range - qui n’osent pas pousser l’extravagance jusqu’aux motorisations essence (surtout à compresseur) - peuvent désormais goûter aux délices d’un V8 turbodiesel de 271 chevaux. Leur machine préférée s’en trouve magnifiée : puissance délivrée en souplesse ou avec vigueur, souffle inépuisable, et un bruit pas trop typé diesel, mais évoquant presque les V8 d’antan...

A partir de 65 200 euros
Note : 18/20
Agrément conduite : *****
Sécurité : *****
Confort/équipement : *****
Budget : ***
Confortablement énergique en version Sport, luxueusement cosy en version Classic (à partir de 73 800 euros) - plus que jamais l’équivalent d’une Bentley en SUV (Sport Utility Vehicle) -, le monument anglais retrouve sa place favorite : au-dessus de la mêlée.
La quatrième génération du modèle le plus vendu de Mercedes est bien décidée à en découdre avec ses rivales - BMW série 3, Audi A4, Lexus et autres Jaguar. Avec, pour la première fois, deux faces avant bien distinctes : l’une, en finition Classic et Elegance avec l’étoile traditionnelle sur le capot ; l’autre, en finition Avantgarde avec le sigle à trois branches au centre de la calandre pour une allure plus sportive. Quatre motorisations essence - deux turbo (C180, C200), deux 6 cylindres (C280, C350) - et trois turbodiesel - C200, 220 et 320CDI (6 cyl.) - offrent un large choix avec un prix d’attaque à moins de 30 000 euros.

A partir de 29 900 euros
Note : 19/20
Agrément conduite : *****
Sécurité : *****
Confort/équipement : *****
Budget : ****
Les adeptes de la marque retrouveront avec plaisir les qualités qui font sa renommée : confort, souplesse, motricité (nouvel amortissement adaptatif en série et suspension pilotée en option). Mais aussi ses rares défauts : habitacle exigu, ergonomie des commodos discutable - la manette du cruise control se confond avec celle des clignotants. Gênant !
Si la Mini est un peu petite pour vous, si l’Audi A3 ou la BMW Série 1 vous semblent banales, ne cherchez plus. Volvo passe à l’offensive avec la C30, nouvelle routière compacte, smart et ludique. Une silhouette à mi-chemin du coupé et du break de chasse, référence au P 1800 qui a tant fait pour la légende Volvo. Un habitacle design, parfait pour rouler à deux, avec deux jeunes enfants. Point noir : le coffre, exigu et protégé par un cache-bagages souple aussi peu valorisant qu’ergonomique.

A partir de 21 500 euros
Note : 16/20
Agrément conduite : ****
Sécurité : *****
Confort/équipement : ***
Budget : ****
Au volant, le 5 cylindres turbo T5 essence de 225 chevaux (à partir de 31 950 euros) et son homologue à gazole D5 de 185 chevaux (à partir de 27 200 euros), associés à une boîte automatique séquentielle, sont aussi vigoureux l’un que l’autre. Même si la lenteur de la boîte Geartronic ne rend pas justice au tempérament sportif du T5. Cette suédoise a les moyens de ses ambitions. Il lui reste à devenir une voiture à la mode. Ce qui est toujours plus difficile que de bien rouler...
