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La 607 V6 HDi, voiture de PDG de l'année 2005

 

Les points faibles des autres modèles

Direction, suspension, freinage : certains défauts de maîtrise, et parfois un manque de stabilité.

Arnaud Le Gal | LEntreprise.com | Mis en ligne le 15/12/2005
 
 

Les autres nouveautés de notre sélection ont eu quelques difficultés à convaincre nos dirigeants. La Lexus GS 300 a surpris par ses performances (« Une bombe énergétique », s'exclamait Philippe Robardey). Moins par sa sensibilité aux inégalités de revêtement, si typiques des routes françaises. Eric Vigouroux, PDG mais aussi pilote de course (plusieurs Paris-Dakar à son actif), analysait en expert : « La suspension est mal maîtrisée en détente, d'où des pertes de motricité sur chaussée bosselée, et, en cas de freinage violent, elle a tendance à louvoyer. » Le manque de stabilité, mais cette fois sous le signe de la lourdeur : c'est le point noir du Mercedes ML. Certes, par rapport à la précédente génération, si pataude, c'est « infiniment mieux ». Mais on est loin du top-niveau des 4 ~ 4 routiers, avec, de plus, une commande de boîte automatique peu ergonomique. Un SUV (Sport Utility Vehicle) aussi agréable qu'une (grosse) berline : voilà en revanche la qualité première du Volkswagen Touareg. Mais, malgré l'arrivée du remarquable V6 TDi en guise de motorisation diesel « d'attaque », le grand costaud de VW semble s'être banalisé aux yeux de nos PDG. Celle qui aurait dû les faire craquer, c'était l'Alfa 159, avec sa gueule d'amour, son prix ultra-compétitif et le cocktail détonant d'une mécanique de 200 chevaux sur la caisse la plus légère de notre plateau. Mais le charme a fait long feu. Direction, suspension, freinage : la vivacité italienne confine à la fantaisie. Trop, pour des essayeurs davantage habitués à des autos « Pullman ». Ils ont été beaucoup plus convaincus par le tempérament de la Jaguar XJ diesel, grande dame au poids plume grâce à l'aluminium. « Belle », « efficace », « remarquablement confortable » : le concert de louanges autour de la XJ s'est interrompu à cause de son prix. Et plus encore à cause de son aura aristocratique, difficile à assumer pour des patrons français pas toujours regardés avec bienveillance. « Tu n'iras jamais au travail, chez un client, devant tes salariés, au volant d'une XJ, confessait Philippe Robardey. C'est un symbole d'art de vivre... mais à savourer le week-end, pas comme voiture de société. »

 
 
 
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